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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D, propriétaire d’un immeuble à Bernay, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Eure du 14 juin 2022 le mettant en demeure de réaliser des travaux de mise en sécurité électrique sous quinze jours pour danger imminent. Le tribunal a jugé que la visite de l’immeuble par l’Agence Régionale de Santé (ARS) était régulière, l’administration n’étant pas tenue de prévenir le propriétaire, et que l’occupant, même à titre gratuit, avait qualité pour y consentir. La mise en demeure était légalement fondée sur l’article L. 511-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison du risque pour la sécurité de l’occupant. Les conclusions de l’ARS au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de remise gracieuse de sa dette de contribution alimentaire aux frais d’hébergement de sa mère, fixée par le juge aux affaires familiales. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 132-6, L. 132-7 et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’obligation alimentaire et à la révision de son montant relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal judiciaire d’Évreux, compétent pour connaître de la demande.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 7 février 2025 du préfet de l'Eure lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également considéré que le requérant ne pouvait utilement invoquer les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit spécifiquement la délivrance des titres de séjour pour activité salariée aux ressortissants tunisiens.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante paraguayenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 17 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en se fondant sur l'article 43 du décret du 29 avril 2004, après avoir vérifié la validité de la délégation de signature produite par le préfet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment détaillé, et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la méconnaissance de l'article 17 du règlement, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants sur des persécutions en Espagne ou un défaut d'information. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A..., assistante sociale, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de bénéfice du régime indemnitaire spécifique (indemnité REP+) prévu par le décret du 28 août 2015. La requérante soutenait que le refus, fondé sur ce décret, méconnaissait le principe d'égalité, car ses collègues affectés dans les mêmes établissements en bénéficiaient. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n'était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., assistante sociale au collège George Braque de Rouen, qui contestait le refus implicite de la rectrice de Normandie de lui accorder l'indemnité REP+ pour la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017. Le tribunal a estimé que la créance relative à cette période était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Pour la période postérieure, le tribunal a jugé que le décret du 28 août 2015, qui réserve l'indemnité aux personnels affectés dans les établissements REP+ et non à ceux exerçant simplement dans plusieurs établissements, ne méconnaît pas le principe d'égalité. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que ceux relatifs à l'interdiction de retour et à l'assignation à résidence. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire dirigée contre le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rouen, en raison d’une infection nosocomiale et de fautes dans sa prise en charge suite à une blessure à la main. Le requérant invoque un retard fautif dans l’intervention chirurgicale et l’absence d’antibiothérapie adaptée. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires de M. B, estimant que l’origine nosocomiale de l’infection n’était pas établie et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité du CHU n’était caractérisée. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et des dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Eure. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le requérant ne justifiait pas du caractère sérieux de sa formation en apprentissage, d'une maîtrise suffisante du français ou de ressources stables. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 435-1, L. 435-3 et L. 423-23, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient à être garantis par la commune du Havre et la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole des condamnations potentielles suite à la vente d’un bien immobilier affecté d’infiltrations. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants d’avoir préalablement saisi l’administration d’une demande indemnitaire, conformément à l’article R.421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de Mme A, agent hospitalier, visant à obtenir réparation des préjudices résultant d’une maladie professionnelle (syndrome du canal carpien) reconnue imputable au service. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet, considérant que celle-ci avait simplement lié le contentieux. Sur le fond, le tribunal a reconnu le principe de la responsabilité sans faute du centre hospitalier du Bois-Petit, ouvrant droit à une indemnisation complémentaire pour les préjudices non couverts par la législation sur les maladies professionnelles. La solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par le préfet de la Seine-Maritime d’une demande d’expulsion immédiate de Mme D et M. A, occupants d’un hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA) au Havre. Le préfet s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 23 septembre 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a ordonné qu’il en soit donné acte. La décision est fondée sur le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B..., assistante sociale, qui contestait le refus implicite de la rectrice de la région académique Normandie de lui accorder l'indemnité de sujétions REP+. La requérante soutenait que le décret n° 2015-1087, en réservant cette indemnité aux personnels sociaux et de santé affectés dans les établissements REP+ (article 6) et non à ceux qui, comme elle, y exercent leurs fonctions sans y être affectés (article 11), méconnaissait le principe d'égalité. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre ces deux catégories de personnels, fondée sur leur situation distincte au regard de leur affectation, était justifiée par l'objectif d'attractivité des postes dans ces établissements. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles 1er, 6 et 11 du décret du 28 août 2015.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur la demande du préfet de la Seine-Maritime, ordonne l'expulsion de MM. C et B A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile qu'ils occupent sans titre. La solution retenue est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que la demande d'asile des intéressés a été définitivement rejetée et que leur maintien dans les lieux, malgré plusieurs mises en demeure, compromet le fonctionnement normal du centre dans un contexte de forte tension sur les places d'hébergement. Les arguments des occupants, tirés de leur état de santé et de leurs difficultés financières, sont écartés, le juge estimant que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par les consorts I d’une demande d’indemnisation suite au décès de leur enfant, survenu après un accouchement au centre hospitalier Caux Vallée de Seine les 10 et 11 février 2022. Les requérants soutenaient que des fautes dans la prise en charge avaient causé une perte de chance de survie de 90 %. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour manquement aux obligations de soins, en application des principes généraux du droit administratif et du code de la santé publique. La solution a consisté à condamner le centre hospitalier à réparer les préjudices subis, en fixant le taux de perte de chance à 60 % conformément à l’expertise, et à rejeter les conclusions des grands-parents pour défaut de décision préalable.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SA Axa France et de la SAS Dubreuil Automobiles, qui demandaient la condamnation de l’État à les indemniser pour les préjudices subis lors de violences urbaines survenues dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2023. La responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure a été écartée, les faits ne pouvant être qualifiés de crimes ou délits commis par un attroupement ou rassemblement au sens de ce texte. La responsabilité pour faute de l’État n’a pas non plus été retenue, faute pour les requérantes de démontrer une carence fautive des autorités de police. En conséquence, toutes les demandes indemnitaires et celles relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du 21 novembre 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait de renouveler la carte professionnelle de M. B, agent de sécurité privé. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par le CNAPS, à savoir une "mise en cause" de M. B pour un délit de fuite en 2018, n'était pas établi, l'intéressé démontrant que les faits avaient été commis par une tierce personne utilisant son véhicule. Cette solution est fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui exige que le comportement de l'agent soit incompatible avec l'exercice de ses fonctions pour justifier un refus.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation des articles L. 233-1, L. 233-2, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés au regard des pièces du dossier et des textes applicables.
Contentieux de la tarification sanitaire et sociale. Tribunal Administratif de Rouen. Incompétence matérielle et transmission au Tribunal Administratif de Lille. Application des articles R. 351-3 et R. 312-10-1 du code de justice administrative, et du décret n°2024-1168 du 6 décembre 2024.