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Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'article 3 de l'arrêté du 28 avril 2025 par lequel le ministre de l'intérieur avait mis fin à la scolarité de M. E... à l'école nationale de police de Saint-Malo pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation, car le diabète insulino-dépendant du requérant, bien traité et équilibré, ne constituait pas un obstacle rédhibitoire à l'exercice des fonctions de gardien de la paix, et que l'administration n'avait pas procédé à un examen concret de sa situation médicale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 25 novembre 2022 relatif aux conditions de santé des fonctionnaires actifs de la police nationale.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 16 juillet 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a obligé M. A..., ressortissant afghan, à quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. La décision est annulée pour défaut d'examen, le préfet n'ayant pas analysé les éléments produits par le requérant postérieurement au rejet de sa demande d'asile, notamment le décès de son frère par les talibans, susceptibles d'établir des risques en cas de retour en Afghanistan au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 24 septembre 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante soutenait notamment une incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le renouvellement du titre étudiant, Mme C... ne justifiant pas du sérieux de ses études en raison d'un absentéisme important et de l'absence de validation d'année universitaire, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans annulation ni injonction.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet d’Ille-et-Vilaine refusait un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a relevé que le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour pour avis, alors que M. A... B... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette omission a été jugée comme ayant privé l'intéressé d'une garantie et susceptible d'avoir influencé la décision. En conséquence, l'arrêté a été annulé dans son ensemble, incluant l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B... et de Mme A... contre les arrêtés du préfet des Côtes-d’Armor du 30 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment le défaut d’examen de leur situation, la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et l’erreur manifeste d’appréciation concernant leur vulnérabilité en cas de retour. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, jugeant que le préfet n’avait pas procédé à un examen suffisamment individualisé de la situation des intéressés, en particulier au regard de la scolarisation de leur enfant et des risques encourus dans leur pays d’origine. Cette solution s’appuie sur les articles L. 435-1 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 11 juin 2025 modifiant la déclaration de cessibilité des terrains nécessaires au projet de mise en 2x2 voies de la RD 769 à Caudan. Les requérants invoquaient plusieurs moyens (incompétence du signataire, incomplétude du dossier d’enquête publique, illégalité de la déclaration d’utilité publique, etc.), mais aucun n’a été jugé, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Le juge a notamment relevé que le signataire bénéficiait d’une délégation régulière et que les autres moyens étaient insuffisamment précis ou non fondés. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, dont les conditions cumulatives (urgence et doute sérieux) n’étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur la contestation de M. B... relative à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2024. L'administration a partiellement fait droit à sa demande en réduisant la surface imposable du local de 99 à 68 m², accordant un dégrèvement de 385 euros, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur cette partie. Le surplus de la requête a été rejeté, les moyens soulevés étant jugés inopérants (contestation d'un commandement de payer relevant du recouvrement, demande de dégrèvement pour d'autres années) ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et le code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête en référé suspension de M. B... visant à suspendre la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine classant sa demande d'acquisition de la nationalité française pour dossier incomplet. La requête a été jugée irrecevable car M. B... n'avait pas, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, présenté une requête distincte en annulation de la décision contestée. De plus, le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, M. B... pouvant déposer un nouveau dossier complet. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’une amende pénale (contravention de 5ème classe). Le juge a estimé que le litige, portant sur une créance de nature pénale, relevait de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire et non de l’ordre administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société L'épicerie d'Italie visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 9 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour un mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la société n'ayant pas démontré que la fermeture, bien qu'entraînant des pertes financières, compromettait de manière suffisamment grave et immédiate la continuité de son exploitation ou ses libertés fondamentales. La décision a été prise en application de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, à la suite d'un accident lié à la vente d'engins pyrotechniques.