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Le Tribunal administratif de La Réunion a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait des indus de RSA et de prime d'activité mis à sa charge par la CAF. La requérante n'a pas produit le mémoire récapitulatif demandé dans le délai d'un mois, conformément à l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, ce qui la répute s'être désistée. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement et rejette la requête.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision du groupe hospitalier Est Réunion plaçant une agente en congé maladie ordinaire à demi-traitement après un accident de service. La requérante invoquait l’urgence liée à une baisse de ses revenus, mais le juge a estimé que les pièces produites ne démontraient pas une situation de précarité immédiate, le mi-traitement de 2 150 euros lui permettant d’assumer ses charges. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en urgence par ordonnance, a enjoint au préfet de proposer un logement à M. B, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis le 4 juillet 2024. Constatant l’absence d’offre concrète et l’urgence persistante, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (CCH). Cette injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Saint-Philippe adoptant le budget primitif 2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'intégralité de l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable depuis le 22 août 2024. Constatant que l’intéressée n’avait toujours pas reçu d’offre de logement conforme à ses besoins et capacités, le juge a estimé que son relogement devait être ordonné en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la commune de Saint-Joseph, qui demandait l'annulation d'une délibération de la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) relative au lancement d'études pour une zone d'activité économique. Le juge a estimé que cette délibération constituait une mesure préparatoire, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne permettait pas par elle-même la réalisation de l'opération. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La commune a également été condamnée à verser 1 000 euros à la CASUD au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) d’ordonner le déplacement d’une antenne-relais située au Tampon. Le tribunal a d’abord écarté l’exception d’incompétence territoriale soulevée par l’ANFR, en se fondant sur l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant pour les litiges relatifs aux décisions de police spéciale. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la réglementation française, issue du code des postes et des communications électroniques et du décret n° 2002-775 du 3 mai 2002, assure le respect des valeurs limites d’exposition aux champs électromagnétiques. Il a considéré que la requérante n’apportait pas la preuve d’une méconnaissance de ces valeurs ni d’une atteinte à son droit à la santé ou à son droit de propriété, garantis par la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre du droit au logement opposable, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A, reconnue prioritaire depuis le 20 juin 2024. La solution retenue constate que l'administration n'a pas exécuté son obligation de résultat, justifiant une injonction assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, modifié par la loi du 22 décembre 2021, qui permet au juge de statuer par ordonnance lorsque le relogement doit manifestement être ordonné en urgence.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 14 juin 2023 par lequel le maire du Tampon s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS TELCO OI pour le rehaussement d'un pylône de radiotéléphonie. La juridiction a retenu que la décision avait été signée par une adjointe au maire sans que la commune ne justifie d'une délégation de compétence régulière pour ce type d'acte, en méconnaissance des articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a également écarté la fin de non-recevoir tirée du caractère confirmatif de l'acte, en raison d'un changement de circonstances de fait lié à l'enrichissement du dossier de déclaration préalable.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D A B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de La Réunion le 1er octobre 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 1er avril 2021, délivré par la commune de Saint-Pierre pour l'aménagement d'un giratoire. Le tribunal a d'abord jugé que M. A, riverain, justifiait d'un intérêt à agir, écartant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par la commune. Sur le fond, il a examiné les moyens relatifs à la compétence de l'auteur de l'acte, à la procédure d'évaluation environnementale, à l'absence d'enquête publique, à la motivation de l'arrêté et à la méconnaissance des articles R. 111-3 et R. 111-5 du code de l'urbanisme. Le tribunal a conclu que l'ensemble de ces moyens n'étaient pas fondés, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A B d’un recours contestant le refus d’allocation aux adultes handicapés (AAH) opposé par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé qu’en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire et du décret n° 2018-772 du 4 septembre 2018, le litige relève de la compétence exclusive du Pôle social du Tribunal judiciaire de Saint-Denis.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un logement au titre du droit au logement opposable (DALO) le 12 septembre 2024, afin d’obtenir l’exécution de cette décision. Le magistrat désigné a constaté qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée et que l’urgence persistait. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, il a ordonné au préfet de La Réunion de proposer un logement conforme aux besoins de la requérante, sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SA Chane Hive visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité des refus d'autorisation de licenciement de deux salariés protégés. La société soutenait que ces décisions, annulées par le ministre, lui avaient causé un préjudice financier. Le tribunal a jugé que l'illégalité des décisions initiales ne suffisait pas à établir une faute de l'État, car le ministre avait finalement rejeté les demandes de licenciement pour un motif distinct (rupture conventionnelle). En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes des consorts G et de Mme I G, qui demandaient l'annulation de la décision du 29 juin 2022 par laquelle la commission départementale d'aménagement foncier (CDAF) s'était opposée à leur projet de division des parcelles AS 24 et AS 25 à Salazie. Le tribunal a jugé que la CDAF avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet compromettait gravement le caractère agricole des espaces, au sens de l'article L. 181-32 du code rural et de la pêche maritime. Il a relevé que les parcelles, classées en zone agricole mais soumises à des contraintes majeures (espace boisé classé interdisant tout défrichement, aléa inondation, fortes pentes et risques de mouvements de terrain), ne présentaient pas des conditions favorables à une exploitation agricole normale. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de la CDAF.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis en droit et en fait. Il a également rejeté comme inopérant le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux autorités nationales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de M. A, enseignant contractuel. Le requérant sollicitait le paiement d'un rappel de salaires, d'indemnités de congés payés et de participation à un jury d'examen, ainsi que des dommages-intérêts pour préjudice. Le tribunal a estimé que la créance n'était pas suffisamment certaine, faute pour le requérant de fournir un décompte précis et des justificatifs, et que la régularisation partielle de sa situation par le rectorat ne permettait pas de lever ce doute. Les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet ont également été rejetées comme irrecevables dans le cadre d'un référé-provision.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l'Earl H3 Dat, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 mai 2022 lui refusant une autorisation d'exploiter une parcelle à Saint-Pierre. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité, la méconnaissance de l'article R. 331-5 du code rural et de la pêche maritime, et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, appliquant les dispositions du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes des consorts G et de Mme I G, qui demandaient l'annulation de la décision du 29 juin 2022 par laquelle la commission départementale d'aménagement foncier (CDAF) s'était opposée à leur projet de division des parcelles agricoles AS 24 et AS 25 à Salazie. Le tribunal a jugé que la CDAF avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les parcelles présentaient des conditions favorables à l'exploitation agricole, au regard de l'article L. 181-32 du code rural et de la pêche maritime. Il a relevé que la parcelle AS 24 était classée en espace boisé classé, soumise à un aléa inondation et à des risques de mouvements de terrain, et présentait des pentes trop fortes pour une exploitation agricole classique. En conséquence, la décision de la CDAF a été annulée.