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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un agent public contestant son affectation temporaire d'office. Le tribunal a jugé que cette mesure, entraînant une dégradation de sa situation professionnelle et fondée sur des griefs à son encontre, constituait une sanction déguisée. Par conséquent, elle devait être motivée en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui n'était pas le cas, entraînant son annulation pour vice de forme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et la délivrance d'un titre "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le renouvellement, notamment au regard des conditions spécifiques de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir de sa durée de séjour à Mayotte pour obtenir un titre de séjour à La Réunion, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un agent territorial contestant sa mutation d'office. Le tribunal a jugé que cette mutation, motivée par l'intérêt du service pour apaiser des tensions relationnelles, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique, notamment l'article L.531-2, et écarte les moyens tirés d'un vice de procédure et d'un harcèlement moral.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un agent contractuel contre la commune de Saint-Denis, qui demandait une indemnisation pour le non-renouvellement de son CDD. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir opposée par la commune, estimant que le recours était tardif, car formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la décision implicite de rejet de sa demande préalable. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours contentieux.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la communauté intercommunale CIREST visant à annuler un protocole transactionnel de 2019 et à obtenir réparation pour des travaux défectueux sur un émissaire en mer. Le tribunal a jugé que la CIREST n'établissait pas l'existence des vices de consentement allégués (erreur, dol, déséquilibre manifeste) et que les sociétés Egis Eau et SBTPC SOGEA Réunion ne pouvaient être tenues pour responsables contractuellement des dommages survenus après la signature de ce protocole, qui avait mis fin au litige initial. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code de la commande publique relatives aux transactions.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de reprise d'ancienneté. La juridiction a jugé irrecevable son recours pour excès de pouvoir contre la décision du 21 décembre 2023, car celle-ci était confirmative de décisions antérieures (notamment du 12 juin 2019 et du 13 décembre 2021) contre lesquelles aucun recours n'avait été formé dans le délai légal. Le tribunal a appliqué les principes de sécurité juridique et de délai raisonnable (article R. 421-1 du code de justice administrative, article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration), estimant que le délai d'un an pour contester était dépassé.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a jugé une requête en annulation d'une décision d'affectation d'un fonctionnaire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir en estimant que la mesure, qui entraînait une diminution notable des attributions et responsabilités de l'agent, n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur mais un acte faisant grief, susceptible de recours. Il a ensuite examiné le fond pour annuler la décision, considérant qu'elle constituait une sanction déguisée, prise en méconnaissance des garanties procédurales dues à l'agent, notamment celles prévues par l'article 65 de la loi du 22 avril 1905.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de décisions du SDIS de La Réunion refusant de reconnaître une rechute d'accident de service et plaçant un agent en congé maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que la demande d'annulation de l'arrêté de placement en congé maladie ordinaire était devenue sans objet suite à son retrait et à son remplacement par un arrêté de congé de longue maladie. Concernant le refus de prise en compte de la rechute, le tribunal a examiné la légalité des décisions au regard des articles L. 822-1, L. 822-5 et L. 822-18 du code général de la fonction publique et du décret du 30 juillet 1987.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus de verser le RIFSEEP (IFSE et CIA) à un agent contractuel. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le régime indemnitaire (RIFSEEP), régi par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'article L. 714-4 du code général de la fonction publique, est fixé par délibération de la collectivité et ne s'applique pas de plein droit aux agents contractuels, sauf si la délibération le prévoit explicitement.
**Sujet principal** : Recours d'une aide-soignante contractuelle contre le rejet implicite de sa demande de reclassement et son licenciement pour inaptitude physique par le centre hospitalier de La Réunion (CHUR). **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé les deux requêtes (rejet implicite du reclassement et licenciement) recevables et les a jointes pour statuer par un même jugement, sans trancher le fond dans l'extrait fourni. L'analyse de la légalité de la décision implicite de rejet est engagée, notamment au regard de l'obligation de motivation. **Textes appliqués** : L'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions) est cité pour l'examen de la régularité de la décision implicite. Le code général de la fonction publique et le code de la santé publique sont également visés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du préfet rejetant la demande de titre de séjour "parent d'enfant français" de la requérante. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en opposant la condition d'entrée régulière prévue à l'article L. 412-1 du CESEDA, alors que cette condition est expressément écartée par l'article L. 423-7 du même code pour ce type de demande. La juridiction a également jugé que le préfet avait outrepassé ses compétences en prenant en compte des éléments non prévus par la loi, comme le lieu de scolarisation de l'enfant.
Sujet principal : Contestation du versement de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) par les CAF de Mayotte et de La Réunion. Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Textes appliqués : Articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, et article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, attribuant la compétence pour les litiges relatifs à l'AAH au tribunal judiciaire (pôle social).
La requête de Mme B... contestant un indu d'allocation devant le Tribunal Administratif de La Réunion est rejetée pour irrecevabilité manifeste. La juridiction constate que la requérante n'a pas joint à sa demande, malgré une mise en demeure, la décision de France Travail qu'elle attaquait. Cette irrecevabilité est prononcée par ordonnance en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'indemnité de sujétions REP+ par une assistante sociale de l'Éducation nationale. **Juridiction** : Tribunal administratif de La Réunion (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée pour irrecevabilité manifeste, car la requérante n'a pas produit la décision administrative attaquée malgré une mise en demeure de régularisation. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, relatifs à l'obligation d'annexer l'acte attaqué à la requête sous peine d'irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant un indu d'allocation de base (PAJE). Le tribunal a décliné sa compétence, estimant que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires en vertu du code de la sécurité sociale et du code de l'organisation judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la suspension de ses prestations par la CAF. La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car elle n'était pas accompagnée de l'acte administratif attaqué, malgré une demande de régularisation. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui exigent la production de la décision contestée pour la recevabilité du recours.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de proposer un logement adapté à Mme A..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le juge a constaté l'absence d'offre de logement malgré la décision de priorité et a ordonné cette injonction assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard. La décision s'appuie principalement sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de DALO.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B... contestant le refus de France Travail de lui verser une aide à la garde d'enfants. Cette décision fait suite à une ordonnance antérieure ayant déjà constaté l'extinction du litige, le requérant s'étant désisté après une médiation. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet de la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours contestant le rejet d'une demande de remise de dette par la CAF. Le sujet principal est devenu sans objet car la caisse a accordé la remise sollicitée après l'introduction de la requête. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion pour son fils. La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint à sa demande, malgré une mise en demeure, la décision administrative attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du même code, relatifs aux requêtes irrecevables.