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Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire dirigée contre le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rouen, en raison d’une infection nosocomiale et de fautes dans sa prise en charge suite à une blessure à la main. Le requérant invoque un retard fautif dans l’intervention chirurgicale et l’absence d’antibiothérapie adaptée. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires de M. B, estimant que l’origine nosocomiale de l’infection n’était pas établie et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité du CHU n’était caractérisée. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et des dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient à être garantis par la commune du Havre et la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole des condamnations potentielles suite à la vente d’un bien immobilier affecté d’infiltrations. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants d’avoir préalablement saisi l’administration d’une demande indemnitaire, conformément à l’article R.421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., gynécologue, qui contestait le refus partiel de protection fonctionnelle par le CHU de Rouen et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre la décision implicite de refus, celle-ci ayant été abrogée par l'octroi ultérieur d'une protection. Sur le fond, il a estimé que le CHU n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en limitant sa protection au barème de son assureur et en refusant les autres mesures sollicitées, et qu'aucune faute de nature à engager sa responsabilité n'était établie. La demande indemnitaire de M. A... a donc été entièrement rejetée. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B..., assistante sociale, qui contestait le refus implicite de la rectrice de la région académique Normandie de lui accorder l'indemnité de sujétions REP+. La requérante soutenait que le décret n° 2015-1087, en réservant cette indemnité aux personnels sociaux et de santé affectés dans les établissements REP+ (article 6) et non à ceux qui, comme elle, y exercent leurs fonctions sans y être affectés (article 11), méconnaissait le principe d'égalité. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre ces deux catégories de personnels, fondée sur leur situation distincte au regard de leur affectation, était justifiée par l'objectif d'attractivité des postes dans ces établissements. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles 1er, 6 et 11 du décret du 28 août 2015.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., assistante sociale au collège George Braque de Rouen, qui contestait le refus implicite de la rectrice de Normandie de lui accorder l'indemnité REP+ pour la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017. Le tribunal a estimé que la créance relative à cette période était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Pour la période postérieure, le tribunal a jugé que le décret du 28 août 2015, qui réserve l'indemnité aux personnels affectés dans les établissements REP+ et non à ceux exerçant simplement dans plusieurs établissements, ne méconnaît pas le principe d'égalité. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A..., assistante sociale, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de bénéfice du régime indemnitaire spécifique (indemnité REP+) prévu par le décret du 28 août 2015. La requérante soutenait que le refus, fondé sur ce décret, méconnaissait le principe d'égalité, car ses collègues affectés dans les mêmes établissements en bénéficiaient. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n'était pas fondé.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment détaillé, et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la méconnaissance de l'article 17 du règlement, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants sur des persécutions en Espagne ou un défaut d'information. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a pris acte du désistement de la SARL TallenSI de ses conclusions principales tendant à l'annulation de la décision du SMEDAR rejetant son offre pour un marché de migration de messagerie électronique. La société requérante, après s'être désistée, maintenait uniquement sa demande de frais d'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner le SMEDAR à verser la somme réclamée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 7 février 2025 du préfet de l'Eure lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également considéré que le requérant ne pouvait utilement invoquer les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit spécifiquement la délivrance des titres de séjour pour activité salariée aux ressortissants tunisiens.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de Mme A, agent hospitalier, visant à obtenir réparation des préjudices résultant d’une maladie professionnelle (syndrome du canal carpien) reconnue imputable au service. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet, considérant que celle-ci avait simplement lié le contentieux. Sur le fond, le tribunal a reconnu le principe de la responsabilité sans faute du centre hospitalier du Bois-Petit, ouvrant droit à une indemnisation complémentaire pour les préjudices non couverts par la législation sur les maladies professionnelles. La solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D, propriétaire d’un immeuble à Bernay, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Eure du 14 juin 2022 le mettant en demeure de réaliser des travaux de mise en sécurité électrique sous quinze jours pour danger imminent. Le tribunal a jugé que la visite de l’immeuble par l’Agence Régionale de Santé (ARS) était régulière, l’administration n’étant pas tenue de prévenir le propriétaire, et que l’occupant, même à titre gratuit, avait qualité pour y consentir. La mise en demeure était légalement fondée sur l’article L. 511-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison du risque pour la sécurité de l’occupant. Les conclusions de l’ARS au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, était saisi par un praticien contractuel (M. B) contestant le refus implicite du Groupe Hospitalier du Havre de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) après la fin de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a rappelé que les agents non fonctionnaires des établissements publics administratifs, comme le groupe hospitalier, sont soumis aux dispositions des articles L. 5424-1 et L. 5424-2 du code du travail, qui les obligent à assurer la charge et la gestion de cette allocation. En l’espèce, le juge a considéré que la requête relevait du plein contentieux et a examiné les droits de l’intéressé au regard de la situation de fait et des textes applicables, sans se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code du travail et du code général de la fonction publique pour statuer sur la demande de versement de l’ARE.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du 21 novembre 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait de renouveler la carte professionnelle de M. B, agent de sécurité privé. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par le CNAPS, à savoir une "mise en cause" de M. B pour un délit de fuite en 2018, n'était pas établi, l'intéressé démontrant que les faits avaient été commis par une tierce personne utilisant son véhicule. Cette solution est fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui exige que le comportement de l'agent soit incompatible avec l'exercice de ses fonctions pour justifier un refus.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par les consorts I d’une demande d’indemnisation suite au décès de leur enfant, survenu après un accouchement au centre hospitalier Caux Vallée de Seine les 10 et 11 février 2022. Les requérants soutenaient que des fautes dans la prise en charge avaient causé une perte de chance de survie de 90 %. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour manquement aux obligations de soins, en application des principes généraux du droit administratif et du code de la santé publique. La solution a consisté à condamner le centre hospitalier à réparer les préjudices subis, en fixant le taux de perte de chance à 60 % conformément à l’expertise, et à rejeter les conclusions des grands-parents pour défaut de décision préalable.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de remise gracieuse de sa dette de contribution alimentaire aux frais d’hébergement de sa mère, fixée par le juge aux affaires familiales. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 132-6, L. 132-7 et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’obligation alimentaire et à la révision de son montant relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal judiciaire d’Évreux, compétent pour connaître de la demande.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a rappelé que l'article L. 435-1 du CESEDA ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante paraguayenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 17 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en se fondant sur l'article 43 du décret du 29 avril 2004, après avoir vérifié la validité de la délégation de signature produite par le préfet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur la demande du préfet de la Seine-Maritime, ordonne l'expulsion de MM. C et B A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile qu'ils occupent sans titre. La solution retenue est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que la demande d'asile des intéressés a été définitivement rejetée et que leur maintien dans les lieux, malgré plusieurs mises en demeure, compromet le fonctionnement normal du centre dans un contexte de forte tension sur les places d'hébergement. Les arguments des occupants, tirés de leur état de santé et de leurs difficultés financières, sont écartés, le juge estimant que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 16 juillet 2025 par lequel le préfet de zone de défense et de sécurité Ouest a placé M. B... en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, tirés d'un vice de procédure (absence d'avis du comité médical) et d'une erreur de droit (non-respect des articles L. 514-4 et L. 826-1 du code général de la fonction publique), n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête est rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui contestait le règlement intérieur et les exclusions prononcées par l’association des jardins familiaux municipaux de Val-de-Reuil, et demandait la réintégration d’une membre ainsi qu’un audit des comptes. Le juge a estimé que ces litiges, relatifs au fonctionnement d’une association régie par la loi de 1901 et à la convention de mise à disposition de parcelles relevant du domaine privé communal, ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative mais de l’autorité judiciaire. En application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans instruction ni audience.