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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par les consorts D... d'une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle ils ont été assujettis pour 2023, concernant une habitation située au 191 chemin l'Évêque. Les requérants contestaient l'imposition en soutenant notamment qu'aucun bâtiment ne se trouvait sur leur parcelle (ER 193) et que la construction était en réalité située sur une parcelle voisine (ER 238) ne leur appartenant pas. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'apportait pas la preuve de l'existence d'une construction imposable sur la parcelle des requérants, se contentant d'affirmations non étayées. En conséquence, il a prononcé la décharge de la cotisation de taxe foncière litigieuse, sans se prononcer sur les autres moyens, et a rappelé que les sommes versées seraient restituées avec intérêts moratoires conformément à l'article L.208 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI Dilan d’une demande de réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2022, concernant des locaux situés à Saint-Paul. La juridiction a d’abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l’annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, cet acte étant non détachable de la procédure d’imposition. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de réduction fiscale, estimant que la société occupante exerçait une activité principale de commerce (vente de matériel médical) et non une activité industrielle éligible à l’abattement prévu à l’article 1388 quinquies du code général des impôts. La solution retenue s’appuie sur les articles 1388 quinquies, 1466 F et 199 undecies B du code général des impôts, ainsi que sur l’article L.110-1 du code de commerce.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les demandes de la SAS Prologia, qui sollicitait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société contestait notamment le maintien de parkings dans les bases imposables après des ventes et revendiquait des abattements prévus par l'article 1388 quinquies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que des parkings vendus étaient encore imposés, faute de production d'actes de mutation publiés au fichier immobilier. Il a également estimé que la société ne justifiait pas du respect des conditions pour bénéficier des abattements sollicités.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur la demande de la SAS Prologia, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022 concernant des locaux professionnels à Saint-Benoît. L'administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement partiel de 7 471 euros pour l'année 2021, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande, jugeant que les locaux, bien que dégradés, n'avaient pas perdu leur caractère de propriété bâtie au sens de l'article 1380 du code général des impôts, faute de démonstration d'une atteinte significative au gros œuvre.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le litige portait sur une mise en demeure de payer la taxe d'enlèvement des ordures ménagères due au titre des années 2017 à 2020, dans le cadre d'un bail de logement de fonction militaire. Le tribunal a estimé que ce contrat de bail, ne comportant pas de clauses exorbitantes du droit commun, relevait du droit privé. Par conséquent, le contentieux afférent à son exécution, concernant une créance non fiscale de l'État, relève de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SCI Salila, qui contestait les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 et 2023. La requérante sollicitait l’exonération prévue à l’article 1389 du code général des impôts pour inexploitation d’un immeuble à usage commercial, en raison de défauts de construction. Le tribunal a jugé que la SCI ne pouvait bénéficier de cette exonération, car elle avait acquis l’immeuble en connaissance de son état dégradé et s’était engagée à réaliser des travaux de rénovation, ce qui exclut une inexploitation indépendante de sa volonté. Par ailleurs, les conclusions en annulation de la décision de rejet des réclamations préalables ont été déclarées irrecevables, cette décision étant non détachable de la procédure d’imposition.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SA Fortis Lease, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022. La société invoquait l’abattement prévu à l’article 1388 quinquies du code général des impôts pour des bureaux loués à la SAS Prologia, mais le tribunal a jugé que cette dernière exerçait une activité immobilière, exclue du dispositif par l’article 199 undecies B. La requérante n’a pas démontré que sa locataire remplissait les conditions requises, et la décision de dégrèvement antérieure invoquée n’était pas opposable. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. et Mme C... d’une demande de réduction de leur taxe d’habitation 2022, contestant la majoration appliquée à leur logement de Saint-Louis. Les requérants soutenaient que ce bien constituait leur résidence principale au 1er janvier 2022, et non une résidence secondaire. Le tribunal a fait droit à leur demande, considérant que les éléments produits (activité professionnelle à La Réunion, perception d’allocations chômage locales) établissaient le caractère principal de leur habitation. En conséquence, il a prononcé la décharge de la majoration prévue à l’article 1407 ter du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur deux requêtes de M. B... contestant ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023, concernant un local commercial. L'administration fiscale ayant accordé des dégrèvements partiels, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces montants et a donné acte du désistement de M. B... pour le surplus de ses conclusions relatives à l'année 2023. Pour l'année 2022, le tribunal a rejeté la demande de dégrèvement supplémentaire fondée sur l'article 1389 du code général des impôts, estimant que l'inexploitation invoquée n'était pas indépendante de la volonté du contribuable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. C... J... et M. D... J... contestant leur assujettissement à la taxe foncière 2024 pour des terrains agricoles et des propriétés bâties à Saint-Paul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions en annulation de l'avis d'imposition et des décisions de rejet, car ces actes sont non détachables de la procédure d'imposition et ne peuvent être contestés que par la voie du plein contentieux. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'absence de signature de l'avis, l'article L.253 du livre des procédures fiscales n'exigeant pas une telle formalité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C... I... et M. D... I... contestant leur imposition à la taxe foncière pour l'année 2022. Les conclusions en annulation de l'avis d'imposition ont été jugées irrecevables, car cet avis n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal a estimé que le défaut de signature de l'avis est sans incidence sur le bien-fondé de l'impôt et que le moyen tiré de l'absence de solidarité entre indivisaires est inopérant dans un litige d'assiette. Enfin, concernant les constructions sur la parcelle ES 1, le tribunal a appliqué l'article 553 du code civil pour considérer que les requérants, en tant que propriétaires du terrain, sont présumés propriétaires des constructions, sans que la preuve contraire soit rapportée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 juillet 2025 par lequel le préfet de La Réunion a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, dès lors que le refus de titre de séjour ne constitue pas un refus de renouvellement mais une première demande à La Réunion. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une requête manifestement mal fondée sans audience.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante comorienne, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de La Réunion le 10 octobre 2025. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi qu’un droit au séjour dérivé de l’article 18 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le tribunal a jugé que la décision attaquée ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 441-8 limitant la portée des titres de séjour délivrés à Mayotte.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant un titre de recette émis par le département pour un indu de prestation de compensation du handicap (PCH). La juridiction s'est déclarée incompétente, estimant que le litige relève de la compétence exclusive du pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Denis. Cette solution est fondée sur les dispositions combinées du code de l'action sociale et des familles, du code de l'organisation judiciaire et du décret n° 2018-772 du 4 septembre 2018.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la CAF d’ouvrir son droit au RSA. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B... n’a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de l’organisme gestionnaire, conformément aux articles L. 262-47 et L. 542-6 du code de l’action sociale et des familles. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., commandante de sapeurs-pompiers, qui contestait l'arrêté du SDIS de La Réunion établissant le tableau d'avancement au grade de lieutenant-colonel pour 2023. La requérante soutenait remplir les conditions légales (cinq ans de service dans son grade et validation de la formation de chef de site) prévues par l'article 14 du décret n° 2016-2008 du 30 décembre 2016. Le tribunal a exercé un contrôle restreint sur les mérites comparés des candidats et a estimé que l'agent inscrit au tableau présentait un parcours professionnel plus étoffé et une ancienneté supérieure. En conséquence, la décision de ne pas inscrire Mme A... n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, et ses conclusions en annulation et injonction sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du recteur refusant d'exécuter la décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle (AESH) de 24 heures hebdomadaires à l'enfant A... D.... Le juge a constaté l'urgence, l'absence d'accompagnement entravant gravement la scolarité de l'enfant, et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard des articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l'éducation et de la loi du 11 février 2005. Il a enjoint au recteur de La Réunion de mettre en place cet accompagnement sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par l’association Frédéric Levavasseur de deux requêtes contestant le refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire d’un salarié protégé, M. A..., ainsi que le rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal a constaté que la première requête était devenue sans objet, le ministre du travail ayant, par une décision explicite du 23 août 2023, retiré la décision implicite de rejet et annulé la décision initiale de l’inspecteur du travail. Sur la seconde requête, dirigée contre cette décision ministérielle du 23 août 2023, le tribunal a rejeté les moyens de l’association, estimant que la procédure de licenciement présentait un lien avec les mandats représentatifs du salarié, et a donc confirmé le refus d’autorisation de licenciement. La solution s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de l'éducation nationale, considérant que l'annulation des décisions antérieures par le tribunal administratif de la Polynésie française ne privait pas d'objet le recours contre l'arrêté du 24 août 2022, dès lors que cet acte avait reçu exécution. Le tribunal a ensuite annulé cet arrêté par voie de conséquence de l'annulation de la décision du 24 mars 2022 et de l'arrêté du 13 mai 2022, dont il constituait la base légale. La solution retenue s'appuie sur les principes de l'annulation par voie de conséquence en matière d'excès de pouvoir, sans référence à des textes spécifiques.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D... pour faire cesser l'absence d'exécution par le rectorat de la décision de la CDAPH attribuant à son enfant une aide humaine individuelle (AESH) de 24 heures par semaine. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par l'atteinte grave et immédiate à la scolarité de l'enfant depuis la rentrée scolaire. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'éducation, garanti par les articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l'éducation et la loi du 11 février 2005, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus implicite de l'administration. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision rectorale et enjoint au recteur de La Réunion de mettre en place l'accompagnement AESH sous astreinte.