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Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI de Saint-André d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un titre de recette émis par la Créole Régie Communautaire. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné la Créole Régie Communautaire à verser 800 euros à la SCI de Saint-André au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Otto environnement d’une requête en plein contentieux visant à contester un titre de recettes émis par la communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS) pour un montant de 1 850 euros. La société requérante s’est désistée de son instance par un mémoire du 19 janvier 2025, désistement accepté par la CIVIS le 18 février 2025. Par ordonnance du 3 juillet 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contestant un indu d’allocation de logement familiale de 261 euros, que la CAF de La Réunion avait récupéré par retenues sur ses autres prestations sociales. La requérante invoquait des décisions contradictoires et un défaut d’information de la part de la caisse. En défense, la CAF a indiqué avoir régularisé la situation de Mme B et procédé au remboursement de la somme litigieuse. En conséquence, le tribunal, statuant sous la formation prévue à l’article R. 222-13 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A Lavandier, qui contestait le refus de délivrance d'une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". La juridiction a statué en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que la requérante ne remplissait pas les conditions nécessaires à l'obtention de cette carte, notamment en raison de l'absence de preuve d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou de la nécessité d'une aide humaine systématique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Pour statuer, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1) ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que les éléments fournis par la requérante, notamment l'utilisation de béquilles suite à un accident du travail, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle qu'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. Par conséquent, la décision de refus du président du conseil départemental a été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. La requérante n'a produit qu'un compte-rendu de radiographie, insuffisant pour démontrer que ses possibilités d'obtenir ou conserver un emploi étaient effectivement réduites au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail. Le tribunal a donc considéré que la décision de la CDAPH, fondée sur les articles L. 114 du code de l'action sociale et des familles et L. 5213-1 du code du travail, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A pour contester la procédure de paiement direct de sa pension alimentaire mise en œuvre par l'ARIPA. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige relève de la compétence du juge de l'exécution, une autorité judiciaire, en application de l'article R. 213-6 du code des procédures civiles d'exécution. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante comorienne, afin d’enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La requérante soutenait que l’absence de ce document, prévu à l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, portait une atteinte grave et immédiate à ses droits. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que la condition d’urgence était remplie et que la mesure sollicitée était utile, et a ordonné au préfet de délivrer l’attestation dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de l'Eurl Denim, qui sollicitait la condamnation de la communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS) à l'indemniser pour un préjudice anormal et spécial résultant de travaux d'aménagement d'un transport en commun en site propre (TCSP). La société exploitant un commerce de vêtements invoquait une perte de chiffre d'affaires due à la suppression de places de stationnement. Le tribunal a estimé que le lien de causalité direct et certain entre les travaux et la baisse d'activité n'était pas établi, faute d'éléments probants sur le nombre de places supprimées ou leur impact essentiel. La requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées par la CIVIS.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous et une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de résident. La requérante invoquait une situation d'urgence liée à la perte de son emploi et de ses droits. En cours d'instance, le préfet de La Réunion a délivré à Mme A l'attestation de prolongation sollicitée, valable jusqu'au 22 septembre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du préfet de La Réunion du 2 septembre 2024 classant sans suite la demande de naturalisation de M. A. Le préfet avait estimé que la traduction de l'acte de naissance malgache n'était pas conforme à l'original, en raison d'une différence dans le nom de l'officier d'état civil. Le tribunal juge que cette seule différence ne suffit pas à considérer le dossier comme incomplet, dès lors que la traduction a été réalisée par un traducteur assermenté. Il rappelle que, en cas de doute sur l'authenticité de l'acte, l'administration doit surseoir à statuer et saisir le procureur de la République, conformément à l'article 47 du code civil.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, ressortissant comorien, pour contester un arrêté préfectoral du 13 novembre 2024 lui retirant son titre de séjour et l'expulsant, ainsi qu'un arrêté du 19 décembre 2024 fixant son pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de droit et la violation de son droit à une vie privée et familiale normale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 631-1 à L. 631-3, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D E et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire modificatif tacitement accordé le 25 octobre 2022 à M. B C. Le tribunal a estimé que les requérantes ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, car l'intérêt pour contester un permis modificatif doit être apprécié au regard des seules modifications apportées au projet initial, devenu définitif. Or, les modifications (voie d'accès, piscine, fosse septique) n'affectaient pas directement les conditions de jouissance de leur propriété voisine. La solution est fondée sur l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Préfa Bloc Agrégats, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-André du 1er avril 2022 lui refusant un permis de construire à titre précaire pour une station de concassage. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article L. 433-1 du code de l'urbanisme, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la substitution de motifs demandée par la commune.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. D, qui a subi une sleeve gastrectomie au centre hospitalier Ouest Réunion (CHOR) en 2012, suivie de complications graves. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du CHOR, en raison de l'absence de mise en place d'une sonde de calibration et d'un suivi post-opératoire défaillant, conformément aux articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. Cette faute a fait perdre à M. D une chance d'éviter le dommage, évaluée à 75 %. Le tribunal a condamné le CHOR à verser à M. D une indemnité de 6 606,38 euros et à rembourser à la CGSS de La Réunion la somme de 70 128,26 euros au titre de ses débours, rejetant les demandes dirigées contre l'ONIAM.
Le Tribunal administratif de La Réunion annule la décision du préfet de La Réunion du 16 avril 2024 qui avait classé sans suite la demande d'acquisition de la nationalité française de M. A B. Le préfet avait motivé ce classement par l'absence de production d'une attestation de réussite au baccalauréat délivrée par le rectorat. Le tribunal juge que cette exigence n'est pas prévue par les textes applicables (décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et arrêté du 12 mars 2020), dès lors que l'attestation de réussite signée par la proviseure du lycée était suffisante. La solution retenue est donc l'annulation de la décision préfectorale pour erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SNC Concorde, qui demandait la décharge partielle de la taxe d'aménagement et de la redevance d'archéologie préventive. La société contestait l'absence d'application de l'abattement fiscal de 50% prévu à l'article L. 331-12 du code de l'urbanisme pour les locaux à usage artisanal ou les entrepôts. Le tribunal a jugé que les constructions autorisées par le permis de construire, déclarées à destination d'artisanat, ne pouvaient bénéficier de cet abattement, la société n'établissant pas leur caractère industriel ou artisanal au sens des textes applicables. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la SNC Concorde.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à M. B, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) le 4 juillet 2024. Constatant l’absence d’offre concrète malgré l’urgence persistante, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (CCH). Cette injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement adapté à M. A, reconnu prioritaire depuis le 12 septembre 2024. Constatant l’absence d’offre malgré l’urgence persistante, le juge a appliqué l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la Sarl Atout PC'S, qui demandait la condamnation de la région Réunion à l'indemniser pour l'abandon d'une procédure d'implantation dans la zone d'activités aéroportuaire de Gillot. La société invoquait une rupture fautive des négociations et des assurances données par la région. Le tribunal a estimé que les préjudices allégués n'étaient pas établis, faute de preuve de paiement des factures produites et de lien de causalité clair avec la faute invoquée. La région Réunion a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.