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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., commandante de sapeurs-pompiers, qui contestait l'arrêté du SDIS de La Réunion établissant le tableau d'avancement au grade de lieutenant-colonel pour 2023. La requérante soutenait remplir les conditions légales (cinq ans de service dans son grade et validation de la formation de chef de site) prévues par l'article 14 du décret n° 2016-2008 du 30 décembre 2016. Le tribunal a exercé un contrôle restreint sur les mérites comparés des candidats et a estimé que l'agent inscrit au tableau présentait un parcours professionnel plus étoffé et une ancienneté supérieure. En conséquence, la décision de ne pas inscrire Mme A... n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, et ses conclusions en annulation et injonction sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. A..., ancien sapeur-pompier, visant à obtenir le paiement d'heures supplémentaires et l'indemnisation de préjudices subis. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la décision du 21 novembre 2023 était purement confirmative de la décision de rejet du 13 avril 2022, laquelle n'avait pas été contestée dans le délai de recours contentieux de deux mois. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., enseignante contractuelle, d'une demande d'injonction visant à obtenir du recteur de l'académie la délivrance de son attestation employeur pour faire valoir ses droits à l'allocation de retour à l'emploi. Le tribunal a constaté que l'administration avait communiqué le document litigieux à la requérante postérieurement à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. En application de l'article R. 1234-9 du code du travail, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche rejeté les conclusions indemnitaires de Mme A..., estimant qu'elles relevaient du juge de plein contentieux et non du juge des référés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la SARL GAD, qui contestait le refus de l’État de lui attribuer les aides du fonds de solidarité et de l’aide aux coûts fixes, ainsi que sa demande d’indemnisation pour préjudice moral. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de réclamation préalable et qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence de motivation, de l’incompétence de l’auteur des décisions ou de la rupture d’égalité devant les charges publiques, n’était fondé. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et des décrets des 30 mars 2020, 24 mars 2021 et 3 novembre 2021 relatifs au fonds de solidarité et à l’aide aux coûts fixes.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l’EURL Legros d’un litige portant sur le solde d’un marché public de travaux de construction de salles d’arts martiaux, conclu avec la SPL Maraina, agissant pour le compte de la commune de Bras-Panon. Le tribunal a examiné la demande de condamnation solidaire de la SPL et de la commune au paiement de la somme de 50 768,84 euros, correspondant au solde du décompte général et définitif du 27 janvier 2020, majorée des intérêts moratoires. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’instruction a notamment porté sur la validité du décompte général et la date d’achèvement des travaux, en application des dispositions du CCAG Travaux et du code des marchés publics.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme Anise Lauret, secrétaire administrative, qui contestait le refus du préfet de reconnaître l’imputabilité au service d’un malaise survenu le 1er juin 2018. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, le tribunal a estimé que l’événement ne constituait pas un accident de service au sens de l’article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, faute de lien direct avec l’exercice des fonctions. La demande d’annulation de l’arrêté du 10 mai 2023 a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société MT Bat contestant une amende administrative de 24 500 euros pour manquements aux règles d'hygiène et de sécurité sur un chantier. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'une durée d'intervention inférieure à quatre mois pour échapper à ses obligations, et que les manquements constatés (absence de vestiaires, de lavabos adaptés, de savon, de papier hygiénique, de chasses d'eau, de moyens de séchage des mains, de micro-ondes et d'eau potable) étaient établis. Il a également écarté l'application du droit à l'erreur prévu par l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration, estimant que les régularisations étaient intervenues tardivement. La solution s'appuie sur les articles L. 8115-1, R. 4534-137 et R. 4534-143 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande d'indemnisation de M. A..., sapeur-pompier, qui sollicitait la réparation des préjudices résultant de l'annulation contentieuse de la liste d'aptitude pour l'accès au grade de sergent établie par le SDIS de La Réunion. Le tribunal a considéré que le lien de causalité direct entre l'illégalité fautive et les préjudices allégués n'était pas établi, notamment car la nomination de M. A... au grade de sergent n'était pas certaine. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration et les dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. B..., technicien des systèmes d'information, qui contestait son classement en groupe 2 du RIFSEEP et demandait une revalorisation indemnitaire rétroactive au 1er janvier 2021. La juridiction a constaté que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 8 juillet 2021 étaient tardives, car le délai de recours de deux mois était expiré. En application des articles L. 112-2, L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 421-2 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision verbale du 17 avril 2024 par laquelle le préfet de La Réunion a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne. Le tribunal a retenu le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, le préfet n’ayant pas justifié de l’identité de l’agent ni d’une délégation de signature. En conséquence, il a enjoint au préfet d’enregistrer la demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de délivrer un récépissé dans un délai d’un mois. L’État a également été condamné à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de l'éducation nationale, considérant que l'annulation des décisions antérieures par le tribunal administratif de la Polynésie française ne privait pas d'objet le recours contre l'arrêté du 24 août 2022, dès lors que cet acte avait reçu exécution. Le tribunal a ensuite annulé cet arrêté par voie de conséquence de l'annulation de la décision du 24 mars 2022 et de l'arrêté du 13 mai 2022, dont il constituait la base légale. La solution retenue s'appuie sur les principes de l'annulation par voie de conséquence en matière d'excès de pouvoir, sans référence à des textes spécifiques.