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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015. La requérante invoquait une irrégularité de procédure fondée sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, en raison d'une absence de notification aux co-indivisaires, mais le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas à notifier les rectifications aux autres co-indivisaires, les rappels étant limités à la quote-part de Mme B. Sur le fond, les demandes de réduction des bénéfices fonciers ont été rejetées faute de justificatifs suffisants. Enfin, les moyens relatifs aux pénalités pour manquement délibéré et aux saisies administratives à tiers détenteur ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société La Mare Espaces Verts, candidate évincée du lot n°2 d’un marché public de la commune de Saint-André, pour contester la régularité de l’attribution du marché à la société Espaces Verts Environnement. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de l’offre retenue et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’offre de l’attributaire était conforme au règlement de consultation et que la commune n’avait commis aucune erreur de nature à justifier l’annulation ou la résiliation du contrat. Cette décision s’appuie sur les principes généraux de la commande publique et le code de la commande publique.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, agent technique du ministère des armées, qui contestait un arrêté du 8 février 2023 modifiant son affectation à La Réunion en précisant une durée de trois ans renouvelable. Le tribunal a jugé que cet arrêté se bornait à rappeler la règle de durée applicable depuis l’entrée en vigueur du décret du 15 avril 2020, sans créer de nouveau droit, et qu’il ne faisait donc pas grief. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, et les demandes accessoires rejetées. La décision s’appuie sur les articles L. 512-2 du code général de la fonction publique et 1-1 du décret du 18 avril 2008.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. A B, agent technique du ministère des armées, contestant un arrêté du 8 février 2023 modifiant son affectation au régiment du service militaire adapté de La Réunion en précisant une durée de trois ans renouvelable. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, considérant que la décision initiale faisait grief et que le recours était recevable. Il a appliqué les dispositions de l'article L. 512-2 du code général de la fonction publique et du décret n°2008-370 du 18 avril 2008, modifié par le décret n°2020-436 du 15 avril 2020, pour juger que l'arrêté du 8 février 2023 ne constituait pas un retrait illégal mais une simple précision de la règle applicable. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet. La requérante sollicitait un titre sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au parent d'enfant français. Le tribunal a considéré que la décision préfectorale n'était pas entachée d'illégalité au regard de ces textes, ni des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 29 février 2024 par laquelle le préfet refusait de délivrer un titre de séjour à Mme A B, ressortissante comorienne. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et méconnaissait l'intérêt supérieur de ses quatre enfants français, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur l'intensité des liens familiaux établis à La Réunion, notamment la présence de son conjoint et de ses enfants.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l'association de financement du parti Réunion Libre, qui contestait la décision du préfet de La Réunion du 25 juin 2024 déclarant irrecevable le dépôt de sa liste de candidats aux élections législatives de 2024 pour l'attribution de la première fraction de l'aide publique. Le tribunal a jugé que le courrier préfectoral, qui se bornait à informer l'association du constat du non-respect du délai de dépôt fixé au 21 juin 2024 à 18 heures, constituait une mesure préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions dirigées contre cette décision et contre la publication de la liste ministérielle subséquente ont été déclarées irrecevables. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l'association Réunion Libre. Celle-ci contestait la décision du préfet du 25 juin 2024 déclarant irrecevable le dépôt de sa liste de candidats aux élections législatives, effectué après l'heure limite du 21 juin 2024 à 18h. Le tribunal a jugé que ce courrier constituait une simple mesure préparatoire à la répartition de l'aide publique, insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme B, ressortissante malgache, contestant l'arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que l'arrêté postérieur du 14 avril 2025 n'avait pas abrogé la décision attaquée. Sur le fond, il a annulé l'arrêté pour vice de procédure, en retenant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration en ne permettant pas à Mme B de compléter son dossier. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de La Réunion de délivrer à M. A, ressortissant marocain, une attestation de prolongation de son certificat d'examen du permis de conduire pour une durée de quatre mois. La solution retenue repose sur l'urgence, justifiée par l'impossibilité pour M. A de se rendre à son travail sans véhicule, et sur l'absence de contestation sérieuse, dès lors que la prolongation du certificat est possible dans l'attente du renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'arrêté du 20 avril 2012 fixant les conditions de délivrance du permis de conduire.