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Demande de logement adapté au handicap – Tribunal Administratif de La Réunion – Rejet pour irrecevabilité manifeste – Articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer à Mme B... un logement conforme à ses besoins et capacités. La requérante, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable depuis juin 2023, n’avait toujours pas reçu d’offre de logement, justifiant l’urgence et le caractère manifeste de la situation. Le juge a fondé sa décision sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, notamment son 7ème alinéa issu de la loi du 22 décembre 2021. L’injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la CAF suspendant le versement de son RSA. En cours d’instance, la CAF a régularisé la situation de l’intéressée en lui versant un rappel de prestations, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté par ordonnance qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... contestant un refus de carte mobilité inclusion stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision administrative attaquée, en violation des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de La Réunion d'accorder un rendez-vous à M. A... dans les prochains jours pour le dépôt de sa demande de carte de résident. La solution retenue repose sur l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'inertie de l'administration et de l'impossibilité d'effectuer la démarche via le téléservice prévu à l'article R. 431-2 du CESEDA. Le juge a notamment appliqué les dispositions du CESEDA et la convention européenne des droits de l'homme, en raison des attaches familiales et professionnelles de l'intéressé en France.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la CDAPH. Le juge a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés à l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire et au décret n° 2018-772 du 4 septembre 2018, ce litige relève de la compétence exclusive du pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Denis. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat, dès lors qu’il bénéficiait de récépissés l’autorisant à travailler. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par une attachée principale d’administration de l’État contestant un indu de rémunération, s’est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de la Polynésie française, seul compétent en vertu de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, car le lieu d’affectation de l’agent se situe dans ce ressort.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient la suspension d'une décision de la commission d'appel de l'académie de La Réunion refusant l'affectation de leur fils en classe de seconde générale et technologique. Les requérants invoquaient une atteinte au droit à l'instruction, mais le juge a estimé qu'ils ne justifiaient pas de l'urgence particulière nécessaire à l'intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures. En l'absence de preuve de cette urgence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., professeur des écoles, contestant le refus du recteur de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 22 avril 2022. Le tribunal a estimé que l'événement invoqué (une remarque d'une collègue le traitant de "mauvaise foi") ne constituait pas un accident de service, faute de caractère soudain et violent. Concernant la qualification de maladie professionnelle, le requérant n'a pas démontré que son taux d'incapacité permanente partielle (8%) atteignait le seuil requis de 25% prévu par le code de la sécurité sociale. La décision s'appuie sur les articles L. 822-18 et L. 822-20 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B..., inspecteur d’académie, qui contestait le refus de l’affecter au rectorat de Mayotte pour la rentrée 2023. La juridiction a d’abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la ministre de l’Éducation nationale, estimant le recours introduit dans les délais. Sur le fond, le tribunal a considéré que le ministre avait légalement retenu la candidature de Mme C..., fondée sur la priorité légale de séparation de conjoint prévue à l’article L. 512-19 du code général de la fonction publique. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B..., y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur les requêtes de M. C... et Mme A..., qui contestaient des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018. Les requérants soutenaient notamment qu’ils devaient être imposés séparément en raison d’une séparation de fait, et contestaient l’application de pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que les conditions de l’article 6 du code général des impôts pour une imposition distincte n’étaient pas remplies et que les pénalités étaient justifiées. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions supplémentaires et des pénalités appliquées par l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de M. B..., professeur d’EPS, qui contestait le refus de reconnaître l’imputabilité au service de son congé de longue maladie et de sa maladie professionnelle. Le requérant soutenait que son état de santé résultait d’un harcèlement administratif. Le tribunal a jugé que la maladie n’était pas imputable au service, faute pour M. B... d’apporter la preuve d’un lien direct avec ses fonctions ou d’un harcèlement établi. La décision s’appuie notamment sur l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 (codifié à l’article L. 822-20 du code général de la fonction publique) et les tableaux de maladies professionnelles du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable l’opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement d’indu de RSA. La requête a été jugée tardive, car présentée le 24 avril 2025, soit au-delà du délai de quinze jours suivant la notification de la contrainte intervenue le 28 mars 2025, en méconnaissance de l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 27 septembre 2023 par laquelle le préfet a classé sans suite la demande de naturalisation de M. B..., ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur sur la matérialité des faits en estimant que M. B. n'avait pas produit les documents demandés, alors que celui-ci a démontré avoir adressé un courrier volumineux dans le délai imparti, contenant vraisemblablement les pièces requises. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui encadrent la procédure de naturalisation et le classement sans suite.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Le Prince A..., qui contestait des rectifications d'impôt sur les sociétés (2012-2014), des rappels de TVA (2013-2014) et des amendes fiscales. La société invoquait une irrégularité de procédure (absence de réception de la proposition de rectification et défaut de débat contradictoire) ainsi qu'une méthode de reconstitution de comptabilité incohérente. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la proposition de rectification avait été régulièrement adressée et que les gérants avaient pu débattre avec le vérificateur lors de multiples rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles L. 13 et L. 57 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de Mme B... et M. C... tendant à la réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, estimant que l'administration avait détourné son droit de communication pour procéder à un examen de situation fiscale personnelle sans garanties. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la prescription était inopérant et que la majoration de 80 % pour abus de droit était justifiée. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2019, suite à un redressement fiscal lié à des revenus distribués par son EURL. Le tribunal a considéré que M. A..., en tant qu’unique associé et gérant, était le seul maître de l’affaire et donc réputé bénéficiaire des distributions, sans qu’il soit nécessaire de prouver un enrichissement effectif. Cette solution s’appuie sur le 1° du 1 de l’article 109 du code général des impôts, qui assimile les bénéfices non mis en réserve à des revenus distribués.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B..., brigadière de police, qui demandait à être nommée au grade de brigadier-chef au titre de l’année 2022. La requérante soutenait que le refus d’avancement était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation et de discrimination. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, car elles tendaient uniquement à une injonction à titre principal, sans être précédées de conclusions en annulation. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.