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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis en droit et en fait. Il a également rejeté comme inopérant le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux autorités nationales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SA Chane Hive visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité des refus d'autorisation de licenciement de deux salariés protégés. La société soutenait que ces décisions, annulées par le ministre, lui avaient causé un préjudice financier. Le tribunal a jugé que l'illégalité des décisions initiales ne suffisait pas à établir une faute de l'État, car le ministre avait finalement rejeté les demandes de licenciement pour un motif distinct (rupture conventionnelle). En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCCV Solanga d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par la commune de Bras-Panon pour un montant de 134 180 euros, correspondant à sa participation au projet urbain partenarial (PUP) conclu en 2014. La société requérante contestait la régularité et le bien-fondé de la créance, invoquant notamment l'absence de réalisation des équipements publics prévus au contrat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contestation du titre exécutoire était irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de deux mois prévu à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, les conclusions de la SCCV Solanga ont été rejetées, et la demande de la commune au titre des frais de justice a été écartée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, 2ème adjointe au maire de l'Etang Salé, qui contestait l'arrêté du 11 octobre 2023 portant retrait de ses délégations de fonctions et de signature. Le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement retirer ces délégations à tout moment, sur le fondement de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, dès lors que la décision n'est pas inspirée par un motif étranger à la bonne marche de l'administration communale. En l'espèce, les dissensions publiques et la rupture du lien de confiance, notamment liées à la candidature de Mme A aux élections sénatoriales et à ses propos publics mettant en cause l'honnêteté du maire, constituent un motif valable lié à la bonne marche de l'administration. Les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, du détournement de pouvoir et de l'atteinte aux libertés fondamentales ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de son recours pour excès de pouvoir, le préfet de La Réunion lui a délivré la carte de séjour sollicitée le 2 mai 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. L'État a toutefois été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, technicienne de laboratoire médical, qui contestait son reclassement du grade de catégorie B (7e échelon) vers le corps des techniciens de laboratoire de catégorie A (6e échelon) par le CHU de La Réunion. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 9 et 28 du décret n° 2022-54 du 24 janvier 2022, le CHU était en situation de compétence liée pour appliquer ce reclassement, rendant inopérants l'ensemble des moyens soulevés par la requérante (vice de procédure, méconnaissance du contradictoire, rupture d'égalité, etc.). La demande d'annulation de la décision de reclassement et du rejet du recours gracieux a donc été rejetée, de même que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les demandes de M. A, agent territorial, contestant le refus implicite de la commune du Tampon de lui attribuer rétroactivement l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) et l'indemnité d'exercice de missions de préfecture (IEMP) à compter de 2019, ainsi que les arrêtés du 20 février 2024 lui accordant ces indemnités. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, considérant que les arrêtés attaqués n'étaient entachés d'aucune erreur manifeste d'appréciation ou de qualification juridique des faits, et que la commune avait fixé les taux d'indemnité dans le respect des textes applicables, notamment le décret n° 97-1223 du 26 décembre 1997. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, agent technique territorial contractuel, pour contester son changement d'affectation et la réduction de son indemnité de fonctions (IFSE) à 10 euros par mois. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la perte de responsabilités et la baisse significative de rémunération constituaient un acte faisant grief, et non une simple mesure d'ordre intérieur. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la recevabilité du recours en excès de pouvoir. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique, la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par M. B, adjoint technique territorial, de deux requêtes. La première (n°2301087) visait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Saint-Philippe du 2 mars 2023 et de décisions implicites de rejet, au motif que cette délibération excluait certains agents de catégorie C du bénéfice du RIFSEEP, créant une discrimination. La seconde (n°2400495) était une demande indemnitaire pour le préjudice financier et moral résultant du non-versement de cette prime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes. Il a jugé que la délibération du 2 mars 2023, qui se bornait à étendre le RIFSEEP aux agents contractuels sans modifier les groupes de fonctions existants, ne portait pas atteinte au principe d'égalité. Il a également estimé que M. B, n'étant pas classé dans l'un des deux groupes de fonctions définis par la commune, ne pouvait prétendre au versement du RIFSEEP, et que ses allégations de discrimination syndicale n'étaient pas établies. Les décisions ont été rendues sur le fondement du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014
