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Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS Suez RV Réunion contestant plusieurs articles de l'arrêté préfectoral du 10 novembre 2022 portant autorisation environnementale pour l'exploitation d'une installation de traitement et de stockage de déchets non dangereux. La société soutenait notamment que la rubrique 2910 de la nomenclature des installations classées n'était pas applicable à ses moteurs thermiques fonctionnant au biogaz, qu'une prescription de surveillance était illégale et que le délai d'un an pour la couverture finale des casiers était techniquement irréalisable. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de l'absence de notification à l'autorité administrative, conformément à l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de Mme A, professeure des écoles, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Mayotte de lui verser la troisième fraction de l'indemnité de sujétion géographique (ISG). La requérante soutenait que la décision était entachée d'incompétence, d'erreurs de droit et de fait, ainsi que d'un détournement de pouvoir. Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n° 2013-314 du 15 avril 2013, qui conditionnent le versement de l'ISG à une durée minimale de quatre années consécutives de services à Mayotte, et prévoient que l'agent cessant ses fonctions avant ce terme ne peut percevoir les fractions non échues. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement indique que le refus était fondé sur la durée effective de service de Mme A, inférieure à trois ans.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société BFA, qui contestait un avis de mise en recouvrement émis à son encontre en tant qu'associée de la société BF Promotion. La société BFA, détenant 40 % des parts, était poursuivie solidairement pour des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés dus par la société civile de construction-vente. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l'administration ayant respecté les dispositions des articles L. 211-2 du code de la construction et de l'habitation et R. 257-2 du livre des procédures fiscales, qui permettent de poursuivre les associés après mise en demeure infructueuse de la société. Les moyens soulevés par la société BFA, notamment l'irrégularité de la procédure de rectification et le défaut de motivation de l'avis de mise en recouvrement, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 2 mars 2023 plaçant à titre préventif un détenu mineur en cellule disciplinaire. Le tribunal juge que cette mesure était disproportionnée car les faits de violence avaient déjà cessé grâce à l'intervention des surveillants, et que le placement n'était pas l'unique moyen de préserver l'ordre, en méconnaissance de l'article R. 234-19 du code pénitentiaire. L'administration pénitentiaire a ainsi commis une erreur d'appréciation. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à l'avocat du requérant au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. et Mme C, qui sollicitaient la réduction de leur impôt sur le revenu pour 2019 en déduisant 98 476,81 euros de travaux sur un bien locatif. La juridiction a rappelé qu'il incombe au contribuable de justifier de la réalité et du caractère déductible des charges, conformément aux articles 14, 28 et 31 du code général des impôts. Les requérants n'ont pas apporté de preuves suffisantes, les factures produites ne permettant pas d'établir que les dépenses étaient effectivement supportées en 2019 et se rapportaient à des charges déductibles. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'opposition du maire de L'Etang-Salé à sa déclaration préalable pour la création d'un commerce. Le tribunal a jugé que la décision du 5 juin 2023 était légale, car le projet méconnaissait les règles du plan local d'urbanisme (PLU), notamment l'article UB 2.7.3 relatif au stationnement, et le plan de prévention des risques (PPR) submersion marine. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 2 août 2024 par laquelle le préfet de La Réunion a licencié M. B, agent contractuel en période d'essai, pour des motifs disciplinaires (manquements aux devoirs d'exemplarité, de loyauté et de rendre des comptes). La juridiction retient que cette mesure, revêtant un caractère disciplinaire, ne pouvait être prise sans que l'intéressé ait été préalablement informé de son droit de consulter son dossier administratif, conformément à l'article 65 de la loi du 22 avril 1905. La consultation intervenue après la décision n'a pas régularisé ce vice de procédure, qui a privé M. B d'une garantie essentielle.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un titre de perception de 10 142 euros émis par la direction régionale des finances publiques suite à un changement de sa situation familiale. Le requérant contestait la valeur locative retenue pour son logement de service et un défaut d'information. La juridiction a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et le décret n° 2012-752 du 9 mai 2012, en recalculant la redevance due à partir du nombre de pièces auquel l'agent avait droit selon sa situation familiale, sans que les moyens soulevés ne soient fondés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, ressortissant comorien, pour contester la décision du 14 novembre 2023 clôturant sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que l'invitation à déposer une nouvelle demande ne retirait pas la décision attaquée. Il a ensuite annulé cette décision au motif que le refus d'enregistrement de la demande était illégal, car le dossier de M. A ne pouvait être considéré comme incomplet au sens des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur ces textes ainsi que sur l'arrêté du 4 mai 2022 fixant la liste des pièces justificatives.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme D, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de son enfant, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au titre de séjour pour parent d'enfant français, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'illégalité, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A B, ressortissante comorienne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour fondée sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet de La Réunion lui a délivré un titre de séjour valable jusqu’en 2026, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 janvier 2024 du préfet de La Réunion refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le ministre de la justice avait licencié Mme B, surveillante pénitentiaire, pour inaptitude physique. La requérante soutenait notamment que la procédure de reclassement avait été méconnue, faute de lui avoir proposé une période de préparation au reclassement prévue par l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique et le décret n°84-1051 du 30 novembre 1984. Le tribunal a constaté que le ministre, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de l'arrêté litigieux.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B A, vice-procureure, qui contestait les décisions fixant le coefficient de sa prime modulable pour 2023 et 2024. La requérante soutenait que ces décisions étaient insuffisamment motivées et entachées d'une erreur de droit, car la procureure générale s'était fondée sur sa quotité de travail à 50 % pour déterminer le taux de la prime, en méconnaissance de l'article 1er du décret du 26 août 2010. Le tribunal a jugé que les moyens n'étaient pas fondés, appliquant notamment les dispositions du décret n° 2023-768 du 12 août 2023 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, en application des textes précités.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au titre de séjour pour parent d'enfant français, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également estimé que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE), et que les autres moyens soulevés étaient infondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté préfectoral du 12 avril 2024. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation et n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 février 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-23 du même code, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.