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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 10 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels stables en France et de la situation irrégulière du requérant. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour ont été jugées légales et proportionnées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'ordre de reversement et l'avis des sommes à payer émis le 8 décembre 2022 par l'Office français de la biodiversité (OFB), qui réclamaient à M. B, un agent public, le remboursement d'un trop-perçu de rémunération de 6 799,43 euros. La solution retenue est fondée sur la prescription de la créance, en application de l'article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et de l'article L. 711-6 du code général de la fonction publique. Le tribunal a jugé que le délai de répétition de deux ans, courant à compter du premier jour du mois suivant le versement erroné, était expiré au 1er janvier 2021 pour les derniers salaires perçus en décembre 2018, rendant la créance irrécouvrable. En conséquence, M. B a été déchargé du paiement de cette somme.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, agente hospitalière, qui contestait le refus du service des pensions et des risques professionnels (SPRP) du ministère des armées de reconnaître un lien entre ses arrêts de travail postérieurs au 19 janvier 2022 et son accident de service de 2014. Les conclusions dirigées contre la décision initiale du 7 juin 2022 ont été jugées irrecevables car tardives, la requête ayant été déposée après l'expiration du délai de recours de deux mois. Concernant la décision du 21 novembre 2022 rejetant son recours gracieux, les moyens soulevés ont été écartés comme inopérants ou non fondés, notamment celui tiré d'une erreur d'appréciation, le tribunal estimant que l'existence d'un second rapport médical postérieur ne suffisait pas à établir l'illégalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 8 juillet 2022 du maire de Locquirec ne s'opposant pas à une déclaration préalable de division en vue de construire. Le tribunal a jugé que le projet, situé en espace proche du rivage, ne constituait pas une extension de l'urbanisation au sens de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme, car il s'inscrivait dans un espace déjà urbanisé sans en modifier significativement les caractéristiques. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de cet article a été écarté, et les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté du préfet du Morbihan lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 613-1 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 26 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a considéré que l'entrée récente en France de Mme A et l'absence d'éléments probants sur sa vie privée et familiale ne justifiaient pas l'annulation de la mesure. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté et la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, en estimant que l'entretien individuel avait été mené conformément aux exigences réglementaires. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Synerbat 22 contestant un titre de recette de 21 899,88 euros émis par la commune de Lannion pour une participation aux équipements publics exceptionnels (PEPE). Le tribunal a jugé que les travaux de renforcement de voirie et d'extension du réseau électrique, rendus nécessaires par le changement de destination du bâtiment en dépôt artisanal, constituaient bien des équipements publics exceptionnels au sens de l'article L. 332-8 du code de l'urbanisme. La société n'a pas démontré que le montant de la participation était disproportionné ou que certains travaux n'étaient pas justifiés. La demande de la société au titre des frais de justice a été rejetée et celle de la commune partiellement admise.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété et trouble dans les conditions d'existence, en raison de son exposition à l'amiante durant sa carrière au sein de la Marine nationale. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret du 17 août 1977, sur une période de 10 ans et 2 mois. Il a jugé que M. B était fondé à obtenir réparation de son préjudice d'anxiété, sans toutefois préciser le montant alloué dans cet extrait. La solution retenue engage la responsabilité de l'État employeur pour carence fautive dans la protection contre l'amiante.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du directeur du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d’agent de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée, valable jusqu’en 2028. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision implicite du ministre des armées rejetant la demande de M. A, ancien agent non titulaire, pour le bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) prévue par le décret n°2006-418. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté, l'accusé de réception ne comportant pas les mentions obligatoires sur les voies et délais de recours. Sur le fond, il a jugé que le ministre a commis une erreur de droit en conditionnant l'octroi de l'allocation à la qualité d'agent en activité, alors que le décret applicable ne l'exige pas. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 112-3, R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration et le décret n°2006-418.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et avait été prise par une autorité compétente. Il a estimé que M. A n'établissait pas sa vulnérabilité, condition nécessaire au rétablissement des conditions matérielles d'accueil en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Retrait d’agrément d’assistante familiale – Tribunal administratif de Rennes – Référé suspension (art. L. 521-1 CJA). La requérante conteste la décision du président du conseil départemental du Morbihan du 12 novembre 2024 lui retirant son agrément. Le juge des référés examine la condition d’urgence, que la requérante justifie par la perte de toute activité professionnelle et des difficultés financières, et le doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de la motivation, de la régularité de la procédure (communication du dossier, droits de la défense) et de l’erreur d’appréciation au vu des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais le tribunal statue sur la demande de suspension.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire de La Poste, qui contestait la décision du 31 mars 2023 la déclarant guérie de sa maladie professionnelle (syndrome canalaire ulnaire bilatéral) sans taux d'incapacité permanente partielle (IPP). La requérante soutenait que la décision était injustifiée en raison de symptômes persistants. Le tribunal a jugé que la société La Poste n'avait commis aucune erreur d'appréciation, en se fondant sur les conclusions du médecin expert et en écartant un électromyogramme postérieur à la décision contestée. La décision s'appuie sur la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n°2006-418 du 7 avril 2006 relatifs à l'allocation temporaire d'invalidité. Les conclusions de La Poste au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'éloignement de M. B, ressortissant marocain, vers le Maroc. Le juge a constaté que l'éloignement était dépourvu de base légale, car l'obligation de quitter le territoire français de 2022 avait été abrogée par celle de 2024, elle-même annulée par un jugement du 27 décembre 2024. Cette absence de base légale constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, justifiant la suspension de la mesure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet des Côtes d'Armor du 8 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur une appréciation complète de sa situation personnelle, notamment son concubinage récent avec un ressortissant français. Le tribunal a également estimé que la décision de refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-10) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados fixant le Soudan comme pays de destination en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, sans qu'il soit nécessaire de prendre en compte la demande d'asile postérieure de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français et d’annulation de l’assignation à résidence de M. C, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que les conclusions aux fins de suspension étaient irrecevables, l’assignation à résidence ne constituant pas une nouvelle décision d’éloignement. Sur le fond, il a considéré que l’arrêté d’assignation à résidence était légal, le requérant n’établissant pas de changement de circonstances (notamment son mariage récent) qui ferait obstacle à l’exécution de l’obligation de quitter le territoire. La décision s’appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les demandes de la SAS Even Lait Industrie visant à obtenir la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties et de sa cotisation foncière des entreprises pour 2020, concernant son site industriel de Ploudaniel. L'administration a partiellement admis le bien-fondé des arguments de la société à hauteur de 4 879 euros en base, tout en sollicitant une compensation avec une insuffisance de taxation de 69 864 euros. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, notamment en ce qui concerne l'exonération des systèmes de sprinklage et d'autres immobilisations, en application des articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Les Joncs du Roch contestant des rappels de TVA. La société exploitait un camping qui avait perdu son classement trois étoiles, ce qui l'a privée du bénéfice du taux réduit de TVA prévu à l'article 279 a) du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la différence de traitement fiscal entre campings classés et non classés ne méconnaît pas le principe de neutralité de la TVA, car le classement, régi par le code du tourisme, constitue un critère objectif influençant le comportement du consommateur. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et des intérêts de retard.