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Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait la suspension de l'exécution d'amendes et titres exécutoires liés à une contravention au code de la route. Le juge a constaté que le litige portait sur une amende forfaitaire majorée, relevant de la compétence exclusive des juridictions judiciaires (tribunal de police) en application des articles 529-2, 530-2 et 521 du code de procédure pénale. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. F E, détenu, contestant une sanction disciplinaire de dix jours de cellule avec sursis. Le tribunal a requalifié le recours comme dirigé contre la décision du 9 juin 2023 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires, qui s'est substituée à la sanction initiale après un recours administratif préalable obligatoire. Il a rejeté le moyen d'incompétence de l'autorité ayant engagé les poursuites, validant la délégation de signature. En revanche, il a relevé que la décision initiale visait des articles abrogés du code de procédure pénale, mais a implicitement jugé ce vice sans incidence sur la légalité de la décision de substitution. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que les textes appliqués (code pénitentiaire, code de justice administrative) ne soient explicitement cités pour fonder ce rejet.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du 30 mai 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. C D. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur l'absence de production du titre de séjour et des justificatifs professionnels de l'épouse du requérant, dès lors que celui-ci avait informé l'administration que son épouse était dépourvue de titre de séjour et ne pouvait donc fournir ces documents. La solution retenue est fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, dont le tribunal a fait une application stricte en considérant que le classement sans suite était illégal.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de la société SNAD visant à contester plusieurs prescriptions de l'arrêté préfectoral du 27 février 2023, qui lui délivrait une autorisation environnementale pour l'exploitation d'une installation classée. La société invoquait une erreur d'appréciation concernant diverses mesures, notamment les restrictions de circulation, les modalités de fermeture d'un bâtiment, le délai de mise en service, l'obligation de planter une haie, les dispositifs anti-odeurs, la gestion des eaux pluviales, l'analyse des risques de foudre et la surveillance des sols. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les prescriptions contestées étaient justifiées par la nécessité de prévenir les dangers et inconvénients pour l'environnement et la sécurité, conformément aux articles L. 181-3 et L. 181-12 du code de l'environnement. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A contestant deux arrêtés du maire de Condé-sur-Risle refusant un permis de construire pour une maison individuelle. Le tribunal a annulé l'arrêté du 2 mars 2023 pour vice de procédure, car il n'a pas été notifié par lettre recommandée avec accusé de réception, en violation de l'article R. 424-10 du code de l'urbanisme. Il a également annulé l'arrêté du 30 mai 2023 retirant le permis tacite, au motif que ce retrait est intervenu après le délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer un certificat de permis tacite à Mme A.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le permis de construire et le permis modificatif délivrés à M. A pour une maison individuelle à Saint-Etienne-du-Vauvray. La juridiction a examiné les moyens tirés de l’incomplétude du dossier de demande, de la méconnaissance des règles de stationnement et d’intégration paysagère, ainsi que de la violation de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP). La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 431-7 à R. 431-12 et le règlement du plan local d’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que le classement sans suite d’une demande de naturalisation fondé sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. En l’espèce, bien que le motif tiré de l’absence de passeport soit erroné, le préfet s’est également fondé sur le défaut de production de l’acte de mariage et de l’acte de décès de l’épouse, documents nécessaires à l’instruction. Par suite, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de la décision du 20 janvier 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime avait retiré son titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement procéder à ce retrait suite à l'annulation par la cour administrative d'appel de Douai du jugement qui avait ordonné la délivrance du titre, et que la procédure était régulière. La solution s'appuie sur les principes régissant l'exécution des décisions de justice et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de la société Lalome Investissement contestant l'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le maire de Clef-Vallée-d'Eure a refusé un permis d'aménager pour un lotissement de cinquante lots. La société soutenait notamment que le refus était illégal car elle bénéficiait d'un permis tacite, que le retrait de ce permis était irrégulier faute de procédure contradictoire, et que les motifs de refus (risques pour la sécurité publique et atteinte au paysage) étaient infondés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le permis tacite n'était pas né, que la procédure de retrait était régulière, et que les motifs de refus étaient justifiés au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. La requête a été rejetée, et la société condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la DASEN de Seine-Maritime refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant A. Les requérants invoquaient l’urgence liée à une rupture brutale de son parcours, mais le juge a estimé qu’ils n’avaient pas entrepris de démarches de scolarisation malgré un précédent refus, et que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d’urgence. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la restitution immédiate de son passeport détenu par la préfecture. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré avoir activement sollicité la restitution de son document auprès des services compétents avant avril 2025, et sa situation médicale ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 11 août 2023 par lequel le maire de Montivilliers avait retiré la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable de M. A pour la création d’un accès carrossable. Le tribunal a jugé que le motif tiré de la méconnaissance de l’article UA3 du plan local d’urbanisme était infondé, ces dispositions n’interdisant pas la création d’un second accès. La solution retenue est l’annulation pour excès de pouvoir de l’arrêté de retrait, en application des articles L. 424-5 du code de l’urbanisme et UA3 du règlement du PLU.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de la société Lalome Investissement visant à obtenir l'annulation d'un arrêté municipal refusant un permis d'aménager pour un lotissement de cinquante lots. La société soutenait qu'un permis tacite était né, faute de notification régulière d'une demande de pièces complémentaires dans le délai d'un mois prévu à l'article R. 423-22 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de pièces complémentaires avait été valablement notifiée dans les délais, interrompant ainsi le délai d'instruction et empêchant la naissance d'un permis tacite. Par conséquent, le refus exprès du maire, fondé sur les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, a été jugé légal.
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Eure. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal estime que l'arrêté n'a pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa courte présence en France (depuis 2022), de l'absence d'insertion professionnelle, et du fait que ses liens familiaux (parents, fratrie, enfants) résident à l'étranger. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2025 du préfet de la Seine-Maritime lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il juge que l'arrêté est suffisamment motivé et que la durée de l'interdiction est justifiée au regard de la situation de l'intéressé, qui s'est maintenu irrégulièrement en France malgré plusieurs mesures d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-tunisien. Il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que la décision était suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Rouen (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 5 octobre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait retiré la carte de résident de M. C B, ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que la fraude alléguée par le préfet n'était pas établie, car le document d'état civil falsifié (acte de naissance de 2022) était postérieur à la délivrance de la carte de résident en 2020. La substitution de motif demandée par le préfet, fondée sur l'absence de justification de l'état civil, a été rejetée, car aucun texte n'autorise un retrait de titre pour ce motif hors cas de fraude. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. E, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 10 août 2023 refusant son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation, et que M. E n'avait pas sollicité de titre en qualité de parent d'enfant français. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 19 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que sa relation de concubinage avec un ressortissant français était récente et sans enfant, et que son contrat de travail à durée déterminée ne démontrait pas une insertion professionnelle suffisamment ancienne et pérenne. En conséquence, les moyens soulevés ont été écartés et la décision préfectorale confirmée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste du recours pour excès de pouvoir, en application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 5 août 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de quarante-huit heures prévu par les articles L. 614-6 du même code et R. 776-2 du code de justice administrative, à compter de la notification de l'arrêté.