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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B..., aide-soignant, pour contester deux décisions du directeur du groupe hospitalier Est de La Réunion (GHER) : le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute déclarée le 25 avril 2023, et son placement en congé maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé la décision de refus d'imputabilité au service, en application de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui établit une présomption d'imputabilité pour tout accident survenu dans le temps et le lieu du service. Par conséquent, il a également annulé la décision de placement en congé maladie ordinaire, en raison de l'illégalité du refus d'imputabilité qui en était le fondement.
Annulation de la révocation d’un gardien-brigadier de police municipale. Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi en exécution de son jugement du 16 avril 2024, constate que la commune du Tampon a réintégré l’agent et reconstitué sa carrière et ses droits sociaux. La solution retenue est le rejet de la demande d’exécution sous astreinte, la commune ayant satisfait aux obligations de l’injonction. Les textes appliqués sont les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a condamné l'État à indemniser Mme A... pour la carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission DALO du 17 avril 2023 et de l'ordonnance d'injonction du 22 avril 2024. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de logement précaire de la requérante pendant plus de deux ans. Le tribunal a retenu que la proposition de logement intervenue le 27 novembre 2025 n'exonérait pas l'administration de sa faute pour la période antérieure. Mme A... a obtenu une indemnité de 2 500 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral subis.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du directeur du groupe hospitalier Est Réunion (GHER) du 8 avril 2024 affectant M. B..., aide-soignant titulaire, au service des archives. Le tribunal a jugé que les missions d'archiviste confiées à l'agent ne correspondaient pas à son grade d'aide-soignant, en méconnaissance de l'article L. 411-5 du code général de la fonction publique. La solution retenue est l'annulation de la décision pour illégalité, fondée sur le défaut de correspondance entre l'emploi et le grade, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. L'affaire est renvoyée pour injonction à l'administration de réaffecter l'intéressé à un emploi conforme à son statut.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... contestant son arrêté de radiation des cadres pris par le ministre de l’éducation nationale. Le requérant, professeur condamné pour harcèlement, invoquait une erreur matérielle des faits et un refus d’accès à des données. Le tribunal a écarté ces moyens, rappelant que l’autorité de la chose jugée au pénal s’impose à l’administration et que la condamnation définitive entraîne de plein droit la rupture du lien de l’agent avec son service, en application de l’article L. 911-5 du code de l’éducation.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une demande de liquidation de l’astreinte assortissant une précédente ordonnance du 22 avril 2024, laquelle enjoignait au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins et capacités, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant l’inexécution persistante de cette injonction sur une période de sept mois, le tribunal a liquidé l’astreinte à hauteur de 7 000 euros, somme payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. En revanche, il a rejeté la demande de fixation d’une nouvelle astreinte majorée, faute d’éléments actualisés sur la situation. Enfin, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. José Alamelou, qui contestait la nomination de M. E... C... au poste de référent territorial « travaux d’intérêt général » pour La Réunion-Mayotte suite à un appel à candidatures. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d’annulation de la note du 6 octobre 2023 étaient irrecevables, cette note ne constituant pas une décision faisant grief. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires pour défaut de demande préalable, en application des principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 16 décembre 2024 par laquelle le délégué aux permis de conduire avait suspendu l'accès de l'auto-école Fun-conduite auto-moto au téléservice « RdvPermis ». La juridiction a jugé que cette mesure, prise pour un motif de fraude présumée (usage d'un logiciel robot), constituait une sanction administrative qui n'avait pas été précédée d'une procédure contradictoire, en méconnaissance du principe général des droits de la défense. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de rétablir l'accès de la société requérante au téléservice dans un délai de huit jours. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la route et le principe constitutionnel des droits de la défense.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de l’admettre au séjour. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation, et une méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 441-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et fondé sur un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressée. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société La Réunion Villes Propres (LRVP). Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre pour la fourniture de bacs roulants, en soutenant que le critère prix, basé sur un détail quantitatif estimatif (DQE) irréaliste, était irrégulier. Le juge a estimé que la méthode de notation du prix n'était pas entachée d'irrégularité, car le DQE ne présentait pas un caractère irréaliste de nature à priver le critère de sa portée ou à neutraliser sa pondération. En conséquence, le manquement allégué n'étant pas caractérisé, la condition de lésion n'a pas été examinée et les conclusions de la société LRVP ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par M. A... d’un litige l’opposant à son bailleur social, la SEMADER, concernant son relogement suite au sinistre causé par le cyclone Belal, s’est déclaré incompétent. Le juge a estimé que le litige relève de l’exécution d’un contrat de location de droit privé, et non d’une décision administrative d’attribution de logement social. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu’il soit fait droit aux demandes de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur qui invalidait le permis de conduire de M. B... pour perte de points. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir démontré l’impossibilité d’utiliser des modes de transport alternatifs pour son activité professionnelle. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois une urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’acte. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen du fond, au motif que l’urgence n’était pas établie.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation DALO du 14 novembre 2024. La commission avait estimé que l'intéressée, déjà relogée en décembre 2023, ne justifiait pas d'un besoin impérieux de changement de logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, considérant que l'absence d'inconvénients significatifs dans le logement actuel ne permettait pas de reconnaître un caractère prioritaire à la demande. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de la commission de médiation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 20 juin 2024 par laquelle la commission de médiation DALO a rejeté la demande de M. A... pour irrecevabilité. Le juge estime que l'administration, qui n'a pas défendu, est réputée acquiescer aux faits et que la situation de suroccupation du logement et de handicap justifie un relogement urgent. La décision de refus est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, en méconnaissance des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B..., infirmière au CHU de La Réunion, d’une requête en annulation de la décision du 12 février 2024 modifiant son affectation à compter du 1er janvier 2024. La requérante soutenait que cette mesure s’inscrivait dans un contexte de harcèlement moral. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, considérant que la décision d’affectation constituait une mesure d’ordre intérieur ne faisant pas grief, dès lors qu’elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux libertés fondamentales de l’agent. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, sans examiner le fond du moyen tiré du harcèlement moral.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., foraine, qui contestait le refus de la commune du Tampon de lui accorder des emplacements pour le festival « Miel Vert » et l’injonction de quitter les lieux. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant été informée du refus dès le 30 décembre 2025 et ayant poursuivi son installation malgré les injonctions. Il a également considéré que les moyens invoqués, tirés de l’atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie et au principe d’égalité, n’étaient pas fondés, le refus étant justifié par l’absence de conformité du dossier et une dette de redevance. La demande de suspension et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par M. B... d’une demande visant à contraindre le préfet de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à traiter sa demande de titre de séjour dans des délais raisonnables, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le litige individuel relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence du requérant. Par ordonnance du 14 janvier 2026, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société BETCR. Celle-ci contestait la décision de la communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS) de déclarer sa candidature irrecevable pour le lot 1 d'un marché de réseaux humides, en raison d'un dossier jugé incomplet. Le juge a estimé que la CIVIS n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'absence de présentation des compétences du candidat en matière de prévention du risque amiante, conformément à l'article R. 2144-7 du code de la commande publique. La condition de lésion n'étant pas remplie, la demande d'annulation de la procédure a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. B..., ressortissant comorien, contestant un arrêté préfectoral du 9 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., jugeant notamment que la décision de refus de titre de séjour était inexistante et que les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, l'absence de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision implicite du préfet refusant de communiquer à l’association écocitoyenne Domoun La Plaine le rapport d'étude acoustique et les mesures de biosécurité liés au projet de parc de loisirs « A... ». Le juge, statuant en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, a estimé que ces documents constituent des informations environnementales communicables en vertu des articles L. 124-2 et L. 124-3 du code de l’environnement. En l’absence de tout motif de refus invoqué par le préfet, le tribunal a enjoint à ce dernier de transmettre les documents sollicités dans un délai de deux mois.