20 628 décisions disponibles — page 378/1032
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes concerne une demande d'expulsion d’un logement de fonction formée par l’École nationale de voile et des sports nautiques (ENVSN) à l’encontre de M. C, ancien agent occupant les lieux sans titre depuis la fin de son détachement. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête au motif que la condition d’urgence n’était pas établie, l’ENVSN n’ayant pas démontré de nécessité immédiate de libérer le logement. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé mesures utiles.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La requête a été jugée manifestement irrecevable car la demande de titre avait été envoyée par voie postale sans y être autorisée, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation de vice-président contentieux sociaux, a été saisi par M. A pour contester trois décisions implicites de la CAF du Morbihan confirmant des créances d’un montant total de 11 401,96 euros (prestations familiales, allocation de logement familiale et prime d’activité). Le tribunal a d’abord constaté son incompétence pour connaître de la créance de prestations familiales (8 460,45 euros), relevant du contentieux de la sécurité sociale, et a transmis cette partie du litige au tribunal judiciaire de Vannes. Pour le surplus, concernant les créances d’allocation de logement familiale et de prime d’activité, le tribunal a relevé que la CAF, bien que mise en demeure, n’a pas produit de mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par le requérant. Sur le fond, le tribunal a examiné le moyen unique tiré de ce que les enfants seraient à la charge de M. A, mais l’a écarté comme infondé, les pièces du dossier établissant le bien-fondé des indus. La requête a donc été rejetée. Cette décision s’appuie sur les articles L. 511-1
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A contestant la décision du président du conseil départemental d'Ille-et-Vilaine du 9 décembre 2022, qui déclarait irrecevable son recours contre un avis de sommes à payer pour un indu de RSA de 6 510,14 euros. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car M. A, qui invoquait une usurpation d'identité sans produire de preuves, n'a pas fourni d'argumentation ou de pièces justificatives malgré une invitation à régulariser, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de motivation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté du préfet des Côtes-d'Armor lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu de M. C n'avait pas été méconnu de manière déterminante et que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet du Finistère l’assignant à résidence. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, en se fondant sur les articles L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il estime que l’arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen complet de la situation de l’intéressé. La demande d’annulation est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B C contestant la décision du président du conseil départemental du Finistère du 16 novembre 2022 confirmant une créance de revenu de solidarité active (RSA) de 10 911,60 euros pour la période de septembre 2020 à mai 2022. Le tribunal a jugé que la décision initiale de l’indu avait été régulièrement notifiée et que la requérante ne démontrait pas l’absence de concubinage avec M. A, élément justifiant le recalcul de ses droits. Il a également estimé que la lettre du 31 août 2022 relative à une procédure de sanction ne constituait pas une décision faisant grief. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, conformément aux articles L. 732-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'état de santé de M. B ne faisait pas obstacle à son éloignement et que les modalités de l'assignation n'étaient pas disproportionnées. La demande d'annulation a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait son transfert en Espagne et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait respecté les obligations d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 et que les conditions de l'entretien individuel étaient conformes à l'article 5 du même règlement. Il a également écarté le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement, faute de preuves de défaillances systémiques en Espagne. En conséquence, la légalité de l'assignation à résidence n'étant pas contestée indépendamment, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de deux ressortissants contestant les arrêtés préfectoraux ordonnant leur transfert en Espagne et leur assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, la méconnaissance des règlements européens "Dublin III" (n° 604/2013) et "Eurodac" (n° 603/2013), ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi les décisions du préfet d'Ille-et-Vilaine. Les requêtes ont été jointes et les requérants ont été admis au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de Mme D, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral d’interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal estime que le droit d’être entendu n’a pas été méconnu de manière déterminante et que les décisions ne portent pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. L’assignation à résidence est jugée suffisamment motivée au regard des articles L. 732-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Aucune erreur manifeste d’appréciation n’est retenue.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la CAF du Morbihan de ne lui accorder qu’une remise partielle d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 318,76 euros. La requérante sollicitait une remise gracieuse totale de sa dette, invoquant sa bonne foi et sa situation financière difficile. Le tribunal a estimé que Mme B n’établissait pas, à la date du jugement, être dans l’incapacité de rembourser le solde restant, faute de justificatifs suffisants de ses ressources et charges, et a donc rejeté sa demande. La décision s’appuie sur l’article L.262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionne la remise d’un indu à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A contestant la décision implicite de la CAF des Côtes-d'Armor confirmant un indu de prime d'activité de 2 103,40 euros pour la période de mars 2021 à juin 2022, en tant qu'elle portait sur mars à juillet 2021. Mme A soutenait que l'indu pour cette période n'était pas fondé car elle n'était pas en concubinage avant le 31 juillet 2021. Le tribunal a jugé que l'indu pour cette période résultait non de la situation de concubinage, mais de la rectification de ses revenus déclarés, et qu'elle n'apportait pas la preuve que le calcul basé sur ses véritables ressources était erroné. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 842-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. B, qui contestait un avis de sommes à payer émis par le département du Morbihan pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 774,58 euros. Le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas la condition de résidence stable et effective en France, exigée par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, en raison de ses absences prolongées à l'étranger. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé de l'indu.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 1 433 euros, résultant d'une déclaration erronée de frais réels pour 2021. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, car M. A n'avait pas déclaré de frais réels aux services fiscaux, contrairement à ce qu'il avait indiqué à la CAF. La demande subsidiaire de remise de dette a également été rejetée, la CAF ayant accordé une remise partielle de 1 074,75 euros. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par l'association Centre européen d'entreprise et d'innovation Bretagne compétitivité d'une demande de décharge de la taxe d'habitation qui lui a été assignée au titre de l'année 2023. En cours d'instance, l'administration a prononcé un dégrèvement total des droits et pénalités en litige, rendant sans objet les conclusions à fin de décharge. Par ordonnance du 13 novembre 2024, le président de la 2ème chambre a constaté ce non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné l'État à verser 1 000 euros à l'association au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. A B d’une requête en décharge de la taxe d’habitation mise à sa charge au titre de 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total des sommes en litige. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contestant le rejet implicite de son opposition à une mise en demeure de payer la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel. Le requérant invoquait le bénéfice du "taux corse" pour son navire, ce qui remettait en cause le bien-fondé de la créance. Or, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, une contestation relative au recouvrement ne peut porter sur le bien-fondé de la créance. Le moyen étant irrecevable, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme C contestant le refus de la CAF des Côtes-d'Armor de lui accorder l'aide personnelle au logement pour octobre à décembre 2021. La solution retenue est le rejet, car la demande formelle de l’intéressée, déposée le 28 décembre 2021, ne permet l’ouverture des droits qu’à compter du 1er décembre 2021, conformément à l’article R. 823-10 du code de la construction et de l’habitation. La simple déclaration de changement d’adresse en juillet 2021 ne vaut pas demande d’aide au logement.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du président du conseil départemental d'Ille-et-Vilaine confirmant une créance d'allocation personnalisée d'autonomie (APA) de 1 144,34 euros pour la période de décembre 2020 à novembre 2022. La requérante n'a produit qu'une seule facture pour la période d'août 2021, laquelle ne respectait pas les mentions obligatoires prévues par l'article D. 7233-1 du code du travail, notamment l'absence de numéro d'agrément et de décompte précis du temps passé. En conséquence, faute de justificatifs conformes aux exigences légales, le tribunal a estimé que la créance était fondée et a rejeté la demande d'annulation.