Le Tribunal administratif de La Réunion, saisi sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative d’une demande d’exécution de son jugement du 5 mars 2024, constate qu’il n’y a plus lieu de statuer. Le jugement avait annulé un arrêté du garde des sceaux et condamné l’État à verser 1 500 euros à M. A. L’administration a pris un nouvel arrêté motivé le 23 octobre 2024 et procédé au paiement des frais, ce qui constitue une exécution complète de la décision.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi en plein contentieux par la SARL Baracom, était amené à statuer sur la légalité de la résiliation des lots n°1 et 2 d'un marché public de conseil en communication prononcée par le syndicat mixte ILEVA, ainsi que sur une demande indemnitaire de 125 000 euros. Le tribunal a relevé d'office que le contrat, conclu pour deux ans à compter du 28 juin 2022, était arrivé à expiration le 28 juin 2024, rendant sans objet les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles. Par ailleurs, il a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables en l'absence de demande préalable adressée à l'administration. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait une faute administrative de l'université Paris 8 et demandait réparation pour violation de données personnelles. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, l'acte attaqué ou la preuve du dépôt d'une réclamation préalable, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes non régularisées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait la décision du 8 mars 2023 le plaçant en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice des ressources humaines bénéficiant d'une délégation de signature régulière de la présidente du conseil régional. Il a également jugé que la décision, prise en application du code général de la fonction publique et du code général des collectivités territoriales, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le principe du contradictoire. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B contestant le refus de l’agence de services et de paiement d’annuler un ordre de recouvrement de 14 910 euros pour un trop-perçu de prime d’activité. La magistrate désignée a statué par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. Elle a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d’une prétendue induction en erreur par les dispositifs d’aide et de difficultés personnelles, étaient inopérants pour contester le bien-fondé de la décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le paiement d’indemnités de congés payés, de fin de contrat, d’heures supplémentaires et de repos compensateurs, pour trois contrats à durée déterminée conclus avec le centre hospitalier Ouest Réunion. En cours d’instance, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 12 juin 2025, mettant fin à la procédure sans examiner le bien-fondé des demandes. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Nouvelle du Journal de l'Île de La Réunion (JIR) pour demander l'annulation d'une délibération du 1er décembre 2023 par laquelle la commission permanente du conseil régional a attribué une subvention exceptionnelle de 600 000 euros à la SAS Le Quotidien. La région Réunion a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que la requérante avait perdu sa personnalité morale et son intérêt à agir en raison de sa liquidation judiciaire. Le tribunal a rappelé que, conformément à l'article L. 237-2 du code de commerce, la personnalité morale d'une société subsiste pour les besoins de la liquidation et qu'elle peut demander la désignation d'un mandataire ad hoc pour engager des actions en justice. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais il a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article L. 1511-2 du code général des collectivités territoriales, de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, de la liberté du commerce et de l'industrie, du principe d'égalité, et des règles relatives aux aides d'État au
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de la délibération du jury du concours externe de caporal sapeur-pompier professionnel. Le requérant invoquait des irrégularités lors des épreuves d'admissibilité, notamment l'absence d'aménagement pour son handicap et des erreurs dans les sujets. Le tribunal a jugé que l'appréciation des mérites par le jury est souveraine et ne peut être discutée devant le juge, sauf en cas de considérations étrangères à la valeur des prestations. Il a également estimé que M. C n'avait pas démontré que les irrégularités alléguées avaient compromis ses chances, et que les dispositions des articles L. 352-1 et L. 352-3 du code général de la fonction publique, ainsi que du décret n° 2020-523 du 4 mai 2020, n'avaient pas été méconnues.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un titre exécutoire émis par l’agence de services et de paiement pour le recouvrement d’une aide publique de 10 552,50 euros au titre de l’activité partielle. Le juge a statué par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, estimant que les moyens soulevés par le requérant (notamment son erreur sur le bénéfice de l’aide et le caractère prétendument discriminatoire du dispositif) étaient inopérants pour contester le bien-fondé du titre. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, qui contestait la non-attribution d'une prime d'éloignement par la société La Poste. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle était dépourvue de moyens et de conclusions dirigées contre une décision, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La magistrate désignée a statué par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code. Les conclusions de La Poste tendant à la condamnation de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son éviction de ses fonctions de 2ème adjointe au maire de L'Etang Salé. La juridiction a jugé que le retrait de ses délégations par le maire, suivi du refus du conseil municipal de la maintenir dans ses fonctions, était justifié par des dissensions publiques et répétées, constituant un motif légitime étranger à la bonne marche de l'administration communale. Le tribunal a appliqué un contrôle restreint sur cette décision à caractère réglementaire, conformément à l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales. Il a également rejeté les moyens tirés du détournement de pouvoir et de l'atteinte à la liberté d'opinion, et a considéré que l'annulation de la seconde délibération, portant réorganisation des adjoints, n'était pas fondée en l'absence d'illégalité de la première.