5 378 décisions disponibles — page 41/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SAS British American Tobacco La Réunion d’une demande d’annulation d’une décision du directeur des finances publiques refusant une compensation. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement d’instance par ordonnance du 24 octobre 2025.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du préfet de La Réunion du 22 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative pour six mois de l'établissement « Epicerie Loto PMU Les Flibustiers ». Le juge a reconnu l'urgence, l'atteinte grave et immédiate à la situation économique de la société et de ses cinq emplois justifiant cette condition. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, les faits de trafic de stupéfiants reprochés au cogérant n'étant pas, en l'état de l'instruction, matériellement établis comme étant en lien avec l'exploitation de l'établissement. La suspension a été prononcée en application de l'article L. 333-2 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B..., agent de la communauté d’agglomération du Sud (CASUD), qui contestait les arrêtés fixant à un niveau réduit les coefficients de ses indemnités (IAT et IEMP) pour la période 2017-2021. La juridiction a d’abord jugé irrecevables les conclusions en annulation en raison de leur tardiveté, le recours gracieux ayant été formé après l’expiration du délai de deux mois suivant la notification des arrêtés. En conséquence, les conclusions indemnitaires, qui dépendaient de la légalité des arrêtés, ont également été rejetées. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel de la communauté d'agglomération du Sud (CASUD), qui contestait les coefficients attribués pour le calcul de l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) et de l'indemnité d'exercice de missions des préfectures (IEMP). Le requérant estimait que les coefficients de 1 et 1,2 étaient insuffisants au regard de sa manière de servir et demandait leur application aux taux maximum (8 et 3), ainsi que des rappels d'indemnités et des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que la modulation des coefficients, fondée sur les décrets n° 2002-61 et n° 97-1223, relevait du pouvoir d'appréciation de l'autorité territoriale et n'était pas entachée d'erreur manifeste, les éléments fournis par l'agent ne démontrant pas une insuffisance de prise en compte de ses mérites. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de La Réunion du 20 janvier 2024 retirant le passeport et la carte nationale d’identité de son enfant. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 23 octobre 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, a constaté le désistement d’office de Mme C... et donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis le 6 février 2025. Constatant l'absence d'offre concrète et l'urgence persistante, le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2026, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... et Mme C..., co-gérants d'une SCI, pour contester des mises en demeure de payer la taxe foncière due par la société. Le tribunal a jugé que les requérants, en tant que gérants et non associés, n'étaient pas les redevables légaux de cette imposition. En application de l'article 1858 du code civil, l'administration fiscale devait démontrer avoir vainement poursuivi la personne morale avant de s'en prendre aux associés, ce qu'elle n'a pas fait. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge de l'obligation de payer résultant des actes de poursuite contestés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires due pour 2024. Le juge a estimé que le requérant, en louant sa villa de façon répétée via des plateformes en ligne, en conservait la disposition au 1er janvier, conformément aux articles 1407 et 1408 du code général des impôts. La modicité des revenus locatifs et l'absence de classement en meublé de tourisme n'ont pas permis d'obtenir une exonération.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SCI Gillot tendant à la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. La société invoquait l'abattement prévu à l'article 1388 quinquies du code général des impôts pour des locaux occupés par la société Archives Réunion. Le juge a estimé que l'activité de cette dernière (archivage, conseil et formation) ne relevait pas du secteur des services informatiques au sens de l'article 95 O de l'annexe II du CGI, et qu'elle constituait des services fournis aux entreprises, exclus du dispositif. Par conséquent, la SCI Gillot ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de l'avantage fiscal sollicité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a accordé à Mme A... la restitution de la taxe d'habitation sur une résidence secondaire pour l'année 2024. La requérante contestait son assujettissement pour un logement loué en location saisonnière via une agence, soutenant ne pas avoir pu en conserver la jouissance personnelle. