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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS Gery-Schaepman, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un garage situé à Saint-Denis. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable, car cet acte est non détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, les conclusions en restitution ont été rejetées comme tardives, la société n'ayant pas présenté sa réclamation dans le délai raisonnable d'un an suivant la connaissance des impositions, conformément aux articles R.190-1 et R.196-2 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui contestait la taxe d'habitation sur les résidences secondaires due pour deux logements loués sur Airbnb en 2023. Le juge a estimé que le propriétaire, qui conservait la latitude d'accepter ou refuser les locations, était réputé en conserver la disposition ou la jouissance au 1er janvier, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est que le propriétaire d'un bien loué en meublé de courte durée est redevable de la taxe d'habitation lorsqu'il peut en disposer une partie de l'année.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la société Batipro, représentée par son liquidateur, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2017 concernant des locaux commerciaux à Saint-Denis. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition, la société ayant pu accéder aux éléments de calcul en cours d'instance. Sur le fond, il a jugé que la société ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1383 C ter du code général des impôts, faute d'avoir souscrit la déclaration obligatoire dans les délais requis par l'article 315 quindecies A de l'annexe III au même code. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SCI CA Run Développement. Celle-ci demandait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2020, en soutenant que la correction des surfaces déclarées ne constituait pas un changement de consistance au sens de l'article 1406 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les déclarations rectificatives de 2022, qui modifiaient les surfaces et catégories des locaux, constituaient un changement de consistance. En application des articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts, ce changement faisait perdre à la société le bénéfice des dispositifs transitoires de planchonnement et de lissage. La demande a donc été rejetée.
Cette décision du Tribunal Administratif de La Réunion concerne le recours pour excès de pouvoir formé par Mme A..., personnel de direction de l'Éducation nationale, contre le compte rendu de son entretien professionnel 2021-2022 et le rejet de sa demande de révision par la rectrice. La requérante conteste principalement l'incompétence de l'autorité ayant mené l'entretien (la rectrice au lieu du directeur académique) et l'inexactitude matérielle des appréciations portées sur ses compétences, notamment managériales et de pilotage. Le tribunal, statuant en formation de juge unique sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, examine la légalité de ces décisions au regard des dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et de l'arrêté du 29 juin 2021 relatifs à l'entretien professionnel des personnels de direction. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la compétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation des faits invoquée par la requérante.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C... contestant sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023. Les conclusions en annulation des décisions de rejet de ses réclamations préalables ont été jugées irrecevables, ces actes étant non détachables de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal a considéré que les parcelles AY 155 et 156, louées à des fins commerciales (entreposage et parking), étaient imposables à bon droit en application des articles 1381 et 1498 du code général des impôts, leur usage commercial étant établi.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI Dufak d’une demande de réduction de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2023, contestant le classement de son local commercial en catégorie MAG 3 (« magasins appartenant à un ensemble commercial »). Le tribunal a fait droit à la requête, estimant que le local, bien que jouxtant d’autres commerces et partageant un parking, ne constituait pas un ensemble commercial organisé au sens de l’article 310 Q de l’annexe II au code général des impôts, faute de galerie marchande ou de services communs. La solution retenue est le reclassement en catégorie MAG 1, justifiant une réduction de la cotisation, avec intérêts moratoires et frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., inspecteur des finances publiques, qui contestait les comptes rendus de son entretien professionnel pour l'année 2022. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en évaluant l'agent sur la base de ses trois mois de présence effective, cette durée étant suffisante pour une première appréciation. Il a également estimé que les critiques sur ses compétences managériales et techniques n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation, et que l'évaluation n'était pas contradictoire. La requête a été rejetée sur le fondement du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision de la directrice de l'école primaire Jeanne Nativel refusant de convoquer une équipe éducative pour discuter du passage anticipé de son fils en CM2. