20 628 décisions disponibles — page 63/1032
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme et M. B... qui demandaient la suspension d’un rapport de contrôle de leur installation d’assainissement non collectif établi par le SPANC de la communauté de communes du pays d’Iroise. Le juge a estimé que ce litige, portant sur un contrôle périodique effectué dans le cadre d’un service public industriel et commercial (SPIC), relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif. En application des articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, le contrôle n’ayant pas mis en œuvre de prérogatives de puissance publique, la demande a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de l’EPSMS Vallée du Loch, qui sollicitait la décharge de la taxe d’habitation pour les années 2021 et 2022 concernant l’ESAT Addequat. Le tribunal a jugé que l’irrégularité de la décision de rejet de la réclamation était sans incidence sur le bien-fondé de l’imposition. Il a estimé que l’ESAT, bien que géré par un établissement public social et médico-social, ne relevait pas des établissements publics d’assistance ou des catégories visées au 1° du II de l’article 1408 du code général des impôts, et ne pouvait donc bénéficier de l’exonération de taxe d’habitation. La solution s’appuie sur les articles 1407 et 1408 du code général des impôts, ainsi que sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre son arrêté de transfert au Portugal et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a estimé que les droits à l'information prévus par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 avaient été respectés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire accordée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la commune de Plougrescant d’un litige l’opposant à la société CVC 22, titulaire d’un marché de travaux portant sur l’installation de mouillages. La commune demandait la condamnation de la société pour des désordres affectant 64 bouées, constatés lors de la réception avec réserves, et invoquait la responsabilité contractuelle du constructeur. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société CVC 22 pour manquement à ses obligations contractuelles, notamment l’insuffisance des études d’exécution et des longueurs de cordage, et l’a condamnée à indemniser la commune à hauteur de 50 % du coût des travaux de reprise, soit 24 894 euros TTC, sur le fondement des principes régissant la responsabilité contractuelle dans les marchés publics. Les demandes de la commune au titre des préjudices financier et moral ont été rejetées, de même que les conclusions reconventionnelles de la société CVC 22.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté les requêtes de la société V3C Environnement contestant les titres de recettes émis par Saint-Malo Agglomération pour des pénalités de retard (43 797,60 € et 12 831 €) dans le cadre d’un marché de fourniture de caissons compacteurs. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers, notamment car signés par l’ordonnateur compétent, et que les retards de livraison n’étaient pas imputables à la collectivité. Il a également estimé que les difficultés avec le sous-traitant portugais ou le versement tardif des acomptes ne constituaient pas des circonstances exonératoires, et que le montant des pénalités n’était pas manifestement excessif. La solution s’appuie sur les stipulations du marché public et les règles de la comptabilité publique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Nextpharma d'une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022, concernant son site de Ploërmel. La société soutenait que diverses immobilisations, notamment des salles blanches, des systèmes de traitement d'air et des cloisons spécifiques, devaient bénéficier de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts, réservée aux biens spécifiquement adaptés à une activité industrielle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'apportait pas la preuve que ces immobilisations étaient, par leur nature et leur agencement, indispensables et spécifiquement adaptées à son activité de fabrication pharmaceutique, au sens de la jurisprudence. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCI Breizhangher, qui contestait un titre de perception de 30 823 euros émis pour récupérer un indu d’aide du fonds de solidarité COVID-19. La société soutenait que ce titre faisait double emploi avec une saisie pénale de 27 823 euros opérée le 18 octobre 2021. Le tribunal a jugé que l’indépendance des procédures administrative et pénale s’opposait à toute déduction, et que le moyen tiré d’une double récupération était infondé. La décision s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et l’article 706-148 du code de procédure pénale.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait la communication de son dossier médical et des mesures pour faire cesser des atteintes à ses libertés fondamentales. La requête est jugée irrecevable et mal fondée, faute pour la requérante de justifier de l'urgence nécessaire à ce type de procédure. La demande subsidiaire d'expertise médicale, fondée sur l'article R. 532-1 du même code, est également rejetée car elle ne peut être présentée simultanément dans une même requête que celle fondée sur l'article L. 521-2. Enfin, le tribunal rappelle à Mme A... l'existence d'une amende pour recours abusif, sans toutefois l'appliquer immédiatement.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. F..., de nationalité djiboutienne, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 17 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien en situation irrégulière depuis 2022. