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Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. C..., détenu, contestant d'une part son placement préventif en cellule disciplinaire le 17 mai 2023 et d'autre part la sanction de quatorze jours de cellule disciplinaire confirmée le 25 mai 2023. La juridiction a procédé à une substitution de base légale, appliquant les dispositions du code pénitentiaire (entré en vigueur le 1er mai 2022) en lieu et place de celles du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, estimant que la procédure était régulière, les faits établis et la sanction proportionnée. En conséquence, les conclusions en annulation des deux décisions ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme E... qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 25 août 2023 par lequel le maire de Montivilliers ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le moyen relatif au caractère incomplet du dossier de déclaration préalable, fondé sur l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme, n'était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de la décision du garde des sceaux du 20 octobre 2025 prolongeant son placement à l’isolement jusqu’au 24 janvier 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu des circonstances particulières liées au profil pénal du requérant, à ses liens avec la criminalité organisée et à son comportement en détention, qui justifiaient le maintien de cette mesure pour des raisons de sécurité. Il a également considéré qu’aucun doute sérieux n’existait quant à la légalité de la décision, la procédure ayant respecté le contradictoire et l’administration ayant fondé sa décision sur des éléments matériels suffisants au regard des articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée très récente de l'intéressé en France et de l'absence d'attaches familiales ou professionnelles stables. Le refus de délai de départ volontaire a été validé sur le fondement de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public constituée par les faits de vol en réunion. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour, cette dernière étant légalement fondée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E..., représentant légal de son fils A..., blessé lors d'une chute dans la cour de l'école maternelle publique Ernest Renan à Sotteville-lès-Rouen le 3 juin 2024. La commune de Sotteville-lès-Rouen s'opposait à cette mesure, arguant de l'absence de causes établies de l'accident. Le tribunal a jugé que la mesure d'expertise était utile car elle n'était pas manifestement insusceptible de se rattacher à une éventuelle action en responsabilité de la puissance publique, et a désigné un expert en chirurgie orthopédique pour évaluer les préjudices de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné le recours de M. A..., ressortissant congolais, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet de l'Eure, estimant que la décision portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. A..., compte tenu de son mariage avec une Française, de sa durée de présence en France et de son insertion professionnelle. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a annulé l'arrêté du 25 avril 2025, considérant qu'il méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie familiale de l'intéressée étant établie en France avec son mari et leur enfant né en 2024. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme B... d’une requête contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Maritime de lui octroyer une carte mobilité inclusion, une aide humaine aux élèves handicapés, la prestation de compensation du handicap et l’allocation d'éducation de l'enfant handicapé pour son fils. En application des articles L. 241-6 et L. 142-8 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et l’a transmise au tribunal judiciaire de Rouen.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 23 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de violation du droit d'être entendu, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de risques de traitements inhumains. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été validé dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. et Mme C... contestant le refus de permis de construire modificatif pour des ouvertures et un vide sanitaire sur un bâtiment de stockage. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation, tandis que la commune défendait la légalité de sa décision. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, validant le refus du maire de Saint-Jacques-sur-Darnétal. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article R. 111-2, et le plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie.
Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte du désistement pur et simple de M. A... dans le cadre de son opposition à une contrainte émise par France travail Normandie pour un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique. Cette ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt la procédure sans examiner le bien-fondé de la créance. Aucune condamnation aux dépens n’est prononcée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de l'Eure du 11 juin 2024 transférant d'office une voie privée ouverte à la circulation publique dans le domaine public communal. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des conclusions du commissaire enquêteur, estimant que celles-ci étaient suffisamment détaillées. Il a également jugé que la procédure de transfert d'office sans indemnité, prévue à l'article L. 318-3 du code de l'urbanisme, était applicable malgré l'opposition du propriétaire, sans nécessité d'expropriation. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 318-3 du code de l'urbanisme et R. 141-9 du code de la voirie routière.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, d’une demande d’indemnisation de 42 169,12 euros pour les préjudices subis du fait de l’illégalité d’un refus de titre de séjour en qualité de conjoint de Français, annulé par le tribunal en 2019. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la demande préalable avait bien lié le contentieux. Il a reconnu la responsabilité pour faute de l’État en raison de l’illégalité de la décision du 6 février 2018, fondée sur une méconnaissance des dispositions du 4° de l’article L. 313-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le jugement se poursuit sur l’évaluation des préjudices économiques et moraux allégués par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi par Mme B... d’une opposition à une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement d’indu de plusieurs prestations sociales, a statué par ordonnance. Pour les indus de prestations familiales et d’allocation de soutien familial, le juge administratif s’est déclaré incompétent, estimant que ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, ces conclusions ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente et transmises au tribunal judiciaire de Rouen.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, était saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 octobre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Maritime a retiré cet arrêté par une décision du 6 novembre 2025. Le tribunal a donc constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et n’a pas statué sur le fond. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de permis de construire une maison d'habitation sur la commune de Varengeville-sur-Mer. Le tribunal a jugé que l'arrêté du maire était suffisamment motivé et que le projet ne respectait pas l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car le terrain n'était situé ni en continuité d'une agglomération ou d'un village, ni dans un secteur déjà urbanisé au sens de la loi Littoral. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme applicable.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Nantes. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du lieu de résidence de l’étranger, situé dans la Sarthe, ressort du tribunal de Nantes. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel la maire de Mont-Saint-Aignan refusait un permis de construire à la société Pierre de Seine pour une résidence multigénérationnelle. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article 1.2 du règlement du PLUi, concernant les affouillements et exhaussements, était illégal car le projet s'adaptait à la topographie du terrain. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 600-1 et suivants du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la commune de Saint-Aubin-lès-Elbeuf d'une demande d'expulsion d'occupants sans titre de parcelles lui appartenant, utilisées comme parc de stationnement. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, la juridiction administrative étant incompétente. Il a estimé que ces parcelles, affectées aux besoins de la circulation terrestre, relèvent du domaine public routier. En application des articles L. 116-1 et R. 116-2 du code de la voirie routière, les litiges relatifs à l'occupation de ce domaine ressortissent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait une réduction de la suspension de son permis de conduire. La juridiction a constaté que le courrier de M. A... constituait un recours gracieux adressé au préfet, et non une requête contentieuse soumettant des conclusions au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration pour connaître d'un tel recours. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du même code.