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas justifiée, l'absence de la directrice et l'angoisse alléguée de l'enfant n'étant pas suffisamment établies. Il a également considéré que le refus contesté ne révélait pas, en l'état, une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur la demande de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en prononçant des dégrèvements, rendant sans objet une partie du litige. Pour le surplus des cotisations restant en litige au titre de l'année 2022, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de la tardiveté de la réclamation préalable, conformément aux articles R.190-1 et R.196-2 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer partiel et un rejet pour irrecevabilité du surplus.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des cotisations de taxe foncière (2011-2021) dues par l'indivision successorale de sa mère. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions en annulation des décisions de rejet, celles-ci relevant de la procédure spécifique prévue aux articles L. 281 et suivants du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que Mme A..., ayant accepté la succession par un acte notarié de 2000, était tenue aux dettes successorales en application des articles 724 et 785 du code civil, et que sa renonciation ultérieure en 2022 était sans effet. La requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes de mainlevée, d'indemnité et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SCI Sully. Celle-ci contestait le classement et la surface de deux locaux commerciaux à Saint-Denis pour la taxe foncière de 2022 et 2023. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, car cette décision n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, il a appliqué les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II, rejetant la demande de réduction des bases d'imposition.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI Youcha d’une demande de réduction de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour un local commercial situé à Saint-Pierre. La société contestait le classement de son local dans la catégorie MAG 3 (« magasins appartenant à un ensemble commercial »), estimant qu’il relevait de la catégorie MAG 1. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que le local, bien que jouxtant d’autres commerces et disposant d’un parking commun, ne présentait pas les caractéristiques d’un ensemble commercial organisé et concerté, faute de galerie marchande, de services communs ou de gestion collective. La solution retenue est fondée sur les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., exploitant de transport routier de personnes, qui contestait le retrait de son autorisation et sa radiation du registre électronique national. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le juge a estimé que, sur le terrain de la loi fiscale, le requérant ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1391 du code général des impôts pour la part de son épouse décédée, faute de mutation cadastrale. Cependant, le tribunal a fait droit à l'argumentation fondée sur la doctrine administrative (réponse ministérielle n° 11875), en accordant l'exonération totale au conjoint survivant remplissant les conditions. La solution retenue est donc l'application de la doctrine administrative, permettant l'exonération totale de la taxe foncière pour M. A....
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de La Réunion du 19 février 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de l'impossibilité pour la requérante de travailler et de subvenir aux besoins de son enfant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA, relatif à la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale", était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en prenant en compte l'ancienneté du séjour de l'intéressée à Mayotte et ses attaches familiales intenses en France.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., maréchal des logis-chef de gendarmerie, qui contestait sa notation pour l'année 2023. Le requérant invoquait l'irrégularité de la notation, des faits matériellement inexacts et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé que la notation, fondée sur les articles L.4135-1 et R.4135-1 du code de la défense, constituait une appréciation objective de ses qualités et aptitudes. Le juge a exercé un contrôle restreint et a considéré que les appréciations littérales et les niveaux de valeur attribués n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Genefim BDDF / IMM / DAI / SGFI d'une demande de réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023, concernant un local professionnel à Saint-Denis. La société contestait la valeur locative retenue par l'administration, estimant qu'une décote de 20 % devait être appliquée pour tenir compte de la différence de superficie entre son local (2 668 m²) et le local-type de référence (106 m²). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la société ne pouvait utilement invoquer les dispositions de l'article 324 AA de l'annexe III au code général des impôts, abrogées depuis 2018. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sur le fondement des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire. Le juge a constaté que le requérant ne justifiait pas avoir effectivement saisi l'administration, faute de preuve de transmission de son courrier. En l'absence de décision préalable, les conclusions étaient dirigées contre un acte inexistant et donc manifestement irrecevables. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... tendant à obtenir la décharge de sa responsabilité solidaire pour diverses impositions (taxes foncières, impôt sur le revenu, taxe d'habitation). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision administrative attaquée dans son intégralité, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée à son avocat, M. B... n'a pas produit le document manquant ni justifié de l'impossibilité de le faire. Le tribunal a donc prononcé le rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.