20 628 décisions disponibles — page 92/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF d'Ille-et-Vilaine pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 5 422,30 euros, ainsi que d'une demande d'annulation du refus de remise gracieuse. Le tribunal a rejeté l'opposition à contrainte, jugeant que les arguments de M. B..., relatifs à l'origine de l'indu et à son impossibilité de rembourser, étaient sans incidence sur le bien-fondé et la régularité de la contrainte. S'agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a appliqué les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permettent une remise en cas de précarité, sauf en cas de fausses déclarations. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B....
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait l'annulation du refus de la CAF d'Ille-et-Vilaine de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 145,81 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Statuant en plein contentieux, le tribunal a estimé que si la bonne foi de M. A... n'était pas contestée, sa situation de précarité n'était pas avérée faute d'éléments récents suffisants sur ses ressources et charges. La solution est fondée sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne la remise d'un indu à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant le retrait partiel de sa prime "MaPrimeRénov’" par l’Agence nationale de l’habitat. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas régularisé sa procédure dans le délai d’un mois imparti, en ne présentant pas les pièces jointes conformément à l’article R. 414-5 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan l'assignait à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que l'assignation à résidence était légale au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français avait été régulièrement notifiée et que le délai de départ volontaire était expiré. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... et Mme D... contestant un indu de prime d'activité de 898,72 euros. La demande principale, visant à contester le bien-fondé de la créance, a été jugée irrecevable car le recours administratif préalable obligatoire a été introduit hors délai. À titre subsidiaire, le tribunal a également rejeté la demande de remise gracieuse, estimant que la situation financière des requérantes ne justifiait pas une telle mesure, malgré leur bonne foi reconnue. La décision s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article 515-8 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus du département du Finistère de lui accorder une remise de dette d’une amende administrative de 3 922 euros pour fausse déclaration. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car tardif, la requérante ayant saisi la juridiction plus de deux mois après la notification de la décision de rejet du 22 mars 2023, en méconnaissance de l’article R.421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond de la situation de précarité invoquée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 6 février 2025 de la commission de médiation du Finistère rejetant la demande de droit au logement opposable (DALO) de M. C..., ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas respecté les règles de composition et de quorum prévues à l'article R. 441-13 du code de la construction et de l'habitation, et que l'absence de décompte des voix ne permettait pas de vérifier la régularité de la majorité. En conséquence, il a enjoint à la commission de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance du 10 décembre 2025, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait le remboursement d’une somme de 548,79 euros et des dommages et intérêts à l’encontre de l’agence immobilière Foncia, en lien avec un état des lieux de sortie d’un logement loué dans le cadre d’un bail privé. Le tribunal a constaté que ce litige relève de l’exécution d’un contrat de droit privé et, par conséquent, de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Il a donc rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor l'assignent à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation. Il a estimé que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas une admission au séjour et que l'assignation à résidence ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, en application des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. E... contestant un indu de prime d'activité (164,97 euros) et un indu de revenu de solidarité active (RSA) (13 884,69 euros), résultant d'un séjour à l'étranger. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du non-respect de la procédure de recours amiable et de l'erreur d'appréciation sur la résidence. Il a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale, et que la bonne foi du requérant n'était pas établie pour justifier une remise de dette. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des décisions et de décharge des indus.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le tribunal a jugé que cette décision ne faisait pas grief, car le dossier de l'intéressé était effectivement incomplet, faute pour lui d'avoir fourni un extrait de casier judiciaire étranger comme le prévoit l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans préjudice pour M. A... de présenter une nouvelle demande.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’un permis de construire délivré par la maire d’Auray à la SCI Le Noisetier. La requérante s’est désistée de son instance et de son action, désistement auquel la commune d’Auray ne s’est pas opposée. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a ordonné qu’il en soit donné acte, sans tenir d’audience publique. La procédure est ainsi close.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... contestant plusieurs indus de prestations sociales (aide exceptionnelle de fin d’année, aide personnalisée au logement et prime d'activité) notifiés par la CAF des Côtes-d'Armor. Le tribunal a jugé que ces créances étaient fondées, car Mme C... était mariée depuis décembre 2021 et n'avait pas déclaré cette situation, ce qui avait conduit à un versement indu de prestations calculées sur la base d'une situation d'isolement. La demande de la requérante de bénéficier d'un abattement pour éloignement géographique de son époux a été rejetée, faute de justifier que cet éloignement résultait d'une obligation professionnelle. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 1 382,01 euros. Le juge a d'abord déclaré irrecevable la contestation du bien-fondé de l'indu, car le recours administratif préalable obligatoire, prévu à l'article R.262-88 du code de l'action sociale et des familles, avait été introduit tardivement (le 8 février 2023, au lieu du 17 juillet 2022). S'agissant de la demande de remise de dette, le tribunal a estimé que M. A... avait commis une fausse déclaration en ne signalant pas la reprise de son activité professionnelle, ce qui, selon l'article L.262-46 du même code, fait obstacle à toute remise gracieuse, quelle que soit sa situation de précarité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours de M. B... qui contestait la décision de la MSA d'Armorique de ne lui accorder qu'une remise partielle de ses dettes de prime d'activité, ramenées à 2 000 euros. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi du requérant soit reconnue, sa situation de précarité n'était pas avérée, notamment au vu de l'épargne dont il disposait (25 000 euros sur son compte bancaire, 9 000 euros sur un livret et 17 000 euros sur un plan épargne logement). La solution retenue est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise de dette à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de l’Agence nationale de l’habitat, confirmant le retrait partiel de la prime « MaPrimeRénov’ ». Par un mémoire, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme D... tendant à l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 424,61 euros. L'indu résultait de fausses déclarations, Mme D... n'ayant pas signalé le départ de sa fille de son foyer, malgré son obligation déclarative. En application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise de dette est exclue en cas de fausse déclaration, ce qui a conduit au rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de primes exceptionnelles de fin d'année, notifiés par le département des Côtes-d'Armor et la CAF. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, le défaut d'assermentation de l'agent contrôleur, la méconnaissance du droit de communication et des droits de la défense, ainsi que des erreurs d'appréciation sur sa résidence en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé le bien-fondé des indus réclamés. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et sur le code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... épouse A... contestant le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder le « Chèque énergie » pour 2022. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision du 13 avril 2023, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen du bien-fondé de la demande.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation de vice-président contentieux sociaux, rejette l’opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la CAF du Morbihan pour le recouvrement d’un indu de RSA de 1 823,34 euros (période 2009-2011). Le tribunal écarte le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la contrainte, estimant qu’elle mentionne le montant, le délai d’opposition et l’adresse du tribunal compétent. Il rejette également le moyen de prescription, jugeant que l’action en recouvrement a été interrompue par l’envoi de mises en demeure recommandées en 2018 et 2022, conformément à l’article L. 262-45 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, la contrainte est validée et la requête de Mme A... est rejetée.