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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contestant le rejet implicite de sa demande d'effacement du fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). Le juge a estimé que l'existence d'une décision préalable n'était pas établie, faute pour le requérant de prouver que le préfet des Yvelines avait bien reçu sa demande du 26 mai 2023, malgré un accusé de réception produit. En application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, le recours contre une décision inexistante a été déclaré irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... demandant la cessation de la diffusion d'un bulletin municipal et le retrait de mentions l'identifiant. Le juge a estimé que, bien que le bulletin contienne des allégations critiques sur les démarches d'un administré, les mentions litigieuses ne désignaient pas nommément le requérant et que les éléments fournis ne suffisaient pas à établir un préjudice grave et immédiat caractérisant l'urgence. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., détenu, qui contestait son affectation au centre pénitentiaire du Havre. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie familiale et à son projet de réinsertion à Rennes, sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision d'affectation ne constituait pas un acte administratif susceptible de recours, sauf atteinte excessive aux droits fondamentaux. En l'espèce, M. B... n'ayant apporté aucun élément probant sur l'existence de liens familiaux ou de démarches de réinsertion, l'administration n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie familiale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Pizz84 qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Plabennec du 24 avril 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'un kiosque à pizzas. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'adjoint ayant reçu une délégation régulière. Il a jugé que le projet, situé en zone UEc, méconnaissait les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) imposant une surface de vente minimale de 300 m², le kiosque ne développant que 7,4 m², et a rejeté l'exception d'illégalité du règlement. La décision s'appuie sur les articles L. 151-16 du code de l'urbanisme et le règlement du PLUi.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet du Morbihan du 24 juillet 2023. Ce dernier avait prescrit des mesures pour remédier à l'insalubrité d'un logement à Vannes, interdit temporairement son usage d'habitation et imposé au propriétaire d'héberger l'occupant. Le tribunal a jugé inopérant l'argument selon lequel l'insalubrité résulterait du comportement du locataire. Il a estimé que les désordres constatés (humidité, moisissures, défauts d'étanchéité) étaient établis et suffisaient à caractériser une situation d'insalubrité au sens de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique, justifiant légalement les mesures préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. et Mme B... contestant un permis de construire tacite et un permis modificatif délivrés par le maire de Ploudalmézeau pour un garage. La commune a soulevé une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants, en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rappelé que les requérants doivent démontrer que le projet est de nature à affecter directement leurs conditions de jouissance de leur bien, situé à une trentaine de mètres. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation de la recevabilité de la requête au regard de cet intérêt à agir.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l’Établissement Public Foncier de Bretagne d’une demande de référé-modification visant à lever la suspension de trois décisions de préemption urbaine, ordonnée le 12 décembre 2025 pour vice de compétence. Pour justifier la compétence de sa directrice générale, l’établissement a produit de nouveaux éléments attestant que les actes de délégation de pouvoir avaient été publiés sur la plateforme nationale data.gouv.fr le 10 octobre 2025 à 16h01, soit avant la signature des décisions de préemption intervenues à partir de 17h51. Le tribunal a estimé que ces justificatifs établissaient la régularité de la publication et, par conséquent, la compétence de l’auteur des actes, faisant ainsi disparaître le doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a donc fait droit à la demande et mis fin à la suspension, en application des articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A..., infirmière, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du centre hospitalier Guillaume Régnier ordonnant le remboursement de 21,46 euros de prime de service. L’établissement a soutenu que la décision attaquée avait été retirée le 19 décembre 2024 et n’avait jamais été exécutée. Le tribunal a constaté que ce retrait, devenu définitif, faisait disparaître rétroactivement la décision contestée, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... contestant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Lorient-Ploemeur. Le requérant invoquait une atteinte grave à sa liberté personnelle et à son droit à la réinsertion, notamment par la perte de sa formation au CAP électricité. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-2, n'était pas remplie, faute pour le détenu de démontrer des circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai. La décision a été prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... A... d’une requête enregistrée sous le n° 2507071. Il s’avère que cette requête constitue en réalité le recours administratif préalable obligatoire adressé au président du conseil départemental du Finistère contre un refus de carte mobilité inclusion mention « stationnement ». En conséquence, le tribunal ordonne la radiation de cette requête du registre du greffe. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Arka Sentinelle Prévention d’une demande en décharge d’un rappel de taxe sur la valeur ajoutée de 109 255 euros pour la période d’octobre 2020 à septembre 2023. La société s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 22 janvier 2026, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la rectrice de l’académie de Rennes de lui accorder un temps partiel pour l’année scolaire 2025-2026. Par un acte enregistré le 21 janvier 2026, la requérante s’est désistée de sa requête. Constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, le président de la 2ème chambre a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 janvier 2026.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension de la décision 48 SI du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. La requête est irrecevable car le requérant n'a pas introduit de requête distincte au fond en annulation, condition prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, l'urgence n'est pas établie, M. A... ne démontrant pas que la privation de son permis depuis juillet 2025 l'empêche d'exercer son activité professionnelle ou menace son emploi à très brève échéance. Le juge des référés relève que cette situation résulte du comportement réitéré du requérant en infraction au code de la route.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les consorts C... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du maire de Gouézec refusant de réaliser les travaux d'extension des réseaux, notamment d'eau potable, nécessaires à l'aménagement d'un lotissement de 19 lots autorisé par un permis d'aménager délivré le 13 avril 2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la compétence en matière d'adduction d'eau potable ayant été transférée à la communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay au 1er janvier 2020, la demande était mal dirigée contre la commune. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la répartition des compétences.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet d’Ille-et-Vilaine refusait un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a relevé que le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour pour avis, alors que M. A... B... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette omission a été jugée comme ayant privé l'intéressé d'une garantie et susceptible d'avoir influencé la décision. En conséquence, l'arrêté a été annulé dans son ensemble, incluant l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B... et de Mme A... contre les arrêtés du préfet des Côtes-d’Armor du 30 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment le défaut d’examen de leur situation, la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et l’erreur manifeste d’appréciation concernant leur vulnérabilité en cas de retour. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, jugeant que le préfet n’avait pas procédé à un examen suffisamment individualisé de la situation des intéressés, en particulier au regard de la scolarisation de leur enfant et des risques encourus dans leur pays d’origine. Cette solution s’appuie sur les articles L. 435-1 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans annulation ni injonction.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 24 septembre 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante soutenait notamment une incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le renouvellement du titre étudiant, Mme C... ne justifiant pas du sérieux de ses études en raison d'un absentéisme important et de l'absence de validation d'année universitaire, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 16 juillet 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a obligé M. A..., ressortissant afghan, à quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. La décision est annulée pour défaut d'examen, le préfet n'ayant pas analysé les éléments produits par le requérant postérieurement au rejet de sa demande d'asile, notamment le décès de son frère par les talibans, susceptibles d'établir des risques en cas de retour en Afghanistan au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'article 3 de l'arrêté du 28 avril 2025 par lequel le ministre de l'intérieur avait mis fin à la scolarité de M. E... à l'école nationale de police de Saint-Malo pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation, car le diabète insulino-dépendant du requérant, bien traité et équilibré, ne constituait pas un obstacle rédhibitoire à l'exercice des fonctions de gardien de la paix, et que l'administration n'avait pas procédé à un examen concret de sa situation médicale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 25 novembre 2022 relatif aux conditions de santé des fonctionnaires actifs de la police nationale.