5 366 décisions disponibles — page 5/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du département refusant le renouvellement de l'aide sociale à l'hébergement d'une personne âgée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas suffisamment justifié des conséquences graves et immédiates du rejet sur la situation de la personne vulnérable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le recours au fond formé contre l'arrêté est lui-même suspensif de la mesure d'éloignement, en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'autorisation provisoire de séjour et la demande de provision sur frais sont également rejetées.
**Sujet principal** : Recours contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident déposée par une ressortissante malgache, parent d'enfants français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le recours est irrecevable car tardif, ayant été introduit au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision implicite de rejet, matérialisée par la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les principes jurisprudentiels de sécurité juridique et de délai raisonnable pour exercer un recours contentieux, ainsi que sur les articles R.421-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant la décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus préfectoral de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante comorienne, mère d'un enfant français. La juridiction a annulé la décision du préfet, considérant que le refus était entaché d'erreur de droit en méconnaissant les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit au séjour des parents d'enfant français. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car le recours en annulation formé parallèlement contre la même décision était, en vertu de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suspensif de l'exécution de la mesure d'éloignement. La demande a donc été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
La société Somatrans contestait devant le Tribunal Administratif de La Réunion la régularité de la procédure d'imposition et la mise à sa charge d'intérêts de retard. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la notification de la réponse administrative avait été régulièrement effectuée à son siège social et non à son avocat, ce dernier n'ayant pas reçu mandat exprès pour recevoir les actes de la procédure. La décision s'appuie sur les articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales.
La société Sun et Eau Réunion contestait devant le Tribunal Administratif de La Réunion une décision fiscale partiellement rejetant sa réclamation et lui imposant des suppléments d'impôt sur les sociétés et de TVA. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande d'annulation de la décision sur la réclamation préalable, considérant qu'elle n'était pas détachable de la procédure d'imposition. Par conséquent, le recours a été rejeté sans examen du fond, sur le fondement de l'article R.611-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme A..., qui contestait l'occupation de ses places de stationnement par la communauté d'agglomération pour la création d'arrêts de bus. La juridiction rejette la demande de la collectivité de condamner la requérante à des frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du même code, permettant d'enregistrer un désistement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de contribuables contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et des contributions sociales. Le tribunal estime que les redressements opérés par l'administration fiscale, concernant notamment des revenus réputés distribués et des charges non déductibles, sont justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'une enseignante demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la réparation d'un préjudice lié à un harcèlement moral présumé entre 2017 et 2019. Le tribunal a estimé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments de fait suffisants pour établir l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, il n'a pas retenu la responsabilité de l'administration pour manquement à son obligation de protection et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la société British American Tobacco La Réunion, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale pour les exercices 2018, 2019 et 2021. La juridiction a jugé que la provision constituée pour un crédit de TVA contesté n'était pas déductible pour la détermination du résultat imposable. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du droit fiscal, notamment l'article 39 du code général des impôts, et sur la doctrine administrative selon laquelle la TVA, en principe, n'affecte pas le bénéfice imposable.
**Sujet principal** : Recours d'une professeure des écoles stagiaire contre sa non-titularisation et son licenciement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la légalité de la délibération du jury académique du 30 juin 2023 (décidant de ne pas titulariser) et de l'arrêté de licenciement du 21 juillet 2023. La requérante invoque des vices de procédure (composition du jury, communication de l'avis), une incompétence de l'auteur de l'arrêté et une erreur manifeste d'appréciation. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère principalement au décret n°90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles (articles 8, 10, 12 et 13), qui régit le stage, l'évaluation, la titularisation et le licenciement des stagiaires.
La décision concerne une demande de remboursement d'un crédit de TVA et de dommages-intérêts formulée par la SARL Financière SW. Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par l'administration, estimant que la demande n'était pas privée d'objet. Le fond de l'affaire reste à juger sur la base des dispositions du code général des impôts, notamment ses articles 271 et 287, relatives à la déduction et au remboursement de la TVA.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de la SAS British American Tobacco La Réunion, qui contestait des majorations pour dépôt tardif de déclarations complémentaires de TVA. Le tribunal juge que l'administration a correctement appliqué la majoration de 10% prévue par l'article 1728 du code général des impôts, la régularisation spontanée étant intervenue hors délai légal. Il écarte également l'invocation du droit à l'erreur, estimant que la société ne remplit pas les conditions pour en bénéficier.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de l'indivision successorale de M. C... visant à obtenir la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2017. Le tribunal estime que la proposition de rectification adressée à la SNC Les Filaos, alors en liquidation, était régulière, car la personnalité morale de la société subsistait jusqu'à la publication de la clôture de la liquidation, permettant la notification. Il juge également que la plus-value réalisée sur la cession d'une résidence hôtelière relève bien du régime des plus-values professionnelles (articles 38 et suivants du CGI) et non de celui des particuliers, et que l'exonération de l'article 151 septies du CGI n'est pas applicable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... visant à contester des saisies administratives à tiers détenteur et des saisies sur compte joint émises pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation concernant les saisies du 4 janvier 2023, car la requérante n'était pas la destinataire directe de ces actes de poursuite et n'a pas formé de réclamation préalable dans le délai légal de deux mois prévu par l'article R. 281-3-1 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, il a estimé que les impositions litigieuses, établies au nom du couple, engageaient solidairement les deux époux malgré leur séparation, conformément aux règles de solidarité fiscale des articles 1698 et 1720 du Code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SA Colipays Réunion, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017. La juridiction a jugé irrecevable une partie des conclusions, les considérant comme privées d'objet, et a estimé que les autres moyens soulevés par la société n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la société MACES 2013 et des associés demandant l'annulation du refus de retrait d'un agrément fiscal et le dégrèvement d'impôts. La juridiction a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'un agrément tacite au titre de l'article 199 undecies B du code général des impôts, car les conditions légales n'étaient pas remplies. Le retrait de l'agrément, fondé sur l'article 1649 nonies A du même code, était donc légal, indépendamment des règles générales de retrait des actes administratifs.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit, car le titre de séjour "vie privée et familiale" délivré à Mayotte n'autorisait pas le séjour à La Réunion sans une autorisation spéciale prévue par l'article L. 441-8 du CESEDA. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de M. C... visant à annuler son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le ministre de l'éducation nationale. La juridiction estime que l'arrêté attaqué est légal, étant signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et non entaché de partialité. Elle applique principalement le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.