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Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a mis en fabrication un titre de séjour, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné l’État, partie perdante, à verser 800 euros au conseil de la requérante au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français sans délai et d'interdiction de retour de trois ans. Le juge constate que, M. A... étant détenu, le recours devait être introduit dans un délai spécial de sept jours à compter de la notification de la décision, conformément aux articles L. 614-3 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 3 octobre 2025, est tardive et donc irrecevable, ce qui conduit à son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un précédent jugement enjoignant au recteur d'examiner sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident. Le recteur ayant soutenu avoir exécuté ce jugement, M. B... s'est désisté de sa requête. Par ordonnance du 6 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A... B..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable depuis le 10 octobre 2024. Constatant l'absence d'offre concrète et l'urgence persistante, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2026, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 19 juin 2023. Le juge a considéré que la requérante ne démontrait pas, par des éléments nouveaux survenus après les décisions juridictionnelles ayant validé la mesure d'éloignement, une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment à sa vie privée et familiale ou à son droit à la santé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SARL Institut de formation de La Réunion (IFR) d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de La Réunion du 27 septembre 2022. Cette décision confirmait une obligation de remboursement de 50 364 euros aux cocontractants et imposait le paiement de 36 812,23 euros au Trésor public en application de l’article L. 6362-7 du code du travail. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision préfectorale, fondée sur le code du travail.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Avenir fluides, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui verser la cinquième échéance de l’aide « emplois francs ». La société soutenait ne pas avoir reçu le formulaire de déclaration d’actualisation nécessaire au versement. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article 8 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019, la société n’avait pas produit l’attestation de présence dans le délai de deux mois suivant l’échéance du semestre, et qu’elle ne justifiait pas s’être manifestée auprès de l’administration pour signaler l’absence de formulaire. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la demande de la SELARL Franklin Bach, liquidatrice de la SAS Bâti Pro, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2019. La société invoquait une exonération applicable aux immeubles situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, sur le fondement de l'article 1383 C du code général des impôts. Le tribunal constate que la contribuable n'a pas souscrit la déclaration prévue à l'article 315 quindecies A de l'annexe III au code général des impôts, condition impérative pour bénéficier de l'exonération. En conséquence, la requête est rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SELARL Franklin Bach, liquidatrice judiciaire de la SAS Bâtipro, d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2019 pour l’hôtel « Les Jardins de Bourbon ». Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à hauteur d’un dégrèvement de 4 554 euros accordé par l’administration. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l’inhabitabilité ou de l’inexploitabilité de l’hôtel au 1er janvier 2019, faute de preuve d’une atteinte au gros œuvre, et a écarté les autres moyens relatifs à la surface pondérée et à la classification hôtelière, faute d’éléments probants. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, en application des articles 1380 et suivants du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de La Réunion demandant la suspension de l’exécution d’une décision du maire de Petite-Île du 10 avril 2025. Cette décision portait sur une non-opposition à une déclaration préalable pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Le juge a considéré la demande irrecevable car la décision attaquée avait été entièrement exécutée, ce qui la rendait insusceptible de suspension au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique (R. 222-13), a rejeté les requêtes de la SELARL Franklin Bach, liquidatrice judiciaire de la SA Bati Pro Logements Intermédiaires (BLI). Ces requêtes contestaient le classement en catégorie 5M et le coefficient de situation de la résidence Baies Roses, demandant une réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2015 et 2020. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour l'année 2015, suite à un dégrèvement accordé par l'administration sur le coefficient d'entretien. Sur le surplus, il a jugé que la société requérante n'apportait pas la preuve que les caractéristiques des logements justifiaient un classement en catégorie inférieure ou un coefficient de situation moins élevé, et a rejeté les conclusions fondées sur les articles 1496 et 1498 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par un détenu, M. A..., d’un recours en excès de pouvoir contre une lettre du 30 mars 2023 par laquelle la société Eevents a résilié son contrat d'emploi pénitentiaire pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête, relevant d'office que cette lettre constituait une simple mesure préparatoire et non une décision administrative susceptible de recours. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les moyens invoqués tirés de la méconnaissance de l'article R. 412-38 du code pénitentiaire ou de l'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Le requérant soutenait avoir vendu le bien le 13 février 2020, mais le tribunal a constaté que la mutation cadastrale n'avait pas été publiée. En application des articles 1402 et 1403 du code général des impôts, l'ancien propriétaire reste redevable de la taxe tant que la mutation n'est pas effectuée. La demande de sursis de paiement a été jugée sans objet, le tribunal statuant au fond.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de La Réunion demandant la suspension de la décision du maire de Petite-Île du 12 mai 2025. Cette décision portait non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le juge a constaté que la décision attaquée avait été entièrement exécutée, la rendant insusceptible d'être suspendue. Il a appliqué l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'existence d'une décision encore exécutoire.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. H..., professeur agrégé, contestant la décision du ministre de l’éducation nationale fixant son appréciation finale de carrière au niveau « à consolider ». Le requérant invoquait notamment un vice d’incompétence, un défaut de motivation et une erreur d’appréciation. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant que les signataires des décisions disposaient d’une délégation de signature régulière et que la décision du 18 février 2022 était suffisamment motivée. La solution retenue est fondée sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal fixant la fin de son congé pour invalidité temporaire imputable au service. La juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension au motif de l’absence de doute sérieux sur la légalité de la décision, la requérante a été informée de son obligation de confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. N’ayant pas procédé à cette confirmation dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 2 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A..., agent du CHU de La Réunion, qui contestait le refus de reporter 5 jours de congés annuels de l'année 2023, acquis avant son placement en congé de longue maladie (CLM) d'avril à décembre 2023. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, en se fondant sur l'article 4 du décret n°2002-8 du 4 janvier 2002, qui subordonne le report de congés à une autorisation exceptionnelle de l'administration. Il a également écarté le moyen tiré de la directive 2003/88/CE, jugeant que le droit au report des congés non pris pour cause de maladie n'est pas absolu et que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le report sollicité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par un groupement d'entreprises (GTOI, SBT C-SOGEA, Vinci Construction) pour contester une demande de remboursement de 83 961,12 euros émise par la région Réunion le 23 février 2021, relative à des dégâts causés par des incendies lors du mouvement des "gilets jaunes" sur le chantier de la nouvelle route du littoral. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la région, au motif que la demande de remboursement du 23 février 2021 n'avait pas été retirée, contrairement à l'avis de sommes à payer ultérieur. Il a également rejeté la fin de non-recevoir tirée du caractère indissociable de l'acte attaqué du décompte général, en application des principes régissant le contentieux des marchés publics. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête et l'objet du litige, sans application de textes spécifiques autres que les principes généraux du droit administratif des contrats.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les demandes de Mme A... concernant le versement rétroactif de l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS) et de la prime de fonctions et de résultats (PFR). Le tribunal a rejeté la requête n° 2300504 comme irrecevable en raison de sa tardiveté, et a également rejeté les conclusions indemnitaires pour défaut de liaison du contentieux. Concernant la requête n° 2400948, le tribunal a annulé l'arrêté du 16 avril 2024 attribuant un rappel d'IFTS, au motif que cette indemnité n'était plus en vigueur depuis 2015, et a rejeté les conclusions indemnitaires pour irrecevabilité. Les demandes de Mme A... ont donc été intégralement rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Baracom. Celle-ci contestait des ordres de recouvrement émis par l’Agence de services et de paiement (ASP) pour un trop-perçu d’aide à l’embauche liée à des contrats uniques d’insertion (CUI). Le tribunal a jugé que la société n’avait pas justifié de l’effectivité de l’activité des salariés, en violation de l’article R. 5134-63 du code du travail, et que les relevés bancaires produits ne démontraient pas l’absence de perception des aides. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris la demande de remboursement et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.