5 367 décisions disponibles — page 48/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requête se bornait à transmettre des documents (accusés de réception de recours préalables et certificat médical) sans exposer de conclusions ou de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, le vice-président a prononcé le rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de La Réunion demandant la suspension de la décision du maire de Petite-Île du 12 mai 2025. Cette décision portait non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le juge a constaté que la décision attaquée avait été entièrement exécutée, la rendant insusceptible d'être suspendue. Il a appliqué l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'existence d'une décision encore exécutoire.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A..., agent du CHU de La Réunion, qui contestait le refus de reporter 5 jours de congés annuels de l'année 2023, acquis avant son placement en congé de longue maladie (CLM) d'avril à décembre 2023. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, en se fondant sur l'article 4 du décret n°2002-8 du 4 janvier 2002, qui subordonne le report de congés à une autorisation exceptionnelle de l'administration. Il a également écarté le moyen tiré de la directive 2003/88/CE, jugeant que le droit au report des congés non pris pour cause de maladie n'est pas absolu et que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le report sollicité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... qui demandait, au titre du droit au logement opposable, une injonction de relogement suite à une décision de la commission de médiation du 16 novembre 2023 la reconnaissant comme prioritaire. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 18 septembre 2025, était manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-1 du code de justice administrative, lequel court à compter de l'expiration du délai de six mois applicable à La Réunion (article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation). En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal fixant la fin de son congé pour invalidité temporaire imputable au service. La juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension au motif de l’absence de doute sérieux sur la légalité de la décision, la requérante a été informée de son obligation de confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. N’ayant pas procédé à cette confirmation dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 2 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l’association GUEP visant à annuler l’arrêté préfectoral du 11 août 2022 autorisant l’exploitation d’une carrière par la SAS Prefabloc Agrégats à Saint-André. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’insuffisance du dossier de demande, l’étude d’impact, l’absence de dérogation espèces protégées, et la conformité aux schémas locaux (SDC, SAR, SMVM, PPRn, PLU). La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, le juge considérant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement, notamment les articles L. 181-27 et L. 511-1, ainsi que sur la Charte de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la SA La Poste. Celle-ci contestait le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement de M. A..., salarié protégé en tant que conseiller du salarié. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par La Poste, notamment l'absence de justification de la compétence du signataire et les erreurs de droit ou d'appréciation concernant le délai de consultation de la commission consultative paritaire et l'application de l'article L. 1332-4 du code du travail, n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de l'inspectrice du travail du 25 mai 2022 et la décision ministérielle du 9 mars 2023 ont été confirmées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante mauricienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier de la continuité de son séjour et de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France. Par conséquent, les moyens soulevés par voie d'exception contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par les parents d’un enfant autiste, A..., d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis par leur famille en raison de l’absence d’accompagnement en SESSAD et de l’absence de placement temporaire en IME, malgré les décisions de la MDPH. Les requérants invoquaient la responsabilité de l’État pour faute, fondée sur les articles L. 114-1 et L. 246-1 du code de l’action sociale et des familles et du code de l’éducation, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, considérant que les préjudices allégués n’étaient pas établis et que la responsabilité de l’État n’était pas engagée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauricien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de la continuité de son séjour et de liens personnels et familiaux suffisamment anciens et stables en France. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une demande d’exécution du jugement du 29 juin 2024, qui annulait un refus de séjour et enjoignait au préfet de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le préfet a justifié avoir délivré le titre de séjour le 21 juillet 2025, ce que Mme A... n’a pas contesté. En conséquence, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’exécution, en application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL TPL, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2022 ordonnant la suppression de ses installations classées et la remise en état du site à Saint-Louis. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'avis du conseil départemental de l'environnement, et des erreurs de fait et d'appréciation concernant la nature des activités exercées. Il a jugé que l'arrêté était fondé sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 171-7 du code de l'environnement, la société exploitant sans autorisation des installations de stockage de déchets inertes (rubrique 2760-3) et de transit de déchets non dangereux (rubrique 2714).
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la SA La Poste. La société demandait l’annulation des décisions de l’inspectrice du travail et du ministre chargé du travail ayant refusé d’autoriser le licenciement de M. A..., salarié protégé. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à l’erreur d’appréciation sur le délai de consultation de la commission consultative paritaire, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme le refus d’autorisation de licenciement, en application des dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SAS Bakir, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser 6 096 000 euros pour le préjudice économique résultant d'une prétendue obstruction à son projet de centre commercial. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, dès lors que les refus d'agrément de vente et de permis modificatif, bien qu'illégaux, n'étaient pas constitutifs d'une faute de nature à engager sa responsabilité sans lien direct de causalité avec le préjudice allégué. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application spécifique du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... A... contestant le refus d’une aide à la création d’entreprise par le conseil régional. La requérante n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, écarte le recours pour excès de pouvoir sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du département de La Réunion à lui verser 1 500 euros pour des préjudices matériels et moraux. Elle soutenait que des travaux d'enrobés sur la route départementale n°3 avaient créé un dénivelé endommageant son véhicule. Le tribunal estime que la requérante ne démontre ni la réalité des préjudices invoqués, ni leur lien de causalité direct et certain avec les travaux. La responsabilité du département n'est donc pas engagée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du préfet de La Réunion du 12 avril 2024 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant mauricien, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit du préfet, qui a opposé à tort l'absence de visa consulaire pour refuser le titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rappelé que l'article L. 412-2 du CESEDA exempte les demandeurs de ce titre de la production d'un visa de long séjour. Par conséquent, le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont été annulés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du maire de Saint-Paul du 9 février 2023 refusant un permis de construire pour une extension et un logement de fonction sur un bâtiment agricole. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, car la demande ne portait que sur une partie des travaux réalisés sans autorisation, nécessitant une régularisation globale. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de demande de régularisation préalable et celui relatif à une erreur manifeste d'appréciation du classement en zone agricole par le plan local d'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A..., M. C... et M. B... demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 août 2022 autorisant la SAS Prefabloc Agrégats à exploiter une carrière à Saint-André. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de l'étude d'impact au regard de l'article R. 122-5 du code de l'environnement, la compatibilité avec le schéma d'aménagement régional et le plan local d'urbanisme, ainsi que la méconnaissance de la Charte du parc national de La Réunion et du principe de précaution. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants, sans qu'il soit fait droit à leur demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. E..., ressortissant comorien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le requérant contestait également la légalité de cette décision au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. E..., jugeant que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation et que la décision ne méconnaissait ni les stipulations conventionnelles invoquées ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.