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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A, adjointe administrative de la commune du Tampon, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 4 mars 2024 lui attribuant l’indemnité d’exercice de missions de préfecture (IEMP) avec un coefficient de 0,3 pour la période 2019-2021. La requérante soutenait que cette modulation était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, arbitraire et contraire aux principes d’égalité et de transparence, au regard de sa valeur professionnelle et des critères fixés par la délibération communale du 27 décembre 2010. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune avait légalement fixé le coefficient individuel dans la limite du cadre réglementaire (décret n° 97-1223 du 26 décembre 1997 et décret n° 91-875 du 6 septembre 1991) et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. C, technicien territorial principal, d’une demande d’indemnisation pour privation de l’indemnité spécifique de service (ISS) et de la prime de service et de rendement (PSR) entre 2019 et 2023. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant que l’attribution de ces primes relève de la compétence de l’assemblée délibérante de la collectivité et de l’autorité investie du pouvoir de nomination, et que M. C ne démontrait pas que la commune avait méconnu ces dispositions. La décision s’appuie notamment sur les articles L.714-4 et L.714-5 du code général de la fonction publique, ainsi que sur les décrets des 25 août 2003 et 15 décembre 2009.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les requêtes de Mme B, agent communal, contestant le refus de la commune du Tampon de lui verser rétroactivement l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) et l'indemnité d'exercice de missions de préfecture (IEMP) pour la période 2019-2021. La commune avait pris des arrêtés le 4 mars 2024 attribuant ces indemnités avec des coefficients inférieurs à ceux demandés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, considérant que la décision implicite de rejet initiale était caduque et que les arrêtés attaqués étaient légaux, fondés sur les décrets n° 97-1223 du 26 décembre 1997 et n° 2002-61 du 14 janvier 2002, sans erreur manifeste d'appréciation ni violation du principe d'égalité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Malard Family. Celle-ci contestait deux arrêtés du maire de Saint-Pierre du 7 mai 2025, l'un abrogeant une autorisation d'ouverture de sa discothèque "Le Five" pour 755 personnes, l'autre la limitant à 500 personnes. Le juge a reconnu l'urgence, la baisse de jauge compromettant gravement la survie de l'entreprise soumise à un plan de redressement. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de fait et d'appréciation sur le nombre d'issues de secours était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative titulaire de la commune du Tampon, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2023 lui attribuant l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) avec un coefficient de 2 pour la période 2018-2021. Le tribunal a jugé que, compte tenu de ses fonctions (absence d'encadrement ou de sujétions particulières) et de son évaluation professionnelle majoritairement bonne ou satisfaisante, la commune n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant ce coefficient. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 et n° 84-53, les décrets n° 91-875 et n° 2002-61, ainsi que sur la délibération communale du 27 décembre 2010.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait trois arrêtés du maire de Saint-Louis ordonnant des retenues sur traitement pour absence de service fait. Le tribunal a jugé que M. B n'avait pas accompli son service en refusant sa nouvelle affectation à la centrale radio, et que la commune était tenue d'appliquer l'article L. 115-1 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du centre hospitalier ouest Réunion (CHOR), qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée et demandait des indemnités. Le tribunal a jugé que la décision de non-renouvellement, notifiée le 14 décembre 2022, n'était pas une sanction déguisée et n'avait pas à être motivée, car l'agent ne bénéficiait d'aucun droit au renouvellement de son contrat. Il a également écarté les moyens tirés de la discrimination, de l'erreur de motif et du manquement à l'obligation de sécurité, faute de preuves suffisantes. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes indemnitaires ont été rejetées, sur le fondement du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l'association Église Protestante Évangélique Extravagance (EPEE) d'un recours de plein contentieux contestant un avis de mise en recouvrement et une mise en demeure de payer, ainsi que la décision implicite de rejet de l'administration fiscale. L'association soutenait son éligibilité au régime fiscal des cultes, invoquant notamment une reconnaissance préfectorale de 2004 et des décisions judiciaires ultérieures. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a implicitement confirmé la compétence du juge administratif pour les droits d'enregistrement en l'espèce. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A, chirurgien-dentiste, contestant une décision orale du conseil départemental de l'ordre des chirurgiens-dentistes du 10 septembre 2021 lui interdisant d'exercer et de se faire remplacer, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux par le conseil national de l'ordre. La requérante soutenait que ces décisions étaient entachées d'incompétence et d'erreur de droit, notamment au regard de l'article R.4127-275 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour prendre ces décisions en application de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à l'obligation vaccinale des professionnels de santé.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Les Lianes d'Or contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017. La société contestait notamment le rejet de charges (dont l'achat d'un vélo et des frais de voyage) et la requalification d'un passif injustifié et d'avances en compte courant en revenus distribués. Le tribunal a jugé que la comptabilité n'était pas probante, que les charges litigieuses n'étaient pas justifiées dans l'intérêt de l'entreprise, et que les avances de trésorerie constituaient des actes anormaux de gestion. La décision s'appuie sur les articles 38, 39, 109 et 111 du code général des impôts, ainsi que sur le code monétaire et financier, et confirme les pénalités pour manquement délibéré.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de lui délivrer un agrément en qualité d'assistante familiale. La décision de refus, fondée sur les articles L.421-2 et L.421-3 du code de l'action sociale et des familles, était justifiée par des évaluations sociales et psychologiques concluant à un manque de connaissances du métier et d'aptitudes éducatives pour accueillir des enfants en difficulté. Le tribunal a estimé que le département n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, l'expérience et le diplôme de la requérante ne suffisant pas à démontrer les garanties nécessaires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire du Tampon fixant la fin du congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) de Mme C au 28 février 2025. La requérante invoquait l'urgence financière et des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation sur la date de consolidation de son état de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la baisse de rémunération invoquée résultait de l'application des textes et non d'une situation particulière justifiant une suspension immédiate. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension du refus implicite de titre de séjour opposé à Mme A. Le préfet avait en effet délivré le titre sollicité le 10 juin 2025, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. La requérante invoquait la méconnaissance du CESEDA, de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a également admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de La Réunion du 18 juillet 2024 prononçant la clôture de sa demande de renouvellement de carte de séjour. Par un mémoire du 13 juin 2025, le requérant a indiqué avoir obtenu satisfaction suite à la délivrance d’une carte de séjour le 19 novembre 2024, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Les conclusions de M. A tendant à la condamnation de l’État au titre des frais irrépétibles ont été rejetées, faute de frais exposés non couverts par l’aide juridictionnelle totale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du préfet de La Réunion du 31 mars 2025 refusant de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ne pouvant plus subvenir aux besoins de ses frères français à sa charge, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui demandait la suspension de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français prise en 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le vol d'éloignement prévu ayant été annulé et sa demande de titre de séjour pour raisons médicales ayant été enregistrée. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a donc été retenue.
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par M. B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la société EDF au paiement de sommes pour manque à gagner, investissements non amortis et préjudice moral. Par un mémoire enregistré le 10 juin 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de rejet du préfet de La Réunion refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité prolongée de la requérante, qui vit à La Réunion depuis 2014 avec son compagnon et leur enfant français, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de rejet du préfet de La Réunion concernant la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la situation précaire de la requérante, mère isolée de quatre enfants français, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-10 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de reconnaître l'imputabilité au service de son arrêt de travail. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas respecté le délai réglementaire de quinze jours pour déclarer son accident, prévu par le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, et n'avait pas fourni de justifications suffisantes pour expliquer ce retard. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de moyens sérieux, sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.