20 628 décisions disponibles — page 78/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 24 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII avait refusé à M. A..., demandeur d'asile algérien, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d’un vice de procédure, l’OFII n’ayant pas établi que l’entretien de vulnérabilité avait été mené par un agent qualifié, en méconnaissance de l’article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours et de lui verser rétroactivement l’allocation pour demandeur d’asile à compter du dépôt de sa demande.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre le permis de construire délivré par le maire de Châteaugiron à la SAS Secib Promotion pour la réhabilitation d’un bâtiment et la création de 39 logements. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l'intérêt à agir de M. C... en tant que voisin immédiat du projet. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'incomplétude du dossier et de la méconnaissance des règles d'urbanisme et du site patrimonial remarquable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., sans qu'il soit fait droit à ses demandes.
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la SARL Colas Durand Architectes de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la condamnation du département des Côtes-d’Armor au paiement de 6 617,09 euros TTC pour des prestations, assortie des intérêts et de frais de justice. Le tribunal a fait application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 21 novembre 2025 par laquelle l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., demandeur d'asile. Le juge retient un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas prouvé avoir régulièrement notifié à l'intéressé le courrier l'invitant à présenter ses observations préalables, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé M. A... d'une garantie, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. En revanche, le tribunal rejette la demande d'injonction de rétablir les conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision implicite du préfet du Morbihan rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 17 novembre 2025 par laquelle l’OFII refusait à Mme C., ressortissante congolaise en demande de réexamen d’asile, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que l’OFII n’avait pas procédé à un examen complet de la situation de vulnérabilité de la requérante, notamment en ne tenant pas compte de ses problèmes de santé psychique et du certificat médical produit, en violation des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et a condamné l’office à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par la polyclinique du Trégor et plusieurs médecins, afin de suspendre l’exécution de la décision de la directrice générale de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne du 5 novembre 2025. Cette décision autorisait le Centre Hospitalier de Lannion à pratiquer la chirurgie oncologique viscérale et digestive. Les requérants contestaient la légalité de cette autorisation, invoquant notamment un vice de procédure, une erreur de droit et un détournement de pouvoir, et faisaient valoir une situation d’urgence liée à la sécurité des soins et à leur préjudice économique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le centre hospitalier disposait de garanties suffisantes pour assurer la continuité et la qualité des soins, et que le préjudice financier invoqué par la polyclinique n’était pas immédiat. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B... A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation, et une erreur d'appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'ayant pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours sans motif légitime. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de l'OFII.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 25 novembre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que l'assignation à résidence était légale au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 22 septembre 2023 était exécutoire et que l'éloignement de l'intéressé, dont la demande de réexamen d'asile avait été déclarée irrecevable, demeurait une perspective raisonnable.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. C..., ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 1er décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en jugeant que la préfète déléguée, assurant l'intérim, était compétente. Il a estimé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur les articles L. 611-1 (4° et 6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet de la demande d'asile et de l'absence de titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des arrêtés contestés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante guinéenne, contestant les arrêtés du préfet des Côtes-d'Armor du 28 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur les 1° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'entrée irrégulière et du rejet définitif de sa demande d'asile. Il a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Enfin, le tribunal a rejeté les conclusions relatives à l'interdiction de retour et à l'assignation à résidence, considérant qu'elles étaient suffisamment motivées et proportionnées.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence, a rejeté la requête de Mme C... contestant son transfert en Belgique et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'arrêté de transfert, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que le préfet avait satisfait à l'obligation d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, la requérante ayant reçu la brochure commune en anglais, langue qu'elle comprend. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation des deux arrêtés du 28 novembre 2025 ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. G... pour contester l’arrêt des soins programmé au CHRU de Rennes concernant sa mère. En cours d’audience, l’établissement s’est engagé à maintenir l’ensemble des traitements jusqu’à ce que le requérant puisse rencontrer l’équipe médicale, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge a rejeté les conclusions tendant à imposer des soins spécifiques, estimant qu’elles relevaient d’une appréciation médicale et non de son office, et a déclaré irrecevable la demande de communication du dossier médical, la patiente étant toujours en vie et protégée par le secret médical. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la procédure collégiale d’arrêt des traitements.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante demandait la suspension de décisions non identifiées, sans avoir introduit de requête distincte en annulation, ce qui méconnaît les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a également relevé que certaines demandes (reconnaissance d’imputabilité, faute inexcusable, indemnisation) ne relèvent pas de sa compétence en référé. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter sans instruction une requête irrecevable.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, était saisi d’une requête de M. A... demandant la décharge de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel pour son navire au titre de 2024. En cours d’instance, l’administration a prononcé le dégrèvement total des droits et pénalités en litige. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... pour défaut d'urgence. La requérante contestait un courriel du rectorat de Rennes du 1er décembre 2025, qu'elle interprétait comme une décision lui imposant une reprise à temps plein sous peine de refus de titularisation. Le juge estime que ce courriel, qui se borne à l'informer des conséquences de son temps partiel thérapeutique sur la durée de son stage, ne constitue pas une décision faisant grief et ne lui impose aucune obligation immédiate de reprise à temps plein. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... contestant l’arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert en Bulgarie. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier de la situation. Il a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. La décision s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légale compte tenu de l'entrée irrégulière et du maintien en France sans titre de séjour. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D... contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert en Croatie. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que le moyen fondé sur la méconnaissance des articles 31 et 32 du règlement (UE) n° 604/2013, relatifs à l'échange d'informations médicales avant le transfert, n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a également jugé que le droit d'être entendu de M. B... avait été respecté lors de sa garde à vue. La solution s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.