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Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal fixant la fin de son congé pour invalidité temporaire imputable au service. La juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension au motif de l’absence de doute sérieux sur la légalité de la décision, la requérante a été informée de son obligation de confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. N’ayant pas procédé à cette confirmation dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 2 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Avenir fluides, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui verser la cinquième échéance de l’aide « emplois francs ». La société soutenait ne pas avoir reçu le formulaire de déclaration d’actualisation nécessaire au versement. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article 8 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019, la société n’avait pas produit l’attestation de présence dans le délai de deux mois suivant l’échéance du semestre, et qu’elle ne justifiait pas s’être manifestée auprès de l’administration pour signaler l’absence de formulaire. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de La Réunion demandant la suspension de l’exécution d’une décision du maire de Petite-Île du 10 avril 2025. Cette décision portait sur une non-opposition à une déclaration préalable pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Le juge a considéré la demande irrecevable car la décision attaquée avait été entièrement exécutée, ce qui la rendait insusceptible de suspension au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les demandes de Mme A... concernant le versement rétroactif de l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS) et de la prime de fonctions et de résultats (PFR). Le tribunal a rejeté la requête n° 2300504 comme irrecevable en raison de sa tardiveté, et a également rejeté les conclusions indemnitaires pour défaut de liaison du contentieux. Concernant la requête n° 2400948, le tribunal a annulé l'arrêté du 16 avril 2024 attribuant un rappel d'IFTS, au motif que cette indemnité n'était plus en vigueur depuis 2015, et a rejeté les conclusions indemnitaires pour irrecevabilité. Les demandes de Mme A... ont donc été intégralement rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par un groupement d'entreprises (GTOI, SBT C-SOGEA, Vinci Construction) pour contester une demande de remboursement de 83 961,12 euros émise par la région Réunion le 23 février 2021, relative à des dégâts causés par des incendies lors du mouvement des "gilets jaunes" sur le chantier de la nouvelle route du littoral. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la région, au motif que la demande de remboursement du 23 février 2021 n'avait pas été retirée, contrairement à l'avis de sommes à payer ultérieur. Il a également rejeté la fin de non-recevoir tirée du caractère indissociable de l'acte attaqué du décompte général, en application des principes régissant le contentieux des marchés publics. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête et l'objet du litige, sans application de textes spécifiques autres que les principes généraux du droit administratif des contrats.
Le Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Baracom. Celle-ci contestait des ordres de recouvrement émis par l’Agence de services et de paiement (ASP) pour un trop-perçu d’aide à l’embauche liée à des contrats uniques d’insertion (CUI). Le tribunal a jugé que la société n’avait pas justifié de l’effectivité de l’activité des salariés, en violation de l’article R. 5134-63 du code du travail, et que les relevés bancaires produits ne démontraient pas l’absence de perception des aides. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris la demande de remboursement et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... C... d'une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021, concernant son habitation achevée en octobre 2019. Le requérant soutenait que la délibération communale de 2015, supprimant l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts, était devenue caduque au 1er janvier 2021 suite à la modification législative issue de la loi du 28 décembre 2019. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que la délibération de 2015 était dépourvue de base légale à compter de cette date et que la nouvelle délibération de 2021 n'avait pas d'effet rétroactif. Par conséquent, M. B... C... devait bénéficier de l'exonération pour l'année 2021.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi de trois requêtes concernant le licenciement pour motif disciplinaire de M. D..., salarié protégé, par la société Nutrima Production. La ministre du travail a, par une décision du 28 juin 2023, retiré la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et annulé la décision initiale de l'inspectrice du travail du 6 octobre 2022, autorisant ainsi le licenciement. Le tribunal a constaté que les requêtes de la société Nutrima Production (n° 2201511 et 2300634) étaient devenues sans objet du fait de cette décision ministérielle favorable. En revanche, statuant sur la requête de M. D... (n° 2301172), le tribunal a annulé la décision du 28 juin 2023 de la ministre du travail, au motif que l'administration n'avait pas examiné l'ensemble des éléments soumis par le salarié, notamment ses observations sur le harcèlement moral et la discrimination, en méconnaissance des principes généraux du droit de la défense et de l'article L. 2421-3 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SCI de Pontho, qui sollicitait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société invoquait la vacance involontaire de son bien immobilier situé à La Rivière Saint-Louis, en application de l’article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la vacance n’était pas indépendante de la volonté du contribuable, car la SCI avait acquis le bien en connaissance de son état de vétusté et n’avait pas entrepris les travaux nécessaires pour y remédier. La solution retenue est fondée sur les articles 1380, 1389 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique (R. 222-13), a rejeté les requêtes de la SELARL Franklin Bach, liquidatrice judiciaire de la SA Bati Pro Logements Intermédiaires (BLI). Ces requêtes contestaient le classement en catégorie 5M et le coefficient de situation de la résidence Baies Roses, demandant une réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2015 et 2020. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour l'année 2015, suite à un dégrèvement accordé par l'administration sur le coefficient d'entretien. Sur le surplus, il a jugé que la société requérante n'apportait pas la preuve que les caractéristiques des logements justifiaient un classement en catégorie inférieure ou un coefficient de situation moins élevé, et a rejeté les conclusions fondées sur les articles 1496 et 1498 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SELARL Franklin Bach, liquidatrice judiciaire de la SA Batipro Logements Intermédiaires, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2013 pour des logements à Saint-Paul. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité du local de référence, estimant que le tarif contesté n'avait pas été fixé par référence à un local-type devenu invalide et que le choix du local de référence ne pouvait être contesté que dans les conditions prévues à l'article 1503 du code général des impôts. Il a également rejeté le moyen relatif au coefficient d'entretien, faute pour la requérante de produire des justificatifs suffisants démontrant la vétusté alléguée et le montant des travaux nécessaires. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l'imposition contestée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SARL Institut de formation de La Réunion (IFR) d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de La Réunion du 27 septembre 2022. Cette décision confirmait une obligation de remboursement de 50 364 euros aux cocontractants et imposait le paiement de 36 812,23 euros au Trésor public en application de l’article L. 6362-7 du code du travail. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision préfectorale, fondée sur le code du travail.
