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Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme et M. E..., agissant en leur nom propre et en tant que représentants légaux de leur fils, visant à engager la responsabilité du CHU de Rouen pour des manquements lors de la prise en charge médicale de Mme E... Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement, le CHU ne contestant pas le principe de sa responsabilité, en raison d'un diagnostic erroné de thymome ayant conduit à une exérèse chirurgicale inappropriée d'un lymphome, sans présentation en réunion pluridisciplinaire ni examen histologique peropératoire, et d'un défaut d'information sur les alternatives thérapeutiques. La solution retenue est une condamnation du CHU à indemniser les préjudices subis, incluant les préjudices corporels et d'affection, sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour des préjudices subis lors d'une opération chirurgicale au CHU de Rouen le 19 juillet 2017, à la suite de laquelle une lésion nerveuse a été constatée. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, la demande indemnitaire préalable de Mme A... ayant été rejetée par une décision explicite du CHU du 19 février 2018, assortie des mentions légales des voies et délais de recours. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de deux mois pour saisir le tribunal était expiré lors de l'introduction de la requête le 20 février 2023.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D..., mineur non accompagné placé à l'aide sociale à l'enfance. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au département de la Seine-Maritime de lui fournir une prise en charge dans une structure adaptée, conformément à l'article L. 221-2-3 du code de l'action sociale et des familles, en raison de son hébergement prolongé en hôtel. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments circonstanciés sur sa situation personnelle ou sur les carences éducatives subies. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de sursis à statuer de M. B..., qui invoquait sa nationalité française par filiation, au motif que cette allégation n'était pas établie par un commencement de preuve. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 25 avril 2025 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour, en raison d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant. Cette annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que la présence en France du requérant résultait de son maintien irrégulier malgré plusieurs mesures d'éloignement antérieures, et que ses attaches amicales étaient insuffisantes pour caractériser une vie privée et familiale stable. En conséquence, la décision de refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de six mois ont été jugées légales.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant gabonais, qui contestait un arrêté du préfet de l’Eure l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en estimant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en particulier les articles L. 612-6 et suivants relatifs à l’interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture étant régulière. Il a jugé que M. A..., entré en France en 2019 et marié en 2024 à une Française, relevait de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien et non de l'article 6-5, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 suspendant son permis de conduire pour trois mois. La demande a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a également rappelé qu’il ne peut autoriser à titre provisoire la conduite pour les besoins professionnels. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en plein contentieux sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet de l’Eure de proposer un logement adapté à Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée d’urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que l’offre d’un T3, seul logement proposé, n’était pas adaptée aux besoins de la requérante, qui nécessite un T4 ou T5 en rez-de-chaussée ou pavillon. Il a ordonné au préfet de proposer un logement dans les communes demandées, sous astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er février 2026. La décision applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante chinoise, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 5 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de motivation insuffisante, de violation du droit d'être entendu, et de défaut de consultation du collège de l'OFII, jugeant la procédure régulière au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., exploitant agricole, qui contestait deux arrêtés du maire de Burey interdisant la circulation des engins agricoles dans certaines rues. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas justifiée, faute pour le requérant de démontrer que son activité professionnelle était menacée ou rendue beaucoup plus difficile par ces décisions. La demande a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité des arrêtés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 12 novembre 2025, a constaté le désistement d’office de la requête de la SAS Robocath, qui demandait le bénéfice du solde du crédit d’impôt en faveur de la recherche et l’innovation (CIRI) pour 2023. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai de soixante jours imparti par le tribunal, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête du préfet de l'Eure, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la direction départementale des territoires et de la mer de faire procéder d'office au nettoyage et à la désinfection d'un logement insalubre à Croth. Le juge a estimé que la mesure demandée était dépourvue d'utilité, le préfet ayant déjà autorité sur ce service et l'arrêté préfectoral du 13 février 2025, pris sur le fondement de l'article L. 1311-4 du code de la santé publique, prévoyant déjà l'exécution d'office des travaux. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SAS Diex tendant à la restitution d’un crédit d'impôt recherche (CIR) de 52 984 euros au titre de 2021. Le litige portait sur l'éligibilité de deux opérations de recherche, relatives à la stabilisation de colorants naturels et à la conception d'une préparation lipophile d'astaxanthine. L'administration fiscale, s'appuyant sur un rapport d'expertise, avait estimé que ces opérations ne constituaient pas des activités de recherche scientifique ou technique au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts et de l'article 49 septies F de l'annexe III. Le tribunal a suivi cette analyse et a jugé que la société ne remplissait pas les conditions pour bénéficier du CIR pour ces opérations.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle à M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir que ses difficultés financières découlaient directement de cette décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B... d’une demande en décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement de 1 686 euros après avoir corrigé des erreurs, ne laissant qu’un solde de 36 euros sur une taxe non bâtie non contestée. M. B... n’ayant pas maintenu sa requête malgré une demande en ce sens, il est réputé s’être désisté en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement d’instance.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Maritime refusant la délivrance d’un récépissé à M. A..., ressortissant malien. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant ne justifie pas d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, son titre de séjour ayant expiré et sa situation administrative étant stable depuis plusieurs mois. En conséquence, la requête est manifestement mal fondée, ce qui conduit également au rejet de la demande d’aide juridictionnelle provisoire. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme D... comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Les requérants contestaient le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Seine-Maritime d’attribuer une aide humaine (AESH) à leur enfant handicapé. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les recours contre les décisions de la CDAPH relatives à l’orientation scolaire et aux mesures d’accompagnement relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de lui accorder l'allocation adulte handicapé (AAH). La requête a été jugée manifestement irrecevable, d'une part, car la requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. D'autre part, le tribunal a relevé son incompétence matérielle, les litiges relatifs à l'AAH relevant du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi qu'à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé le titre de perception émis à l'encontre de Mme B..., infirmière de l'Éducation nationale, pour le recouvrement de 7 404,03 euros correspondant au demi-traitement perçu entre le 4 novembre 2021 et le 30 juin 2022. Le tribunal a jugé que ce demi-traitement, versé en application de l'article 27 du décret du 14 mars 1986 dans l'attente de la décision du comité médical sur sa mise à la retraite, ne présentait pas un caractère provisoire et restait acquis à l'agent, même après une admission rétroactive à la retraite. Par conséquent, l'administration ne pouvait en réclamer la restitution. La demande indemnitaire subsidiaire a été rejetée comme irrecevable, faute de réclamation préalable.