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SAS Laiterie nouvelle de l’Arguénon d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020. La société contestait l’intégration dans les bases imposables de diverses immobilisations (sprinklage, tanks à lait, et 490 autres biens), invoquant notamment le principe de sécurité juridique et l’exonération prévue au 11° de l’article 1382 du code général des impôts pour les outillages et équipements spécialisés. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, considérant que les biens litigieux constituaient des accessoires immobiliers imposables ou ne remplissaient pas les conditions d’exonération. Aucune réduction de taxe foncière n’a été accordée, et les frais de justice ont été laissés à la charge de la société.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté du 17 décembre 2025 du préfet d'Ille-et-Vilaine l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et fondé sur un examen complet de la situation. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait ni l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. C... contestant des arrêtés préfectoraux portant obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur l'assignation à résidence, retirée par l'administration, et a rejeté comme tardives les conclusions contre l'arrêté du 29 novembre 2023, régulièrement notifié. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté du 1er décembre 2025, estimant que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 611-1 (3° et 4°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Morbihan suspendant le permis de conduire de M. B... pour neuf mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’apportant pas la preuve de conséquences graves et immédiates sur sa situation professionnelle ou personnelle, ses difficultés étant liées à une recherche d’emploi non justifiée. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, incluant les vices de procédure et les erreurs de droit invoqués.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société 19 PSTA TY ANNA. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 7 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative pour un mois de son établissement « Le Ty Anna ». Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments financiers invoqués étant antérieurs à la décision et à une précédente ordonnance de rejet. Il a également jugé que l'atteinte aux libertés d'entreprendre et du commerce et de l'industrie n'était pas grave et manifestement illégale, la mesure de fermeture étant proportionnée au regard des troubles à l'ordre public et d'un précédent avertissement, conformément à l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête en référé liberté de Mme A..., fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête, rédigée de manière confuse et sans conclusions précises, a été jugée manifestement irrecevable. Le juge des référés a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par M. C..., propriétaire voisin, pour demander la suspension d’un permis de construire délivré le 9 mai 2025 par le maire de Ploemeur à la société CMC pour un showroom de mobilier. M. C... invoquait notamment un vice de compétence, un défaut de consultations préalables, et une méconnaissance des articles Uia 3, 6, 7 et 11 du plan local d'urbanisme (PLU). En cours d'instance, M. C... s'est désisté de sa requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, chaque partie conservant la charge de ses frais.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'une requête de Mme B... contestant un refus de revenu de solidarité active (RSA) pris par le département du Finistère. Constatant que les documents transmis constituaient en réalité le recours administratif préalable obligatoire et non une requête contentieuse, le tribunal a ordonné la radiation de l'affaire du registre du greffe. Cette décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, rappelant que le recours contentieux ne peut être introduit qu'après épuisement du recours administratif préalable.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la diffusion d’un bulletin municipal de la commune de Roscanvel contenant des mentions relatives à ses demandes d’urbanisme. Le juge a estimé que la demande fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative était irrecevable en l’absence de requête distincte en annulation, et que la condition d’urgence requise par l’article L. 521-3 n’était pas caractérisée. Les conclusions subsidiaires présentées sur le fondement de l’article L. 521-2 ont également été rejetées comme irrecevables en raison de l’impossibilité de cumuler ces voies de droit dans une même requête.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait des droits de mutation à titre gratuit et demandait leur décharge. Le tribunal a jugé que ce litige, portant sur des droits d'enregistrement, relevait de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en application de l'article L. 199 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’une requête en décharge de droits de mutation et pénalités, ainsi que d’une demande de sursis de paiement. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que le litige porte sur des droits d’enregistrement relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, conformément à l’article L. 199 du livre des procédures fiscales. Cette décision a été prise sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.