17 499 décisions disponibles — page 208/875
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 11 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle stable de la requérante, diplômée en pharmacie en France et mariée, dont l'atteinte à ses droits était grave et immédiate. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut d'examen personnalisé de sa situation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension de l'exécution de l'arrêté a donc été ordonnée, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 28 mai 2025 fixant le pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que M. B avait été mis en mesure de présenter ses observations. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas établi. En conséquence, la demande d'annulation, d'injonction et de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SAS Paris Normandie XVI, qui contestait la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2023 pour un immeuble à Dieppe. La société soutenait que les travaux de réhabilitation en cours avaient fait perdre au bien sa nature de propriété bâtie. Le juge a estimé que, malgré l’ampleur des travaux, ceux-ci n’avaient pas entraîné une démolition totale ni une atteinte suffisante au gros-œuvre pour rendre l’immeuble impropre à toute utilisation au 1er janvier 2023. En application des articles 1380 et 1415 du code général des impôts, le bien est donc resté soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties. La demande de décharge ou de réduction de la cotisation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a accordé la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due par la SCI Dumont 17 au titre de l'année 2024 pour un appartement situé au Havre. La société invoquait le dégrèvement pour vacance prévu à l'article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la vacance du logement, liée à des travaux de rénovation nécessaires pour remédier à l'insalubrité de l'immeuble, était indépendante de la volonté du propriétaire, ce dernier ayant accompli les diligences requises dans un délai normal. La solution retenue fait application des dispositions du I de l'article 1389 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SCI SCP Investissements. Celle-ci demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 concernant une parcelle utilisée comme lieu de stockage de véhicules à Gonfreville-l'Orcher. Le tribunal a jugé que l'utilisation réelle du terrain comme lieu de dépôt à ciel ouvert le faisait entrer dans la catégorie prévue à l'article 310 Q de l'annexe II au code général des impôts, le rendant imposable. La solution retenue s'appuie sur les articles 1381 et 1498 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme A, qui contestait une décision du président du conseil départemental de la Seine-Maritime lui accordant une remise gracieuse partielle (1 159,33 euros) sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 796,66 euros et demandait une remise totale. La magistrate désignée a jugé que l'indu était fondé sur une omission déclarative des ressources de la requérante, et que celle-ci ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi ni d'une situation de précarité suffisamment établie pour justifier une remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46, L. 262-17 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui encadrent la récupération des indus et les conditions de remise gracieuse (bonne foi ou précarité).
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande de la SCCV Rouen Rue Henri Rivière. Celle-ci sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, estimant que les importants travaux de reconversion d’un immeuble de bureaux en résidence étudiante lui avaient fait perdre sa nature de propriété bâtie. Le tribunal a jugé que, malgré l’ampleur des travaux, ceux-ci n’avaient pas entraîné une démolition complète ni une atteinte au gros-œuvre rendant l’immeuble impropre à toute utilisation au 1er janvier 2022, condition nécessaire pour l’exonération prévue à l’article 1380 du code général des impôts. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la demande de Mme B concernant la remise gracieuse de deux dettes sociales. La requérante sollicitait l'annulation des décisions de la caisse d'allocations familiales refusant la remise de son indu de revenu de solidarité active (RSA) de 617,49 euros et n'accordant qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL) de 134 euros. Le tribunal a constaté que l'indu de RSA avait été annulé en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S'agissant de la dette d'APL, le juge a rejeté la demande de remise totale, estimant que Mme B, malgré ses allégations de précarité, n'avait pas fourni d'éléments suffisants pour établir sa situation financière difficile, notamment en ne répondant pas à une demande de justificatifs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise gracieuse à la preuve de la bonne foi ou de la précarité du
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 362,05 euros. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas sa situation de précarité, son quotient familial et ses revenus déclarés ne le démontrant pas. La décision s’appuie sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. En conséquence, la demande d’annulation et de remise totale a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a assigné à résidence M. A pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal estime que l'administration n'a pas démontré que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, faute de diligences suffisantes après l'identification de sa nationalité tunisienne. Cette solution est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande de la SCI Buissonière qui sollicitait une exonération de taxe foncière pour ses logements de Mont-Saint-Aignan au titre des années 2025 à 2027, sur le fondement de l'article 1383-0 B du code général des impôts. Le tribunal a estimé que, malgré l'achèvement des travaux de rénovation énergétique en 2024, la société ne justifiait pas du seuil de dépenses requis (10 000 € par logement sur un an ou 15 000 € sur trois ans). En effet, la facture de menuiserie, faute de détail, n'a pas été retenue, et le coût des travaux d'isolation extérieure (9 759,09 €) était insuffisant pour atteindre le seuil par logement. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C A, ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés, et que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et légalement justifiées au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés du préfet de la Seine-Maritime.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet de l'Eure de lui attribuer un logement adapté. Le tribunal a constaté que M. A avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation, mais qu'un bailleur social avait tenté de lui proposer un logement à Gisors, sans succès car le courrier de demande de pièces complémentaires était revenu non réclamé. En l'absence d'explication de M. A sur cette carence, le juge a estimé qu'il n'était pas fondé à demander une injonction sous astreinte. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Rouen annule l'arrêté du 18 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français de M. B, ressortissant afghan. La décision est annulée pour défaut d'examen particulier de sa situation personnelle, le préfet n'ayant pas tenu compte de l'intention de l'intéressé de déposer un réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal admet M. B à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocate. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exclusion temporaire d'un an de fonctions présentée par M. B. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision administrative attaquée, mais seulement le courrier de notification et la première page de celle-ci. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'existence d'une requête en annulation, et sur l'article L. 522-3, permettant de rejeter une demande sans procédure contradictoire lorsqu'elle est manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société ADL Recrea dans le litige l’opposant à la communauté d’agglomération Seine-Eure. La requérante contestait la procédure de passation d’une concession de service public pour la gestion du centre aquatique Caséo, invoquant une méconnaissance des articles R. 3125-1 et suivants du code de la commande publique. L’ordonnance donne acte du désistement et rejette les conclusions présentées par la communauté d’agglomération au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord du 15 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, a ordonné le 23 juin 2025 la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris. Cette décision est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence de l’étranger pour les litiges relatifs aux décisions de police, dès lors que la rétention administrative de l’intéressée a pris fin. Mme A résidant à Paris, le tribunal de Rouen s’est déclaré incompétent et a renvoyé l’affaire à la juridiction parisienne.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision de la CAF de Seine-Maritime lui accordant une remise gracieuse partielle d’un indu d’aide personnelle au logement de 524,25 euros. La requérante demandait l’annulation de cette décision et la remise totale de sa dette, invoquant sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que Mme A n’établissait pas sa précarité financière, malgré des ressources mensuelles d’environ 1 700 euros, et qu’elle s’était déjà acquittée du solde restant de 131,06 euros. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 23 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a renouvelé l'assignation à résidence de M. B, ressortissant algérien, pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal estime que l'administration n'a pas justifié de diligences suffisantes pour organiser l'éloignement de l'intéressé, en l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, méconnaissant ainsi l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. B est admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme B qui contestait son obligation de payer les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties (2020-2023) pour un bien situé à Feuguerolles. La requérante, usufruitière et ayant cause de son époux décédé, soutenait ne pas avoir la jouissance effective du bien. Le tribunal a jugé qu'en engageant une procédure de partage de la succession, elle avait tacitement accepté la succession, la rendant redevable de l'impôt en application des articles 782 du code civil et 1682 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l'obligation de payer les sommes réclamées par le comptable public.