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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par les héritiers de M. A C, ancien agent de la commune de La Possession, d’une demande indemnitaire de 100 000 euros pour harcèlement moral et manquement à l’obligation de sécurité. Les requérants invoquaient notamment une perte de responsabilités, une diminution de rémunération et la diffusion d’informations personnelles sur un groupe WhatsApp créé par le maire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments présentés ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article L.133-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, gérant d’une entreprise individuelle, qui contestait le montant de l’aide « emplois francs » versée par France Travail pour la période du 24 décembre 2022 au 23 juin 2023. Le tribunal a jugé que le renouvellement du contrat à durée déterminée de son salarié pour une durée inférieure à six mois ne permettait pas de bénéficier de l’intégralité de l’aide, conformément à l’article 6 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D, agent contractuel de la commune de Saint-Pierre, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de quinze jours avec sursis. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’arrêté et d’insuffisance de motivation. Elle a estimé que les faits de harcèlement moral et de dénigrement, établis par des comptes-rendus et une enquête administrative, constituaient une faute justifiant la sanction, laquelle était proportionnée. La décision se fonde sur les articles L. 533-1 et L. 533-3 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. Darmon et autres demandant l'annulation de l'arrêté du directeur général de l'ARS de La Réunion du 23 octobre 2024 dissolvant le Conseil départemental de l'ordre des médecins (CDOM) de La Réunion. Le tribunal a jugé que la dissolution était justifiée par l'impossibilité pour le CDOM de fonctionner régulièrement, compte tenu de l'annulation des élections de juin et juillet 2024, des tensions internes et des manquements dans l'exercice de ses missions. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 4123-2 du code de la santé publique, qui permet la dissolution en cas de carence grave. Les moyens tirés de la violation du contradictoire et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les recours de M. A, agent territorial, contestant d’une part sa suspension conservatoire d’un mois (arrêté du 5 mai 2023) et d’autre part sa sanction d’exclusion temporaire de six mois (arrêté du 23 avril 2024). Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que la suspension était justifiée par des faits présentant un degré suffisant de gravité et de vraisemblance, et que la procédure disciplinaire, bien que critiquée, n’était entachée d’aucune irrégularité substantielle. Il a également écarté les conclusions indemnitaires pour absence de demande préalable. Les décisions ont été prises en application du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 24 juin 2024 par laquelle le maire de Saint-André avait affecté Mme A, attachée territoriale principale, au poste de coordinateur du dispositif "cité éducative". Le tribunal a jugé que cette décision faisait grief à l'agent, car elle entraînait une perte de responsabilités et d'éléments de rémunération, écartant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par la commune. La solution retenue s'appuie sur l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, qui impose la communication préalable du dossier à l'agent public avant toute mesure individuelle défavorable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le tableau d'avancement au grade d'adjoint administratif territorial principal de 1ère classe pour 2023. La requérante invoquait notamment l'absence de classement par ordre de mérite, une erreur manifeste d'appréciation et l'irrégularité des lignes directrices de gestion. Le tribunal a jugé que le département de La Réunion avait régulièrement établi les critères d'avancement via des lignes directrices de gestion pour 2021-2026 et que les ratios de promotion étaient fixés conformément aux textes applicables (code général de la fonction publique, décrets n° 2006-1690, 2014-1526, 2016-596 et 2019-1265). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, incluant l'annulation du tableau, des nominations individuelles et les conclusions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 35 227,98 euros contre le SDIS de La Réunion, en raison de l’illégalité du refus d’admission au concours interne de sergent, annulé pour méconnaissance du principe d’impartialité. Le tribunal a reconnu que cette illégalité constituait une faute de nature à engager la responsabilité du SDIS. Cependant, il a estimé que M. B n’apportait pas la preuve d’un lien de causalité direct entre cette faute et les préjudices allégués (frais de concours, perte de carrière, préjudice moral et de discrimination). Par conséquent, le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires de M. B et a mis à sa charge les frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de la commune de Saint-Joseph et de M. D visant à l'annulation d'un marché public de collecte des ordures ménagères conclu entre la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) et la SPL SUDEC, ainsi que de la délibération l'approuvant. Le tribunal a rejeté la requête en raison de son irrecevabilité, constatant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, la compétence en matière de déchets ayant été transférée à la CASUD. Il a également relevé que le recours était tardif, le délai de deux mois ayant commencé à courir à compter de la convocation des conseillers communautaires. Les textes appliqués sont le code de la commande publique et le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, sapeur-pompier, d’une demande d’indemnisation de 34 670,66 euros contre le SDIS de La Réunion, en raison de l’illégalité du refus de l’admettre au concours interne de sergent. Cette illégalité, fondée sur une méconnaissance du principe d’impartialité, avait été constatée par un jugement du tribunal du 31 octobre 2019, confirmé par un arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux le 15 septembre 2022. Le tribunal a jugé que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité du SDIS. La solution retenue est donc que la responsabilité du SDIS est engagée, sans que le tribunal ne se soit encore prononcé sur le montant des préjudices allégués.