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Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. A..., ressortissant comorien, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet. Le tribunal a relevé que, malgré l'absence de titre de séjour, M. A... justifiait d'une scolarité suivie à Mayotte de 2017 à 2023, de l'obtention du baccalauréat professionnel, et de la délégation d'autorité parentale à sa mère résidant à Mayotte. En application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son intégration scolaire et de ses attaches familiales. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français présentée par un ressortissant comorien. Le juge estime que la requête est mal fondée, car la contestation d'une obligation de quitter le territoire français accompagnée d'un placement en rétention administrative relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclusive de la procédure de référé liberté. En conséquence, la demande est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou l'atteinte grave à une liberté fondamentale.