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., attaché principal, qui contestait le refus implicite de le nommer rétroactivement au grade d'attaché hors classe à compter du 1er janvier 2017 et demandait réparation de son préjudice matériel. Le juge a estimé que l'inscription au tableau d'avancement, intervenue le 24 août 2023 suite à l'annulation du tableau de 2017, ne conférait pas un droit automatique à une nomination avec effet rétroactif, celle-ci relevant du pouvoir discrétionnaire de l'autorité territoriale. La solution s'appuie sur les articles L. 522-23 à L. 522-29 du code général de la fonction publique, qui subordonnent l'avancement à l'inscription à un tableau annuel et à une nomination par l'autorité territoriale, sans prévoir d'effet rétroactif.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la société CIMON CONSORTIUM, sous-traitante, qui réclamait au syndicat mixte ILEVA le paiement direct de prestations réalisées dans le cadre d’un marché public de construction d’un pôle de traitement des déchets. Le tribunal a estimé que la société n’établissait pas la réalité et le montant des prestations qu’elle aurait effectuées avant l’arrêt du chantier en juin 2022, ni avoir sollicité le paiement direct dans les conditions prévues par le code de la commande publique. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 2193-11 et suivants du code de la commande publique relatifs au paiement direct du sous-traitant.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un jugement du 15 octobre 2024, qui condamnait l'État à lui verser une majoration de traitement. En cours d'instance, le recteur de l'académie de Mayotte a justifié avoir versé les sommes dues, et M. B... s'est désisté de sa demande. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 636-1 du code de justice administrative. Aucune mesure d'exécution forcée n'a donc été ordonnée.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, était saisi par Mme D... d'une demande de suspension de la décision implicite du recteur refusant d'exécuter intégralement la décision de la CDAPH attribuant à son enfant une aide humaine individuelle (AESH) de 24 heures par semaine. Le juge des référés a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le recteur avait pris une décision le 13 octobre 2025 pour assurer cet accompagnement à compter du 27 octobre 2025. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 600 euros à Mme D... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Version Argent pour contester une amende administrative de 15 400 euros infligée le 6 octobre 2023 par la directrice de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, ainsi que le titre de perception émis pour son recouvrement. La société invoquait un défaut de respect de la procédure contradictoire et contestait le bien-fondé des manquements constatés en matière de durées maximales de travail et de repos hebdomadaire. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que la procédure contradictoire avait été respectée et que les manquements étaient établis sur la base du rapport de l’inspection du travail. La décision s’appuie sur les articles L. 8115-1, L. 8115-3, L. 3121-18, L. 3121-20 et L. 3132-2 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... D... pour faire suspendre le refus implicite du recteur d'exécuter la décision de la CDAPH attribuant à son enfant une aide humaine individuelle (AESH) de 24 heures hebdomadaires. Le juge a constaté que l'absence de mise en place de cet accompagnement depuis la rentrée scolaire portait une atteinte grave et immédiate à la scolarité de l'enfant, caractérisant ainsi une situation d'urgence non contestée. Il a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'éducation, garanti par les articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l'éducation et la loi du 11 février 2005, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision de refus et enjoint au recteur de La Réunion de mettre en place l'accompagnement AESH dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du recteur refusant d’exécuter la décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle (AESH) de 18 heures hebdomadaires à l’enfant D... pour la période 2024-2026. Le juge a estimé que l’absence d’accompagnement depuis la rentrée 2025 portait une atteinte grave et immédiate à la scolarité de l’enfant, caractérisant ainsi l’urgence. Il a également retenu que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l’éducation, garanti par les articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l’éducation et la loi du 11 février 2005, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au recteur de mettre en place l’accompagnement sous huitaine, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D... pour faire cesser l'absence d'exécution par le rectorat de la décision de la CDAPH attribuant à son enfant une aide humaine individuelle (AESH) de 24 heures par semaine. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par l'atteinte grave et immédiate à la scolarité de l'enfant depuis la rentrée scolaire. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'éducation, garanti par les articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l'éducation et la loi du 11 février 2005, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus implicite de l'administration. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision rectorale et enjoint au recteur de La Réunion de mettre en place l'accompagnement AESH sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... contestant une retenue de 70 euros sur son RSA. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la CAF, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de ce recours, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.