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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'une enseignante demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la réparation d'un préjudice lié à un harcèlement moral présumé entre 2017 et 2019. Le tribunal a estimé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments de fait suffisants pour établir l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, il n'a pas retenu la responsabilité de l'administration pour manquement à son obligation de protection et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la société British American Tobacco La Réunion, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale pour les exercices 2018, 2019 et 2021. La juridiction a jugé que la provision constituée pour un crédit de TVA contesté n'était pas déductible pour la détermination du résultat imposable. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du droit fiscal, notamment l'article 39 du code général des impôts, et sur la doctrine administrative selon laquelle la TVA, en principe, n'affecte pas le bénéfice imposable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SA Colipays Réunion, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017. La juridiction a jugé irrecevable une partie des conclusions, les considérant comme privées d'objet, et a estimé que les autres moyens soulevés par la société n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de contribuables contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et des contributions sociales. Le tribunal estime que les redressements opérés par l'administration fiscale, concernant notamment des revenus réputés distribués et des charges non déductibles, sont justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
La décision concerne une demande de remboursement d'un crédit de TVA et de dommages-intérêts formulée par la SARL Financière SW. Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par l'administration, estimant que la demande n'était pas privée d'objet. Le fond de l'affaire reste à juger sur la base des dispositions du code général des impôts, notamment ses articles 271 et 287, relatives à la déduction et au remboursement de la TVA.
La société Sun et Eau Réunion contestait devant le Tribunal Administratif de La Réunion une décision fiscale partiellement rejetant sa réclamation et lui imposant des suppléments d'impôt sur les sociétés et de TVA. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande d'annulation de la décision sur la réclamation préalable, considérant qu'elle n'était pas détachable de la procédure d'imposition. Par conséquent, le recours a été rejeté sans examen du fond, sur le fondement de l'article R.611-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car le recours en annulation formé parallèlement contre la même décision était, en vertu de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suspensif de l'exécution de la mesure d'éloignement. La demande a donc été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de l'indivision successorale de M. C... visant à obtenir la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2017. Le tribunal estime que la proposition de rectification adressée à la SNC Les Filaos, alors en liquidation, était régulière, car la personnalité morale de la société subsistait jusqu'à la publication de la clôture de la liquidation, permettant la notification. Il juge également que la plus-value réalisée sur la cession d'une résidence hôtelière relève bien du régime des plus-values professionnelles (articles 38 et suivants du CGI) et non de celui des particuliers, et que l'exonération de l'article 151 septies du CGI n'est pas applicable.
**Sujet principal** : Recours d'une professeure des écoles stagiaire contre sa non-titularisation et son licenciement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la légalité de la délibération du jury académique du 30 juin 2023 (décidant de ne pas titulariser) et de l'arrêté de licenciement du 21 juillet 2023. La requérante invoque des vices de procédure (composition du jury, communication de l'avis), une incompétence de l'auteur de l'arrêté et une erreur manifeste d'appréciation. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère principalement au décret n°90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles (articles 8, 10, 12 et 13), qui régit le stage, l'évaluation, la titularisation et le licenciement des stagiaires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la société MACES 2013 et des associés demandant l'annulation du refus de retrait d'un agrément fiscal et le dégrèvement d'impôts. La juridiction a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'un agrément tacite au titre de l'article 199 undecies B du code général des impôts, car les conditions légales n'étaient pas remplies. Le retrait de l'agrément, fondé sur l'article 1649 nonies A du même code, était donc légal, indépendamment des règles générales de retrait des actes administratifs.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme A..., qui contestait l'occupation de ses places de stationnement par la communauté d'agglomération pour la création d'arrêts de bus. La juridiction rejette la demande de la collectivité de condamner la requérante à des frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du même code, permettant d'enregistrer un désistement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... visant à contester des saisies administratives à tiers détenteur et des saisies sur compte joint émises pour le recouvrement de dettes fiscales. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation concernant les saisies du 4 janvier 2023, car la requérante n'était pas la destinataire directe de ces actes de poursuite et n'a pas formé de réclamation préalable dans le délai légal de deux mois prévu par l'article R. 281-3-1 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, il a estimé que les impositions litigieuses, établies au nom du couple, engageaient solidairement les deux époux malgré leur séparation, conformément aux règles de solidarité fiscale des articles 1698 et 1720 du Code général des impôts.
Le Tribunal administratif de La Réunion rejette la requête du syndicat SAIPER comme manifestement irrecevable. Le syndicat n'avait pas qualité pour demander l'annulation d'une note du rectorat relative à la rémunération des congés longue maladie, car cette note concernait des décisions individuelles de versement dû aux agents. Le tribunal a appliqué l'article L. 113-2 du code général de la fonction publique, qui réserve cette action aux agents directement concernés, et a statué par ordonnance en vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... qui contestait une saisie administrative pour le recouvrement d'une créance non fiscale (participation aux frais d'hébergement d'un parent) due au département. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que le contentieux du recouvrement de telles créances relève exclusivement du juge de l'exécution (ordre judiciaire), conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire.
Le Tribunal administratif de La Réunion rejette la requête d'une AESH demandant le versement d'une indemnité de sujétions pour son affectation en REP+ entre 2015 et 2022. La juridiction constate que le recours est manifestement irrecevable, car il n'a pas été précédé de la médiation préalable obligatoire requise par l'article L. 213-11 du code de justice administrative et le décret du 25 mars 2022. En conséquence, le dossier est transmis au médiateur académique pour permettre l'engagement de cette procédure.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de Mme B... visant à organiser une médiation concernant la radiation du RSA et la créance d'indu. La demande de médiation est jugée irrecevable, car la caisse d'allocations familiales a refusé d'y consentir. Le tribunal applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles, estimant que les arguments de la requérante ne remettent pas en cause le bien-fondé de la décision contestée.
**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à annuler des contrats de livraison de repas scolaires passés entre le département et la région de La Réunion, pour manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. **Juridiction** : Tribunal administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Régal des Iles. Il estime que la société n'est pas recevable à agir, car elle a déjà utilisé la voie du référé précontractuel contre la même procédure, ce qui l'exclut du recours contractuel en vertu de l'article L. 551-14 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 551-13, L. 551-14 et L. 551-18 du code de justice administrative, régissant le référé contractuel et les conditions de recevabilité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du ministre de l'intérieur refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de la requérante, mère d'un enfant français. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte d'un jugement ultérieur fixant la contribution du père de l'enfant, qui constituait un élément nouveau. Cette décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir d'une assistante sociale de l'Éducation nationale demandant le paiement d'indemnités liées à son affectation en réseau d'éducation prioritaire renforcée (REP+). Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (statuant par ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable car l'agent n'a pas respecté la procédure de médiation préalable obligatoire avant de saisir le tribunal. Textes appliqués : Article L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, ainsi que le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable pour les litiges relatifs à la rémunération des agents publics de certaines académies, dont La Réunion.
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir d'une assistante sociale de l'Éducation nationale demandant le paiement rétroactif d'indemnités liées à son affectation en réseau d'éducation prioritaire renforcée (REP+). Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (statuant par ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Application des articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, combinés avec le décret du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable obligatoire pour ce type de litige relatif à la rémunération d'un agent public. La requérante n'ayant saisi le médiateur académique qu'après avoir introduit son recours, la condition de recevabilité n'est pas remplie.