5 367 décisions disponibles — page 27/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du préfet de La Réunion du 29 octobre 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant comorien, et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne tenant pas compte de la contribution effective de M. A... à l'entretien et à l'éducation de son enfant français handicapé. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par le préfet d’un déféré visant à contester l’apposition d’un drapeau palestinien sur le parvis de l’hôtel de ville de Sainte-Suzanne. Le tribunal constate que le drapeau litigieux a été retiré le 23 septembre 2025, soit postérieurement à l’introduction de la requête. En conséquence, les conclusions du préfet sont devenues sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SARL Ambulance des Plaines comme portée devant une juridiction incompétente. La société contestait la décision de la CGSS de La Réunion lui demandant la restitution de 6 300,42 euros de prestations versées à tort pour des transports sanitaires. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif au remboursement de frais de transport relevant du régime de sécurité sociale, ressortit au contentieux de la sécurité sociale défini à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, et donc à la compétence du juge judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de La Réunion. Le juge a estimé que cette décision ne constituait pas un acte faisant grief, car le requérant n'avait pas présenté un dossier complet, notamment en ne se présentant pas à l'entretien obligatoire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable. Les textes appliqués sont le code civil et le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... tendant à la suspension de la décision du préfet de La Réunion retirant la mention « groupe lourd » de son autorisation d'enseigner la conduite. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la copie de sa requête en annulation au fond, condition nécessaire pour saisir le juge des référés. Par ailleurs, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour Mme A... de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle et financière. La décision a été rendue par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Refus de permis de visite en centre de détention. Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requête était dépourvue de moyens et de conclusions, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... demandant l'annulation de l'arrêté du 31 octobre 2025 par lequel le préfet a refusé un titre de séjour à son père, M. B... A..., et lui a fait obligation de quitter le territoire. La requête, fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (étranger malade), a été jugée insuffisamment étayée, les pièces médicales produites ne démontrant pas les conséquences d'un défaut de prise en charge ni l'impossibilité d'un traitement à Maurice. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien, justifiant un rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, était saisi par la SAS Réunionnaise Aménagement Urbain d'un recours en contestation de la procédure de passation du lot n°2 d'un marché public de travaux. La société requérante invoquait notamment un défaut de régularisation de sa candidature et une disproportion du rejet de celle-ci. En cours d'instance, la commune de Saint-Leu a informé la requérante de sa décision de déclarer sans suite l'ensemble de la procédure. Le juge des référés a constaté que cette décision rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de non-renouvellement de contrat de M. B... par l'université de La Réunion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a donc rejeté la demande sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. A..., ressortissant comorien, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet. Le tribunal a relevé que, malgré l'absence de titre de séjour, M. A... justifiait d'une scolarité suivie à Mayotte de 2017 à 2023, de l'obtention du baccalauréat professionnel, et de la délégation d'autorité parentale à sa mère résidant à Mayotte. En application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son intégration scolaire et de ses attaches familiales. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français présentée par un ressortissant comorien. Le juge estime que la requête est mal fondée, car la contestation d'une obligation de quitter le territoire français accompagnée d'un placement en rétention administrative relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclusive de la procédure de référé liberté. En conséquence, la demande est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou l'atteinte grave à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant son rejet sans audience. Il a rappelé que, l'intéressée étant assignée à résidence, les voies de recours appropriées contre ces décisions étaient celles prévues aux articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté préfectoral du 13 novembre 2024 ordonnant son expulsion. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une notification irrégulière, jugé que le signataire était compétent, et a estimé que la condamnation pour tentative de meurtre justifiait la qualification de menace grave pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par une société civile d’exploitation agricole d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt refusant l’octroi de plusieurs aides agricoles nationales et européennes. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que le courrier du 27 novembre 2020 constituait une décision faisant grief. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés du défaut de motivation et de l’erreur de droit, en application des règlements européens n°228/2013 et n°1305/2013, du code rural et de la pêche maritime, et de l’arrêté préfectoral n°1955 du 20 septembre 2017. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la condition de maîtrise foncière des parcelles pour l’éligibilité aux aides.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société civile d’exploitation agricole « Chemin l’évêque » qui demandait l’annulation du refus implicite de l’administration de lui accorder une aide à la diversification végétale. Le tribunal a jugé que la demande de pièce complémentaire formulée par courriel ne constituait pas une décision faisant grief, mais une simple mesure préparatoire insusceptible de recours. En conséquence, les conclusions principales dirigées contre cette demande et le refus implicite subséquent ont été déclarées irrecevables. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux actes préparatoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société civile d’exploitation agricole « Chemin l’évêque » contestant les refus implicites du président du conseil départemental d’accorder des aides aux travaux d’aménagement foncier. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de l’absence de décision, considérant que les demandes étaient complètes et avaient fait naître des décisions implicites de rejet. Sur le fond, il a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la compétence du président du conseil départemental était établie, rejetant les moyens d’incompétence et d’erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé notamment sur le règlement (UE) n°1305/2013 et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL La Marianne contestant l'arrêté du 13 avril 2023 par lequel la maire de Saint-Denis a ordonné la fermeture administrative de son hôtel, un établissement recevant du public (ERP). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de procédure, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 143-3 et R. 143-34 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme la légalité de la fermeture administrative, prise après avis de la commission de sécurité et mise en demeure, en raison des infractions aux règles de sécurité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société civile d’exploitation agricole « Chemin L’évêque » qui contestait les décisions implicites de refus du président du conseil départemental de La Réunion concernant ses demandes d’aides aux travaux d’aménagement foncier. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que des décisions implicites de refus étaient bien nées du silence gardé sur les demandes. Sur le fond, il a jugé que la société requérante ne démontrait pas remplir les conditions légales pour bénéficier des aides, notamment au regard du règlement (UE) n°1305/2013 et de la loi n°2014-58, et que les moyens tirés du défaut de motivation et du vice de procédure étaient infondés. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les préjudices résultant de sa désinscription d'office à plusieurs épreuves du CAP "accompagnement éducatif petite enfance" en juin 2022. La requérante invoquait des dysfonctionnements du rectorat dans la gestion de son dossier d'inscription. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'administration n'était pas engagée, car Mme A... n'avait pas fourni les documents requis, notamment l'annexe relative aux périodes de formation en milieu professionnel, malgré les informations qui lui avaient été communiquées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et l'arrêté du 30 novembre 2020.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par une société agricole d’une demande d’annulation du refus implicite du président du conseil départemental de lui accorder une aide à la plantation de canne à sucre (FEADER). Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu’aucune décision de refus n’était née, la demande étant incomplète et l’administration ayant simplement sollicité des pièces complémentaires. Il a ainsi jugé la requête irrecevable, sans examiner les moyens soulevés, en application des règles de procédure administrative.