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la contestation par une agente du centre hospitalier Bretagne Atlantique de la décision de non-imputabilité au service de ses arrêts de travail. La requérante invoque l'urgence en raison de la perte de son plein traitement et d'un risque de remboursement d'un trop-perçu, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour vice de procédure et méconnaissance des articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique. Le juge des référés rappelle les conditions de l'urgence et du doute sérieux nécessaires à la suspension demandée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est susceptible d'être une ordonnance de rejet ou de suspension selon l'appréciation des conditions légales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D..., capitaine de navires de pêche aux algues, qui contestait le refus du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de Bretagne de lui délivrer une licence pour la zone de pêche n°5 (Île de Molène) pour la campagne 2022. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation, l’absence de base légale, la méconnaissance de l’autorité de la chose jugée, et l’illégalité de la délibération du 31 août 2018 et de l’arrêté préfectoral du 16 novembre 2018. Il a jugé que la délibération contestée ne créait pas un régime d’autorisation mais fixait les conditions d’exercice de la pêche, et a estimé que les moyens n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d’annulation, d’injonction ou de frais de justice, en application des dispositions du code rural et de la pêche maritime et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A..., fonctionnaire de la police nationale, pour contester le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest de lui accorder une mise en disponibilité pour convenances personnelles et une autorisation de cumul d'activités, en vue d'exercer des fonctions de direction de la sûreté au sein du FC Nantes. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient devenues sans objet, l'administration ayant ultérieurement accordé la disponibilité sollicitée et retiré le refus d'autorisation de cumul. Il a également écarté les moyens d'incompétence, de vice de forme et de défaut de motivation, et a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le projet professionnel de M. A... présentait un risque de prise illégale d'intérêts, justifiant le refus initial. Les textes appliqués incluent les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que les articles L. 124-4, L. 511-1, L. 551-3 et L. 514-1 du
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCEA A... contestant le refus d'autorisation d'exploiter des parcelles agricoles et l'autorisation accordée au GAEC Normande Espace. La juridiction a jugé que le GAEC avait un intérêt à agir en défense et que la décision ministérielle de rejet du recours hiérarchique était suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime, estimant que le préfet n'avait pas commis de détournement de pouvoir. En conséquence, les conclusions de la SCEA ont été rejetées et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros au GAEC au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant des retraits de points pour des infractions routières commises entre 2016 et 2019. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait, jugeant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. Il a également rejeté le moyen relatif au défaut d'information préalable, en se fondant sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations requises pour les infractions en cause.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 6 avril 2023 par laquelle le préfet d’Ille-et-Vilaine refusait un titre de séjour à M. B... A..., ressortissant comorien. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, car elle se bornait à indiquer que les conditions d’obtention n’étaient pas remplies sans préciser les motifs de droit et de fait. En conséquence, l’annulation a été prononcée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l’erreur de droit dans l’application de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par la société SNCF Réseau d’une demande d’expulsion de M. B..., occupant sans droit ni titre depuis la résiliation de sa convention d’occupation du domaine public ferroviaire. Constatant que M. B... s’est maintenu sur la parcelle après l’échéance du titre et n’a pas respecté la mise en demeure, le tribunal fait droit à la demande sur le fondement de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Il ordonne à M. B... de libérer les lieux et de procéder à la remise en état du terrain, sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé un délai de deux mois. La demande de réalisation d’un diagnostic environnemental est également accordée, conformément aux stipulations contractuelles.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 1er septembre 2025 par lequel le préfet du Morbihan a refusé un titre de séjour à M. D..., ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La décision est annulée car le préfet a commis une erreur de droit en instruisant la demande sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. D... relève exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. D... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la société RTE pour obtenir l'autorisation de pénétrer sur des parcelles agricoles afin de procéder à des travaux d'élagage urgents. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu du risque d'amorçage électrique et d'interruption de l'alimentation pour des milliers d'usagers, et a estimé que la mesure était utile. Il a ainsi enjoint à l'EARL Les 2 Rives de laisser la société RTE accéder aux parcelles pour réaliser les travaux d'élagage nécessaires à la sécurisation des lignes électriques, en application du code de l'énergie et de l'arrêté du 17 mai 2001.