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté l'ensemble des demandes de l'EURL Maçonnerie de l'Océan Indien, qui contestait la résiliation de son marché public (n° M20/189) par la communauté intercommunale du Nord de La Réunion. La juridiction a notamment jugé irrecevables les conclusions relatives aux pénalités de retard, faute de mémoire en réclamation préalable conforme au CCAG travaux, et a estimé que la résiliation était régulière. Le tribunal a également considéré que la reprise des relations contractuelles n'était plus possible et que les demandes indemnitaires étaient irrecevables ou infondées. La décision s'appuie sur les stipulations du CCAG travaux et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D, agent de bibliothèque, qui contestait son exclusion temporaire de quinze jours avec sursis prononcée par le maire de Saint-Pierre pour harcèlement moral et insubordination. Le tribunal a estimé que les faits reprochés, établis par une enquête administrative et des comptes-rendus circonstanciés, constituaient des fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire. Il a jugé que la sanction d'exclusion temporaire avec sursis n'était pas disproportionnée par rapport à la gravité des fautes commises. Les conclusions indemnitaires de Mme D ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les articles L.533-1 et L.533-3 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation de l'avis de la commission administrative paritaire nationale des professeurs de lycée professionnel du 21 décembre 2000. Le tribunal a jugé que cet avis ne constitue pas une décision faisant grief, condition nécessaire pour former un recours pour excès de pouvoir en vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction préalable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS SBTPC SOGEA REUNION, qui demandait la condamnation de la commune du Tampon à lui verser environ 1,5 million d'euros pour des travaux de réalisation d'une retenue collinaire. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la société avait saisi le comité consultatif interrégional de règlement amiable des différends (CCIRA) de Paris de manière tardive, en méconnaissance des délais prévus par le CCAG travaux. Par conséquent, la demande de médiation préalable a également été rejetée, et la société a été condamnée à verser 3 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 33 832,06 euros contre le SDIS de La Réunion, en raison de l’illégalité du refus de l’admettre au concours interne de sergent sapeur-pompier, déjà annulé pour méconnaissance du principe d’impartialité par un jugement du 31 octobre 2019, confirmé en appel. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité du SDIS. Cependant, il a estimé que le lien de causalité direct entre cette faute et les préjudices invoqués (frais de concours, perte de carrière, préjudice moral et de discrimination) n’était pas établi, M. A ne démontrant pas qu’il aurait été admis en l’absence d’irrégularité. La requête a donc été rejetée, et les conclusions du SDIS au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D, agent de bibliothèque, qui contestait son exclusion temporaire de quinze jours avec sursis prononcée par le maire de Saint-Pierre pour harcèlement moral et manquements professionnels. Le juge a estimé que les faits reprochés, notamment des comportements d'isolement et des propos péjoratifs envers des collègues, étaient matériellement établis par des témoignages et une enquête administrative. La sanction a été jugée proportionnée à la gravité des fautes, en application des articles L.533-1 et L.533-3 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires de Mme D ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A, attachée territoriale, contestant sa mutation d'office au poste de chargée de mission développement durable et la suppression de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI). La commune de Saint-André soutenait que la requête était irrecevable car dirigée contre une mesure d'ordre intérieur. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, estimant que la décision d'affectation ne constituait pas un déplacement d'office et que l'intéressée avait été mise à même de consulter son dossier.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. B, agent territorial, contestant son changement d'affectation, le refus de protection fonctionnelle et une retenue sur traitement. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que le changement d'affectation était justifié par l'intérêt du service et non constitutif d'une sanction déguisée ou d'une discrimination. Il a également estimé que la retenue sur traitement était fondée sur une absence non autorisée et que le refus de protection fonctionnelle n'était pas entaché d'erreur d'appréciation. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, faute de démonstration d'un préjudice imputable à une faute de la commune. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B contestant un titre de perception de 3 066,01 euros émis pour un indu de rémunération. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours préalable obligatoire auprès du comptable public conformément à l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat délégué a prononcé le rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société BETCR. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot 20 d'un marché de travaux routiers, rejetée comme anormalement basse par le département de La Réunion. Le juge a estimé que la procédure de vérification de l'offre suspecte, menée conformément aux articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique, avait été régulièrement conduite et que l'appréciation de l'acheteur n'était pas manifestement erronée. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure de passation a été rejetée.