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A, ressortissante comorienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet d’enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire, rendant sans objet les conclusions initiales. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, mais a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la requérante ne pouvait pas utilement invoquer les articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir déposé une demande sur ces fondements. Enfin, la décision de refus n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie privée et familiale de Mme A à La Réunion n'étant pas suffisamment établie.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les requêtes de Mme Anise Lauret, agent public, contestant d'une part le retrait de ses missions et d'autre part le refus de protection fonctionnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes. Concernant le retrait de missions, il a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et a donc rejeté la requête comme irrecevable. S'agissant du refus de protection fonctionnelle, le tribunal a estimé que les éléments présentés par Mme Lauret ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral ou de discriminations, et que l'administration avait justifié sa décision par des considérations étrangères à tout harcèlement. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'avis défavorable du garde des sceaux concernant le détachement de Mme B auprès de la région Réunion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que son recrutement serait compromis par un délai plus tardif. Au surplus, la demande a été jugée manifestement mal fondée, la requérante ne contestant pas utilement le motif de sa récente affectation, en contradiction avec les lignes directrices ministérielles prévoyant une durée minimale de trois ans. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de Mme B contestant les refus de la CAF de lui accorder une remise gracieuse sur deux indus, l'un de prime d'activité (117,33 €) et l'autre d'allocation de logement (684 €). Le juge, statuant en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a estimé que si la bonne foi de la requérante était reconnue, sa situation financière, bien que difficile, ne démontrait pas une impécuniosité totale l'empêchant de rembourser les sommes par échéances. Les décisions de la CAF ont donc été confirmées et l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour obtenir le respect des aménagements scolaires de sa fille et la restitution de 18 heures d’accompagnement AESH. La requérante s’est désistée de ses conclusions relatives aux aménagements scolaires, désistement dont il a été donné acte. Pour le surplus, le juge a rejeté la demande de restitution des heures d’AESH, estimant qu’aucune disposition législative ou réglementaire ne permet le report d’un crédit d’heures d’une année sur l’autre et que l’urgence n’était pas établie. La décision se fonde sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, contestant le refus de la CAF de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que M. B ne remplissait pas la condition de l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, qui exige d'être titulaire d'un titre de séjour autorisant à travailler depuis au moins cinq ans. En l'espèce, son premier titre de séjour à La Réunion datait du 8 octobre 2019, soit moins de cinq ans à la date de la décision contestée (17 juillet 2024). La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de Mme E contestant la diminution de son aide au logement par la CAF, passée de 387 à 272 euros à compter de janvier 2024. La baisse était due à la non-prise en compte de sa fille de 22 ans, étudiante au Québec, comme enfant à charge. Le tribunal a appliqué les articles R. 823-4, R. 823-12 et R. 861-3 du code de la construction et de l'habitation (CCH), qui excluent la prise en compte d'un enfant au-delà de 22 ans pour l'aide au logement, sans possibilité de dérogation pour charge effective ou impécuniosité. Il a jugé que les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA, invoquées par la requérante, sont inapplicables à ce régime distinct.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C, qui contestait une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement d’un indu de RSA de 12 441,26 euros. La solution retenue est fondée sur le constat que l’indu résultait de fausses déclarations de l’allocataire, d’une certaine gravité, déjà sanctionnées pénalement. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement refusé une remise gracieuse de dette. Les textes appliqués incluent le code de l’action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de Mme B contestant le refus de la CAF de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 074,41 euros. Le juge a estimé que l’indu résultait d’une omission déclarative des revenus locatifs de l’intéressée et que celle-ci ne justifiait pas d’une situation d’impécuniosité l’empêchant de rembourser sa dette. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.