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Le Tribunal administratif de La Réunion annule la décision du 14 novembre 2024 par laquelle la commission de médiation pour le droit au logement opposable (DALO) a refusé de reconnaître M. B... comme prioritaire pour un relogement en urgence. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, estime que la situation de suroccupation du logement et l’état de santé dégradé du requérant et de ses enfants justifiaient cette reconnaissance. Faute pour le préfet d’avoir contesté les faits, la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal enjoint à l’administration de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la commune de Saint-Denis d'une demande d'interprétation des clauses d'un traité de concession d'aménagement et d'un protocole de clôture, afin de déterminer l'étendue de son obligation de garantie et de substitution envers la société dionysienne d'aménagement et de construction (SODIAC). La commune soutenait que cette garantie devait être limitée aux litiges nés avant l'expiration de la convention et ne couvrait pas les actions des expropriés ni les cas de faute lourde du concessionnaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les stipulations contractuelles n'étaient pas entachées d'obscurité ou d'ambiguïté et ne nécessitaient donc pas d'interprétation. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à ce que la SODIAC ne soit pas subrogée dans les litiges en cours, ainsi que sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire du Tampon refusant sa titularisation. Le requérant, agent contractuel reconnu travailleur handicapé, invoquait les articles L. 352-4 du code général de la fonction publique et le décret du 10 décembre 1996. Le tribunal a jugé que M. B... n'avait pas été recruté sur le fondement de ces textes et ne remplissait pas les conditions pour en bénéficier, sa qualité de travailleur handicapé étant postérieure à son embauche. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de La Réunion refusant son admission au séjour. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté contesté visait les textes applicables et énonçait les motifs de fait justifiant le refus. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet ayant conclu en ce sens et les moyens soulevés n'étant pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 27 juin 2024 par laquelle le SDIS de La Réunion a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident de M. A..., sapeur-pompier, survenu le 6 novembre 2023. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, car elle ne vise aucun texte et se borne à renvoyer à un avis médical consultatif. Le tribunal n’examine pas les autres moyens, ni la demande d’expertise. Le SDIS est condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique sur un recours de plein contentieux, était saisi par Mme A... contestant le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). En cours d'instance, le préfet de La Réunion a reconnu le caractère prioritaire de la demande de l'intéressée par une décision du 13 novembre 2025. Constatant que cette décision administrative rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application des dispositions du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par M. A... d’un litige l’opposant à son bailleur social, la SEMADER, concernant son relogement suite au sinistre causé par le cyclone Belal, s’est déclaré incompétent. Le juge a estimé que le litige relève de l’exécution d’un contrat de location de droit privé, et non d’une décision administrative d’attribution de logement social. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu’il soit fait droit aux demandes de frais de justice.
Annulation de la révocation d’un gardien-brigadier de police municipale. Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi en exécution de son jugement du 16 avril 2024, constate que la commune du Tampon a réintégré l’agent et reconstitué sa carrière et ses droits sociaux. La solution retenue est le rejet de la demande d’exécution sous astreinte, la commune ayant satisfait aux obligations de l’injonction. Les textes appliqués sont les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du directeur du groupe hospitalier Est Réunion (GHER) du 8 avril 2024 affectant M. B..., aide-soignant titulaire, au service des archives. Le tribunal a jugé que les missions d'archiviste confiées à l'agent ne correspondaient pas à son grade d'aide-soignant, en méconnaissance de l'article L. 411-5 du code général de la fonction publique. La solution retenue est l'annulation de la décision pour illégalité, fondée sur le défaut de correspondance entre l'emploi et le grade, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. L'affaire est renvoyée pour injonction à l'administration de réaffecter l'intéressé à un emploi conforme à son statut.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de l’admettre au séjour. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation, et une méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 441-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et fondé sur un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressée. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 20 juin 2024 par laquelle la commission de médiation DALO a rejeté la demande de M. A... pour irrecevabilité. Le juge estime que l'administration, qui n'a pas défendu, est réputée acquiescer aux faits et que la situation de suroccupation du logement et de handicap justifie un relogement urgent. La décision de refus est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, en méconnaissance des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur qui invalidait le permis de conduire de M. B... pour perte de points. