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Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 16 décembre 2024 par laquelle le délégué aux permis de conduire avait suspendu l'accès de l'auto-école Fun-conduite auto-moto au téléservice « RdvPermis ». La juridiction a jugé que cette mesure, prise pour un motif de fraude présumée (usage d'un logiciel robot), constituait une sanction administrative qui n'avait pas été précédée d'une procédure contradictoire, en méconnaissance du principe général des droits de la défense. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de rétablir l'accès de la société requérante au téléservice dans un délai de huit jours. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la route et le principe constitutionnel des droits de la défense.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B..., aide-soignant, pour contester deux décisions du directeur du groupe hospitalier Est de La Réunion (GHER) : le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute déclarée le 25 avril 2023, et son placement en congé maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé la décision de refus d'imputabilité au service, en application de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui établit une présomption d'imputabilité pour tout accident survenu dans le temps et le lieu du service. Par conséquent, il a également annulé la décision de placement en congé maladie ordinaire, en raison de l'illégalité du refus d'imputabilité qui en était le fondement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B..., infirmière au CHU de La Réunion, d’une requête en annulation de la décision du 12 février 2024 modifiant son affectation à compter du 1er janvier 2024. La requérante soutenait que cette mesure s’inscrivait dans un contexte de harcèlement moral. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, considérant que la décision d’affectation constituait une mesure d’ordre intérieur ne faisant pas grief, dès lors qu’elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux libertés fondamentales de l’agent. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, sans examiner le fond du moyen tiré du harcèlement moral.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SPL Maraina d’un litige en plein contentieux portant sur le solde du décompte de résiliation d’une convention de mandat de maîtrise d’ouvrage conclue avec la commune de La Possession pour le projet d’ouverture du centre-ville sur le littoral. La SPL Maraina contestait le décompte établi par la commune, réclamant notamment le paiement de prestations supplémentaires, d’intérêts moratoires et une indemnité pour résiliation abusive. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SPL Maraina, jugeant que la résiliation était fondée sur un motif d’intérêt général et que les prestations supplémentaires n’étaient pas justifiées faute d’avenant ou de démonstration de leur caractère indispensable. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du CCAG applicable aux prestations intellectuelles.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., foraine, qui contestait le refus de la commune du Tampon de lui accorder des emplacements pour le festival « Miel Vert » et l’injonction de quitter les lieux. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant été informée du refus dès le 30 décembre 2025 et ayant poursuivi son installation malgré les injonctions. Il a également considéré que les moyens invoqués, tirés de l’atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie et au principe d’égalité, n’étaient pas fondés, le refus étant justifié par l’absence de conformité du dossier et une dette de redevance. La demande de suspension et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par M. B... d’une demande visant à contraindre le préfet de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à traiter sa demande de titre de séjour dans des délais raisonnables, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le litige individuel relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence du requérant. Par ordonnance du 14 janvier 2026, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société BETCR. Celle-ci contestait la décision de la communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS) de déclarer sa candidature irrecevable pour le lot 1 d'un marché de réseaux humides, en raison d'un dossier jugé incomplet. Le juge a estimé que la CIVIS n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'absence de présentation des compétences du candidat en matière de prévention du risque amiante, conformément à l'article R. 2144-7 du code de la commande publique. La condition de lésion n'étant pas remplie, la demande d'annulation de la procédure a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. B..., ressortissant comorien, contestant un arrêté préfectoral du 9 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., jugeant notamment que la décision de refus de titre de séjour était inexistante et que les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, l'absence de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule le refus implicite du préfet de communiquer à M. A..., ressortissant comorien, l’intégralité de son dossier de demande de titre de séjour. Le tribunal juge que ce dossier constitue un document administratif communicable en application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, et que le préfet n’a invoqué aucune exception légale pour en refuser l’accès. Il enjoint au préfet de procéder à cette communication dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., fonctionnaire de l’éducation nationale, qui contestait le refus implicite du recteur de lui communiquer le procès-verbal du conseil médical du 31 octobre 2024 et un formulaire de demande d’allocation temporaire d’invalidité (ATI). Le juge a