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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait au président du conseil départemental du Finistère de reconsidérer une décision relative à son activité d'assistante maternelle. Le juge a estimé que ces conclusions, de nature gracieuse, relevaient de l'autorité administrative et non du juge administratif, qui ne peut se substituer à l'administration. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 4°, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension présentée par M. B... contre le refus du préfet du Morbihan de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le juge des référés estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis 2021, ne s'est marié que le 12 novembre 2024 et n'apporte pas de justifications suffisantes sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., détenu, qui contestait le refus du directeur du centre pénitentiaire de lui remettre en cellule son linge de lit et son oreiller personnels. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, faute pour le requérant de démontrer une nécessité médicale justifiant une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du 13 janvier 2022 du maire de Lannilis, qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de la société Escaliers Bossard pour l'installation d'un extracteur d'air. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt pour agir, rendant sa demande irrecevable. La décision s'appuie sur les règles de recevabilité du code de justice administrative et du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Pizz84 qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Plabennec du 24 avril 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'un kiosque à pizzas. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'adjoint ayant reçu une délégation régulière. Il a jugé que le projet, situé en zone UEc, méconnaissait les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) imposant une surface de vente minimale de 300 m², le kiosque ne développant que 7,4 m², et a rejeté l'exception d'illégalité du règlement. La décision s'appuie sur les articles L. 151-16 du code de l'urbanisme et le règlement du PLUi.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. et Mme B... contestant un permis de construire tacite et un permis modificatif délivrés par le maire de Ploudalmézeau pour un garage. La commune a soulevé une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants, en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rappelé que les requérants doivent démontrer que le projet est de nature à affecter directement leurs conditions de jouissance de leur bien, situé à une trentaine de mètres. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation de la recevabilité de la requête au regard de cet intérêt à agir.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS le tuktuk de la houle, qui contestait la décision du préfet de la région Bretagne lui rappelant de se conformer à la réglementation applicable aux véhicules motorisés à deux ou trois roues (VMDTR). Le tribunal a jugé que le courrier du 20 juillet 2022, émis par un agent compétent, constituait un simple rappel des obligations légales et non une décision faisant grief. Il a également estimé que la réglementation relative aux VMDTR, notamment l'article L. 3123-1 du code des transports, s'appliquait aux tricycles à moteur de type "tuktuk". Par conséquent, les moyens d'incompétence et d'erreur de droit ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet du Morbihan du 24 juillet 2023. Ce dernier avait prescrit des mesures pour remédier à l'insalubrité d'un logement à Vannes, interdit temporairement son usage d'habitation et imposé au propriétaire d'héberger l'occupant. Le tribunal a jugé inopérant l'argument selon lequel l'insalubrité résulterait du comportement du locataire. Il a estimé que les désordres constatés (humidité, moisissures, défauts d'étanchéité) étaient établis et suffisaient à caractériser une situation d'insalubrité au sens de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique, justifiant légalement les mesures préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Larmor-Plage délivrant un permis de construire valant permis de démolir à l’ASSEDECAM pour la construction d’une école maternelle et élémentaire. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’irrégularité de l’avis de l’architecte des bâtiments de France (ABF) et la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que l’avis de l’ABF était régulier et que le dossier de demande était complet. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser solidairement 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à l’ASSEDECAM au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant d'une part le refus implicite du préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour "salarié", et d'autre part l'arrêté du préfet de l'Aude lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a prononcé la jonction des deux requêtes. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet du préfet d'Ille-et-Vilaine pour défaut de motivation, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois. Concernant l'arrêté du préfet de l'Aude, le tribunal a également annulé la décision portant obligation de quitter le territoire français, faute pour le préfet d'avoir établi que M. A... ne pouvait pas bénéficier d'un titre de séjour de plein droit.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, il a estimé que l’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé, au regard de son entrée récente en France et du rejet de sa demande d’asile, en application de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 1er juillet 2024, a examiné si le préfet d’Ille-et-Vilaine avait bien procédé au réexamen de la situation de M. B... et à la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Il constate que le préfet a finalement, après plusieurs rendez-vous manqués, convoqué l’intéressé et pris un nouvel arrêté le 21 novembre 2025, statuant sur son droit au séjour. Le tribunal retient que l’injonction de réexamen a ainsi été exécutée, bien qu’avec retard, et qu’il n’y a pas lieu de prononcer une astreinte. La solution s’appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A..., bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui sollicitait des mesures urgentes pour débloquer sa demande de titre de séjour sur l’application ANEF. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors que le changement de domicile de la requérante en Haute-Savoie rendait le préfet du Morbihan incompétent pour traiter sa demande. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 424-9, L. 424-10 et R. 424-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs à la délivrance de la carte de séjour pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 8 décembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII de Rennes avait refusé à Mme B..., ressortissante angolaise demandeuse d’asile, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d’un vice de procédure substantiel, l’administration n’ayant pas établi avoir procédé à l’évaluation de la vulnérabilité de la requérante et de ses enfants mineurs, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 9 décembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait légalement se fonder sur le 3° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour sanctionner le dépôt d'une nouvelle demande d'asile après un transfert Dublin exécuté, dès lors que ce motif n'est pas prévu par les textes. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation d’accès à la formation aux métiers de la sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé l’autorisation sollicitée par une décision du 16 décembre 2025. Constatant que cette décision postérieure rendait les conclusions de la requête sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A..., aide-soignante, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur du centre hospitalier Guillaume Régnier ordonnant le remboursement de 71,23 euros de prime de service pour 2022. L’administration a retiré cette décision le 19 décembre 2024, retrait devenu définitif, et la somme n’a jamais été déduite de la paie. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Les conclusions de Mme A... au titre des frais de justice (article L. 761-1) sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A..., infirmière, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du centre hospitalier Guillaume Régnier ordonnant le remboursement de 21,46 euros de prime de service. L’établissement a soutenu que la décision attaquée avait été retirée le 19 décembre 2024 et n’avait jamais été exécutée. Le tribunal a constaté que ce retrait, devenu définitif, faisait disparaître rétroactivement la décision contestée, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Dinard prolongeant sa période d’essai. En cours d’instance, le maire a retiré cette décision le 12 mars 2025, ce qui a fait disparaître rétroactivement l’acte attaqué. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation d’entrée en formation pour le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Postérieurement à l’introduction de la requête, le CNAPS a accordé l’autorisation sollicitée et renouvelé la carte professionnelle. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.