20 628 décisions disponibles — page 329/1032
Le Tribunal administratif de Rennes a donné acte du désistement de M. B, qui se désistait de ses conclusions en annulation et injonction après la délivrance du titre de séjour sollicité le 17 décembre 2024. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B, ressortissant congolais, contre le refus du préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer une carte de résident de longue durée-UE. Le requérant contestait la décision préfectorale du 27 avril 2023, en soutenant que sa condamnation pour conduite sans permis et sans assurance ne constituait pas une menace pour l'ordre public et qu'il remplissait les conditions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. B représentait une menace pour l'ordre public, justifiant ainsi le refus de délivrance de la carte de résident sur le fondement de l'article L. 426-19 du même code.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) concerne un litige fiscal opposant la SAS Navi Ouest à l'administration au sujet de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel due pour l'année 2022 sur le navire "Clem's II". La société requérante soutenait qu'elle n'était plus propriétaire du navire, vendu en octobre 2020, et que la radiation du pavillon français n'avait pas été effectuée en raison de difficultés administratives. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 423-5, L. 423-10 et L. 423-14 du code des impositions sur les biens et services, ainsi que sur les articles L. 5114-1 et suivants du code des transports. Il a considéré que la cession du navire n'était pas opposable à l'administration fiscale, faute d'avoir été inscrite sur la fiche matricule du navire, et que le bateau battant toujours pavillon français au 1er janvier 2022, la taxe était légalement due.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la SAS Kolibri Hospitality, une société holding, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires pour les années 2018 à 2020. La société soutenait que la taxe devait être calculée par secteur d'activité distinct et que la rémunération de sa directrice générale relevait entièrement de secteurs passibles de TVA. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas démontré l'existence de secteurs d'activité distincts au sens de la loi fiscale, et que la directrice générale exerçait des fonctions de direction générale impliquant une participation à l'ensemble de l'activité, y compris le secteur financier non soumis à TVA. En conséquence, l'administration avait à bon droit appliqué le rapport d'assujettissement global pour le calcul de la taxe sur les salaires, sur le fondement de l'article 231 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B contestant le permis de construire délivré par le maire de Tréflez pour l'extension d'une maison et la création d'une piscine. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, qui prohibe l'urbanisation isolée dans les communes littorales. Le tribunal a jugé que l'extension projetée, limitée en proportion par rapport à la construction existante, ne constituait pas une extension prohibée de l'urbanisation. Par conséquent, la requête a été rejetée, confirmant la légalité du permis de construire et de la décision de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B contestant un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 604 euros pour la période de septembre à décembre 2021. Le juge a rappelé que, selon les articles L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, les ressources du conjoint et des personnes vivant habituellement au foyer doivent être prises en compte. En l'espèce, il a constaté que la compagne de M. B résidait avec lui depuis septembre 2021, ce qui justifiait la récupération de l'indu. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A contestant le refus du département du Finistère de réviser ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que le département avait légalement subordonné le versement du RSA à la condition que M. A fasse valoir ses droits à l'allocation spécifique de solidarité, conformément aux articles L. 262-10 et R. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de justification de cette démarche, la décision de refus a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 466,03 euros pour la période d'avril 2021 à mai 2022. Le requérant n'a pas fourni les justificatifs demandés par la CAF, notamment le mémento fiscal de son entreprise, malgré une mise en demeure. Le tribunal a considéré que le département du Finistère était fondé à récupérer cet indu, en application des articles L. 262-46 et R. 262-35 du code de l'action sociale et des familles. La demande de rétablissement des droits au RSA a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui contestait le refus du préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a estimé que les séquelles du cancer de M. D ne constituaient pas des circonstances nouvelles au sens de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant ainsi l'opposition de la tardiveté de sa demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. E concernant des indus d’aide exceptionnelle de fin d’année (2020 et 2021) et de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l’absence d’information sur le traitement algorithmique, le défaut de contradictoire, et la prescription de l’action en recouvrement, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi les décisions de la CAF du Morbihan et du département du Morbihan. Les textes appliqués incluent les articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que l’article R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le refus de la CDAPH d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que la requérante ne remplissait pas les conditions fixées par le code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1) et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes a joint deux requêtes de M. A B concernant un indu d'allocation de logement sociale (ALS). La première requête contestait une contrainte de 2 546 euros, ramenée à 768 euros après compensation par la CAF du Morbihan pour un nouveau logement. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette opposition, la dette ayant été réduite. La seconde requête, relative à l'absence de mise en œuvre d'un échéancier de recouvrement de 57 euros par mois, a été rejetée, le recouvrement relevant désormais de la CAF des Côtes-d'Armor. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association La Cavalcade de Scaër, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui reconnaître la possibilité de délivrer des reçus fiscaux pour les dons reçus. L'association soutenait que son activité principale, l'organisation d'un défilé culturel et traditionnel, relevait du champ culturel au sens des articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'activité de l'association, bien que présentant un caractère festif et associant des artistes, ne constituait pas une activité culturelle éligible au régime du mécénat, car elle ne participait pas directement à la création, la diffusion ou la protection d'œuvres culturelles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du collège territorial de second examen du Centre-Ouest.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. Capitaine, qui contestait le refus implicite du maire de Ploemeur d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme (PLU) pour reclasser sa parcelle en zone urbaine. Le juge a estimé que le classement en zone agricole et en zone naturelle humide n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des caractéristiques du terrain et de son environnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration, notamment l'article L. 243-2.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A et M. D, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation d'un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable pour une extension de maison à Douarnenez. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir et que leur recours n'était pas tardif. Sur le fond, il a estimé que l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France était régulier, que le dossier de déclaration préalable était complet et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles UH 7 et UH 11 du PLU ainsi que de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme C et Mme F d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire de Langonnet (2021 et 2023) portant non-opposition à des déclarations de travaux pour la pose d’un bardage PVC sur une maison située à proximité de la fontaine de la Trinité, monument protégé. Le tribunal a annulé l’arrêté du 8 mars 2021 pour méconnaissance de l’article R. 425-1 du code de l’urbanisme, faute de transmission préalable du dossier à l’architecte des Bâtiments de France, et a également annulé l’arrêté modificatif du 21 juillet 2023, estimant que l’avis défavorable de l’architecte des Bâtiments de France n’avait pas été respecté. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 425-1 du code de l’urbanisme et L. 621-30 du code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 mai 2022 déclarant d’utilité publique et cessibles des biens immeubles pour le compte de la commune de Douarnenez. En cours d’instance, le préfet du Finistère a abrogé l’arrêté contesté, ce qui a conduit Mme A à se désister de ses conclusions à fin d’annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a en outre condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet du Finistère du 28 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (absence de vie familiale établie avec sa fille française) et d'illégalité de l'assignation à résidence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la délégation de signature régulièrement accordée à la signataire des actes.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 12 décembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. B A, ressortissant soudanais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour fraude. La juridiction a jugé que la notification de cette décision, effectuée sans interprète alors que l'intéressé ne parle ni ne comprend le français, méconnaît l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'OFII n'apportait pas la preuve de la fraude alléguée, entachant sa décision d'une erreur de fait. En conséquence, l'annulation a été prononcée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 6 mai 2024. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire de trente jours, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.