constaté que le procès-verbal avait déjà été transmis à l’intéressé, rendant la contestation sans objet sur ce point. Concernant le formulaire, le tribunal a retenu que l’administration justifiait de son inexistence, aucun texte n’imposant un formalisme particulier pour présenter une demande d’ATI. La solution s’appuie sur le code des relations entre le public et l’administration et le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Régal des Iles d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la CINOR de lui communiquer des documents relatifs aux délégations des services publics de l’eau et de l’assainissement. La CINOR a fait valoir que les documents sollicités avaient été communiqués en cours d’instance. Le tribunal a constaté que la communication étant intervenue, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a rejeté les conclusions de la société requérante au titre des frais de justice et a mis à sa charge une somme de 1 500 euros à verser à la CINOR sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un avis du conseil médical fixant son taux d'invalidité à 30%. Le juge a rappelé que cet avis constitue un acte préparatoire à une décision de mise à la retraite pour invalidité et ne fait pas grief, car il ne lie pas l'administration. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions dirigées contre un tel acte sont irrecevables.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en juge unique, a examiné le recours de l'association One Voice contre le refus implicite du préfet de communiquer des documents relatifs à la chasse, notamment au tangue. Le tribunal a appliqué les articles L. 124-3 et suivants du code de l'environnement, ainsi que le code des relations entre le public et l'administration. Il a jugé que les documents sollicités, à l'exception de ceux relevant de secrets protégés par la loi, sont communicables et a annulé la décision de refus implicite. En conséquence, il a enjoint au préfet de communiquer les documents demandés dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique, a annulé la décision implicite de refus de communication opposée par le préfet de La Réunion à une ressortissante comorienne concernant son dossier de demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce dossier constitue un document administratif communicable en application des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, et que le préfet n’a justifié d’aucune exception légale au droit d’accès. Il a enjoint au préfet de communiquer l’intégralité du dossier dans un délai d’un mois, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision implicite du préfet refusant de communiquer à l’association écocitoyenne Domoun La Plaine le rapport d'étude acoustique et les mesures de biosécurité liés au projet de parc de loisirs « A... ». Le juge, statuant en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, a estimé que ces documents constituent des informations environnementales communicables en vertu des articles L. 124-2 et L. 124-3 du code de l’environnement. En l’absence de tout motif de refus invoqué par le préfet, le tribunal a enjoint à ce dernier de transmettre les documents sollicités dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique sur le fondement de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, a été saisi par la société Régal des Iles d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la communauté intercommunale du Nord de La Réunion (CINOR) de lui communiquer des documents relatifs aux délégations des services publics de l’eau et de l’assainissement. La CINOR ayant communiqué les documents sollicités en cours d’instance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. La demande de la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée, et celle de la CINOR a été jugée non fondée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a ordonné au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme B..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable par une décision du 6 février 2025. Constatant que l’intéressée n’avait toujours pas reçu d’offre de logement conforme à ses besoins et capacités, le juge a estimé que son relogement devait être ordonné en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de M. B... contestant le refus du président de la communauté d'agglomération Territoire de la côte ouest (TCO) de reconnaître l'imputabilité au service de son accident de travail du 10 juillet 2025. Le tribunal constate que le requérant n'a pas respecté le délai réglementaire de quinze jours pour transmettre sa déclaration d'accident, sans justifier d'un motif légitime ou d'un cas de force majeure. Il relève également que le certificat médical produit ne mentionne pas la nature et le siège des lésions, comme l'exigent les articles 37-2 et 37-3 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. En conséquence, la requête est rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Recours au titre du droit au logement opposable (DALO) par Mme B..., reconnue prioritaire le 1er février 2024. Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, constate que l’administration n’a pas proposé de logement conforme. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, il enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2026.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (CCH), a ordonné au préfet de La Réunion de proposer à M. B..., reconnu prioritaire et urgent au titre du droit au logement opposable, un logement adapté à ses besoins et capacités. Constatant que l’administration n’avait pas exécuté son obligation de résultat malgré la décision de la commission de médiation du 20 mars 2025, le juge a assorti cette injonction d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue applique les dispositions du CCH issues de la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021.