Le Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Avenir formation océan Indien, qui contestait la décision du préfet de La Réunion du 18 avril 2023 lui imposant de rembourser 23 367 euros au Trésor public pour inexécution partielle de prestations de formation par apprentissage. Le tribunal a écarté les moyens d’irrégularité de la procédure de contrôle et d’absence de base légale, en application des articles L. 6362-6, L. 6362-7-1 et L. 6354-1 du code du travail. Il a jugé que la sanction était proportionnée, conformément à la réserve d’interprétation du Conseil constitutionnel (décision n° 2016-619 QPC du 16 mars 2017), et que le montant réclamé ne dépassait pas les sommes indûment perçues. La demande de décharge partielle ou totale a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la demande de la SELARL Franklin Bach, liquidatrice de la SAS Bâti Pro, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2019. La société invoquait une exonération applicable aux immeubles situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, sur le fondement de l'article 1383 C du code général des impôts. Le tribunal constate que la contribuable n'a pas souscrit la déclaration prévue à l'article 315 quindecies A de l'annexe III au code général des impôts, condition impérative pour bénéficier de l'exonération. En conséquence, la requête est rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. H..., professeur agrégé, contestant la décision du ministre de l’éducation nationale fixant son appréciation finale de carrière au niveau « à consolider ». Le requérant invoquait notamment un vice d’incompétence, un défaut de motivation et une erreur d’appréciation. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant que les signataires des décisions disposaient d’une délégation de signature régulière et que la décision du 18 février 2022 était suffisamment motivée. La solution retenue est fondée sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SELARL Franklin Bach, liquidatrice judiciaire de la SAS Bâtipro, d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2019 pour l’hôtel « Les Jardins de Bourbon ». Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à hauteur d’un dégrèvement de 4 554 euros accordé par l’administration. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l’inhabitabilité ou de l’inexploitabilité de l’hôtel au 1er janvier 2019, faute de preuve d’une atteinte au gros œuvre, et a écarté les autres moyens relatifs à la surface pondérée et à la classification hôtelière, faute d’éléments probants. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, en application des articles 1380 et suivants du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Le requérant soutenait avoir vendu le bien le 13 février 2020, mais le tribunal a constaté que la mutation cadastrale n'avait pas été publiée. En application des articles 1402 et 1403 du code général des impôts, l'ancien propriétaire reste redevable de la taxe tant que la mutation n'est pas effectuée. La demande de sursis de paiement a été jugée sans objet, le tribunal statuant au fond.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de La Réunion demandant la suspension de la décision du maire de Petite-Île du 12 mai 2025. Cette décision portait non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le juge a constaté que la décision attaquée avait été entièrement exécutée, la rendant insusceptible d'être suspendue. Il a appliqué l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'existence d'une décision encore exécutoire.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la SELARL Franklin Bach, liquidatrice judiciaire de la SA Batipro Logements Intermédiaires, qui demandait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2011 et 2012 concernant la résidence Lataniers. La société soutenait que les valeurs locatives n'avaient pas été déterminées conformément à l'article 1496 du code général des impôts et que le coefficient d'entretien devait être abaissé en raison de l'état des logements. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence de conformité à l'article 1496 était inopérant, faute pour la requérante d'avoir contesté les éléments de la liste des locaux de référence dans les délais prévus à l'article 1503 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A... d’une demande de décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2022. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’administration, considérant que le requérant contestait sa qualité de propriétaire au 1er janvier 2022 et non une exonération. Constatant que l’appartement n’était achevé que le 1er décembre 2022, le tribunal a fait application des articles 1415 et 1406 du code général des impôts pour juger que M. A... n’était pas redevable de la taxe. Il a prononcé la décharge de la cotisation litigieuse.