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir démontré l’impossibilité d’utiliser des modes de transport alternatifs pour son activité professionnelle. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois une urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’acte. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen du fond, au motif que l’urgence n’était pas établie.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une demande de liquidation de l’astreinte assortissant une précédente ordonnance du 22 avril 2024, laquelle enjoignait au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins et capacités, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant l’inexécution persistante de cette injonction sur une période de sept mois, le tribunal a liquidé l’astreinte à hauteur de 7 000 euros, somme payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. En revanche, il a rejeté la demande de fixation d’une nouvelle astreinte majorée, faute d’éléments actualisés sur la situation. Enfin, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... contestant son arrêté de radiation des cadres pris par le ministre de l’éducation nationale. Le requérant, professeur condamné pour harcèlement, invoquait une erreur matérielle des faits et un refus d’accès à des données. Le tribunal a écarté ces moyens, rappelant que l’autorité de la chose jugée au pénal s’impose à l’administration et que la condamnation définitive entraîne de plein droit la rupture du lien de l’agent avec son service, en application de l’article L. 911-5 du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B..., aide-soignant, pour contester deux décisions du directeur du groupe hospitalier Est de La Réunion (GHER) : le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute déclarée le 25 avril 2023, et son placement en congé maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé la décision de refus d'imputabilité au service, en application de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui établit une présomption d'imputabilité pour tout accident survenu dans le temps et le lieu du service. Par conséquent, il a également annulé la décision de placement en congé maladie ordinaire, en raison de l'illégalité du refus d'imputabilité qui en était le fondement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SPL Maraina d’un litige en plein contentieux portant sur le solde du décompte de résiliation d’une convention de mandat de maîtrise d’ouvrage conclue avec la commune de La Possession pour le projet d’ouverture du centre-ville sur le littoral. La SPL Maraina contestait le décompte établi par la commune, réclamant notamment le paiement de prestations supplémentaires, d’intérêts moratoires et une indemnité pour résiliation abusive. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SPL Maraina, jugeant que la résiliation était fondée sur un motif d’intérêt général et que les prestations supplémentaires n’étaient pas justifiées faute d’avenant ou de démonstration de leur caractère indispensable. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du CCAG applicable aux prestations intellectuelles.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme C... épouse B... d'une demande de liquidation d'astreinte pour inexécution d'un jugement de 2020 lui enjoignant de lui proposer un logement adapté. Constatant qu'un logement conforme a finalement été attribué en juillet 2025, le tribunal a déclaré la demande d'exécution sans objet. Il a rejeté la demande de versement de l'astreinte à la requérante, rappelant qu'en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Enfin, l'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. José Alamelou, qui contestait la nomination de M. E... C... au poste de référent territorial « travaux d’intérêt général » pour La Réunion-Mayotte suite à un appel à candidatures. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d’annulation de la note du 6 octobre 2023 étaient irrecevables, cette note ne constituant pas une décision faisant grief. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires pour défaut de demande préalable, en application des principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation DALO du 14 novembre 2024. La commission avait estimé que l'intéressée, déjà relogée en décembre 2023, ne justifiait pas d'un besoin impérieux de changement de logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, considérant que l'absence d'inconvénients significatifs dans le logement actuel ne permettait pas de reconnaître un caractère prioritaire à la demande. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de la commission de médiation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a condamné l'État à indemniser Mme A... pour la carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission DALO du 17 avril 2023 et de l'ordonnance d'injonction du 22 avril 2024. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de logement précaire de la requérante pendant plus de deux ans. Le tribunal a retenu que la proposition de logement intervenue le 27 novembre 2025 n'exonérait pas l'administration de sa faute pour la période antérieure. Mme A... a obtenu une indemnité de 2 500 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral subis.