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, que le propriétaire n'est redevable de la taxe que s'il entend se réserver la disposition du bien une partie de l'année. En l'espèce, l'impossibilité d'exclure des périodes de location au 1er janvier 2024 a conduit à faire droit à la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A... d'une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024 concernant une construction inachevée. Le juge a fait application des articles 1380 et 1393 du code général des impôts, considérant qu'un immeuble impropre à toute utilisation ne peut être assujetti à la taxe foncière sur le bâti. Il a constaté que la construction, dépourvue de raccordements et d'aménagements intérieurs, était inachevée et destinée à la démolition, sans amélioration entre 2022 et 2024. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions litigieuses.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la taxe d'habitation sur une résidence secondaire pour un studio loué en meublé de tourisme via Airbnb. Le tribunal a jugé que la location saisonnière répétée du bien établit que la propriétaire en conserve la disposition ou la jouissance au 1er janvier de l'année d'imposition, conformément aux articles 1407 et 1408 du code général des impôts. Il a précisé que cet assujettissement n'est pas incompatible avec le paiement de la cotisation foncière des entreprises. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge ou la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties mise à sa charge au titre de 2022. Le requérant contestait notamment la surface imposable retenue et l’inclusion dans l’assiette de la valeur locative des constructions réalisées par ses preneurs. Par un mémoire enregistré le 24 septembre 2025, M. B... a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement rendu le 22 octobre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... contestant sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2022. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'année 2022, déjà dégrevées, et a constaté que les conclusions dirigées contre les rôles et avis d'imposition étaient irrecevables car ces actes ne sont pas détachables de la procédure d'imposition. Sur le fond, les moyens soulevés par la requérante, notamment l'absence d'identification cadastrale et la contestation de l'assujettissement, ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2023 concernant deux villas. Le juge a opposé une fin de non-recevoir pour tardiveté, constatant que la requête, enregistrée le 2 septembre 2024, avait été présentée après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet de sa réclamation préalable, conformément à l'article R.199-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond des moyens soulevés par le requérant.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante kényane, qui demandait une injonction au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de travail durant l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née du silence de l'administration après quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée, qui aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, est manifestement infondée et ne relève pas du champ de l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2024. Le requérant invoquait le bénéfice du dégrèvement prévu à l'article 1389 du code général des impôts pour vacance d'un bien en raison de travaux de réfection. Le tribunal a jugé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, car les travaux, connus lors de l'acquisition, apportaient une plus-value à l'immeuble. Par conséquent, les conditions légales pour obtenir le dégrèvement n'étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SCI Pearl tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, concernant une villa en travaux. La société soutenait que l’immeuble, en cours de reconstruction, était impropre à toute utilisation et ne pouvait être imposé. Le tribunal a jugé que les pièces produites ne permettaient pas d’établir qu’au 1er janvier 2023, les travaux affectaient le gros œuvre au point de rendre le bien totalement inutilisable, condition nécessaire pour perdre son caractère de propriété bâtie. La solution retenue s’appuie sur l’article 1380 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. et Mme A... qui sollicitaient la décharge de leur taxe d'habitation 2024 pour un logement meublé de tourisme situé à Saint-Joseph. Le tribunal a jugé que les propriétaires, qui louaient le bien de façon répétée via des plateformes, étaient redevables de la taxe car ils en conservaient la disposition au 1er janvier de l'année d'imposition, conformément aux articles 1407 et 1408 du code général des impôts. L'exonération prévue pour les meublés de tourisme en zone de revitalisation rurale n'a pas été retenue, faute de délibération communale en ce sens.
Refus de prolongation d’activité d’un fonctionnaire – Tribunal administratif de La Réunion – Rejet du référé liberté – Absence d’urgence caractérisée. Le juge des référés du tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., fonctionnaire, qui demandait la suspension de la décision du 21 août 2025 refusant sa prolongation d’activité au-delà de la limite d’âge. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’était pas remplie, le requérant disposant d’une autorisation de maintien en fonction jusqu’au 7 mai 2026 et n’établissant pas la réalité d’une perte de revenus ou d’une atteinte grave à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.