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Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur la demande de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en prononçant des dégrèvements, rendant sans objet une partie du litige. Pour le surplus des cotisations restant en litige au titre de l'année 2022, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de la tardiveté de la réclamation préalable, conformément aux articles R.190-1 et R.196-2 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer partiel et un rejet pour irrecevabilité du surplus.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., maréchal des logis-chef de gendarmerie, qui contestait sa notation pour l'année 2023. Le requérant invoquait l'irrégularité de la notation, des faits matériellement inexacts et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé que la notation, fondée sur les articles L.4135-1 et R.4135-1 du code de la défense, constituait une appréciation objective de ses qualités et aptitudes. Le juge a exercé un contrôle restreint et a considéré que les appréciations littérales et les niveaux de valeur attribués n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI Youcha d’une demande de réduction de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour un local commercial situé à Saint-Pierre. La société contestait le classement de son local dans la catégorie MAG 3 (« magasins appartenant à un ensemble commercial »), estimant qu’il relevait de la catégorie MAG 1. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que le local, bien que jouxtant d’autres commerces et disposant d’un parking commun, ne présentait pas les caractéristiques d’un ensemble commercial organisé et concerté, faute de galerie marchande, de services communs ou de gestion collective. La solution retenue est fondée sur les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le juge a estimé que, sur le terrain de la loi fiscale, le requérant ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1391 du code général des impôts pour la part de son épouse décédée, faute de mutation cadastrale. Cependant, le tribunal a fait droit à l'argumentation fondée sur la doctrine administrative (réponse ministérielle n° 11875), en accordant l'exonération totale au conjoint survivant remplissant les conditions. La solution retenue est donc l'application de la doctrine administrative, permettant l'exonération totale de la taxe foncière pour M. A....
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de La Réunion du 19 février 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de l'impossibilité pour la requérante de travailler et de subvenir aux besoins de son enfant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA, relatif à la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale", était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en prenant en compte l'ancienneté du séjour de l'intéressée à Mayotte et ses attaches familiales intenses en France.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des cotisations de taxe foncière (2011-2021) dues par l'indivision successorale de sa mère. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions en annulation des décisions de rejet, celles-ci relevant de la procédure spécifique prévue aux articles L. 281 et suivants du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que Mme A..., ayant accepté la succession par un acte notarié de 2000, était tenue aux dettes successorales en application des articles 724 et 785 du code civil, et que sa renonciation ultérieure en 2022 était sans effet. La requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes de mainlevée, d'indemnité et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS Gery-Schaepman, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un garage situé à Saint-Denis. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable, car cet acte est non détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, les conclusions en restitution ont été rejetées comme tardives, la société n'ayant pas présenté sa réclamation dans le délai raisonnable d'un an suivant la connaissance des impositions, conformément aux articles R.190-1 et R.196-2 du livre des procédures fiscales.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français sans délai et d'interdiction de retour de trois ans. Le juge constate que, M. A... étant détenu, le recours devait être introduit dans un délai spécial de sept jours à compter de la notification de la décision, conformément aux articles L. 614-3 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 3 octobre 2025, est tardive et donc irrecevable, ce qui conduit à son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a mis en fabrication un titre de séjour, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné l’État, partie perdante, à verser 800 euros au conseil de la requérante au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un précédent jugement enjoignant au recteur d'examiner sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident. Le recteur ayant soutenu avoir exécuté ce jugement, M. B... s'est désisté de sa requête. Par ordonnance du 6 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... tendant à obtenir la décharge de sa responsabilité solidaire pour diverses impositions (taxes foncières, impôt sur le revenu, taxe d'habitation). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision administrative attaquée dans son intégralité, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée à son avocat, M. B... n'a pas produit le document manquant ni justifié de l'impossibilité de le faire. Le tribunal a donc prononcé le rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire. Le juge a constaté que le requérant ne justifiait pas avoir effectivement saisi l'administration, faute de preuve de transmission de son courrier. En l'absence de décision préalable, les conclusions étaient dirigées contre un acte inexistant et donc manifestement irrecevables. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 19 juin 2023. Le juge a considéré que la requérante ne démontrait pas, par des éléments nouveaux survenus après les décisions juridictionnelles ayant validé la mesure d'éloignement, une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment à sa vie privée et familiale ou à son droit à la santé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A... B..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable depuis le 10 octobre 2024. Constatant l'absence d'offre concrète et l'urgence persistante, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2026, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A... d’une demande de décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2022. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’administration, considérant que le requérant contestait sa qualité de propriétaire au 1er janvier 2022 et non une exonération. Constatant que l’appartement n’était achevé que le 1er décembre 2022, le tribunal a fait application des articles 1415 et 1406 du code général des impôts pour juger que M. A... n’était pas redevable de la taxe. Il a prononcé la décharge de la cotisation litigieuse.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A... d'une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2024, concernant des logements vacants. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives aux années 2023 et 2024, faute de réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, pour les années 2021 et 2022, le tribunal a rejeté la demande en considérant que M. A... n'apportait pas la preuve que la vacance des logements était indépendante de sa volonté, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts pour obtenir un dégrèvement. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la demande de la SELARL Franklin Bach, liquidatrice de la SAS Bâti Pro, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2019. La société invoquait une exonération applicable aux immeubles situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, sur le fondement de l'article 1383 C du code général des impôts. Le tribunal constate que la contribuable n'a pas souscrit la déclaration prévue à l'article 315 quindecies A de l'annexe III au code général des impôts, condition impérative pour bénéficier de l'exonération. En conséquence, la requête est rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SELARL Franklin Bach, liquidatrice judiciaire de la SAS Bâtipro, d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2019 pour l’hôtel « Les Jardins de Bourbon ». Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à hauteur d’un dégrèvement de 4 554 euros accordé par l’administration. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l’inhabitabilité ou de l’inexploitabilité de l’hôtel au 1er janvier 2019, faute de preuve d’une atteinte au gros œuvre, et a écarté les autres moyens relatifs à la surface pondérée et à la classification hôtelière, faute d’éléments probants. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, en application des articles 1380 et suivants du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Avenir fluides, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui verser la cinquième échéance de l’aide « emplois francs ». La société soutenait ne pas avoir reçu le formulaire de déclaration d’actualisation nécessaire au versement. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article 8 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019, la société n’avait pas produit l’attestation de présence dans le délai de deux mois suivant l’échéance du semestre, et qu’elle ne justifiait pas s’être manifestée auprès de l’administration pour signaler l’absence de formulaire. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... qui demandait, au titre du droit au logement opposable, une injonction de relogement suite à une décision de la commission de médiation du 16 novembre 2023 la reconnaissant comme prioritaire. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 18 septembre 2025, était manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-1 du code de justice administrative, lequel court à compter de l'expiration du délai de six mois applicable à La Réunion (article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation). En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.