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Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que des risques de défaillances systémiques en Allemagne. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en particulier concernant la procédure de vérification des empreintes digitales et l'absence de preuve de défaillances systémiques. La décision s'appuie sur les règlements européens précités et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 27 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prolongé de onze mois l'interdiction de retour sur le territoire français de M. A, ressortissant tunisien. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa relation avec une ressortissante française et de la naissance de leur enfant français. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de Mme B contestant un indu de RSA de 10 279,88 euros pour la période de décembre 2021 à juillet 2023. La requérante soutenait que son époux ne résidait pas avec elle avant juillet 2023, mais le tribunal estime qu'elle n'apporte pas la preuve de l'absence de communauté de vie et de mise en commun des ressources, conformément aux articles 214 et 215 du code civil. En application des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, les ressources du foyer, incluant celles du conjoint, doivent être déclarées. La décision de récupération de l'indu est donc confirmée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. A et Mme C tendant à l'annulation du refus de la CAF de la Seine-Maritime de leur accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 269,25 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné lui-même la demande de remise au regard de la situation de précarité et de la bonne foi des requérants, conformément aux articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que les requérants n'établissaient pas être dans une situation financière précaire, leur quotient familial s'élevant à environ 1 500 euros, et n'a donc pas accordé la remise sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime de ne lui accorder qu'une remise gracieuse partielle (1 962,65 euros) sur un indu d'aide personnelle au logement de 2 616,87 euros. Statuant en plein contentieux, le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas une situation de précarité justifiant une remise totale, ses ressources mensuelles (environ 2 500 euros) et ses charges (environ 750 euros) lui permettant de faire face au solde restant de 654,22 euros. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, qui conditionnent la remise à la précarité du débiteur, hors cas de fraude.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 274,99 euros. Le tribunal a estimé que M. B, en ne déclarant pas une somme de 3 900 euros perçue en 2021, avait commis de fausses déclarations, ce qui exclut la condition de bonne foi nécessaire à une remise de dette. Il a également jugé que la situation de précarité financière invoquée par le requérant ne suffisait pas à justifier une remise, compte tenu de ses faibles charges et de ses ressources. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A E, professeur de mathématiques, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2023 par lequel la rectrice de l'académie de Normandie lui avait infligé un blâme. Le tribunal a considéré que la matérialité des faits reprochés, notamment des propos et comportements inappropriés envers des élèves et le non-respect du règlement intérieur, était établie par des témoignages concordants. Il a également jugé que la sanction était fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de l'éducation, et que les moyens soulevés par le requérant, dont l'inexactitude matérielle des faits, étaient infondés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert vers la Belgique, responsable de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de Mme B ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen, rendue dans le cadre d’un référé expertise, fait droit à la demande de M. B visant à évaluer les préjudices liés à sa maladie professionnelle à l’épaule droite. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge désigne un expert médical avec une mission détaillée pour décrire l’état de santé, fixer la consolidation et évaluer l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux. En revanche, la demande de M. B tendant à ce que l’avance des frais d’expertise soit mise à la charge de la commune de Bolbec est rejetée, cette question relevant de la compétence exclusive du président de la juridiction. Les conclusions au titre des frais d’instance sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant congolais, afin d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet a fait valoir qu'une attestation de prolongation d'instruction avait déjà été délivrée au requérant. En application des articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette attestation, délivrée via le téléservice, autorise la présence de l'étranger sur le territoire pendant l'instruction de sa demande. Par conséquent, la demande de M. B est devenue sans objet, et il n'y a plus lieu de statuer sur sa requête.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 19 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination, lui interdisant le retour pour trois mois et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était justifiée par la menace pour l'ordre public résultant de sa condamnation pénale pour trafic de stupéfiants, et qu'elle ne méconnaissait ni son droit d'être entendu, ni son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), ni l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 612-2.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant burkinabé, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 20 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé d’un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et qu’il ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour le requérant de démontrer une vie familiale stable en France. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 612-11.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, afin d'obtenir une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En défense, le préfet de la Seine-Maritime a produit une attestation de prolongation d'instruction délivrée à la requérante. Constatant que cette délivrance répond à la demande de Mme B, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer, la mesure sollicitée étant devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre le refus implicite de la DASEN de l'Eure de dispenser sa fille A des enseignements d'arts plastiques et d'éducation musicale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requête ayant été introduite un an après la demande initiale et à quelques jours de la fin de l'année scolaire, sans qu'aucun document médical ou scolaire ne préconise une telle dispense. Il a également relevé que l'inclusion de l'élève avec une accompagnante ne causait pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation des refus implicites des ministres de retirer l'arrêté de 2008 portant création de l'URSSAF de Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que M. A était sans intérêt à agir, car le retrait de cet arrêté n'aurait aucune incidence sur les décisions de mise à sa charge de cotisations sociales. En conséquence, les conclusions ont été rejetées comme manifestement irrecevables sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux dépens et à l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante chinoise demandant une injonction de délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Maritime a délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son utilité, et a rejeté les conclusions accessoires. La décision applique le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Rouen était saisi par M. A, agent du CHU de Rouen, contestant des décisions de changement de filière par intégration directe dans le corps des assistants médico-administratifs. Le requérant soutenait notamment ne pas avoir sollicité cette intégration et invoquait la méconnaissance des articles L. 511-7 du code général de la fonction publique et 24-1 du décret n° 88-976, ainsi que l'irrégularité de la consultation de la commission administrative paritaire. Le tribunal a constaté que les décisions des 29 mars et 31 mai 2023 avaient été retirées et remplacées par une nouvelle décision du 16 février 2024, rendant sans objet les conclusions dirigées contre les premières. Il a rejeté le surplus des conclusions, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A pour homologuer un accord transactionnel conclu avec l'établissement public Helen Keller, visant à mettre fin à un litige portant sur le refus de versement d'une indemnité de fin de contrat. La transaction prévoyait le paiement d'une somme totale de 1 691,13 euros en échange du désistement de la requérante. Le tribunal a vérifié que l'objet de la transaction était licite, qu'elle ne constituait pas une libéralité et ne méconnaissait pas l'ordre public. Il a donc homologué l'accord et donné acte du désistement de Mme A, en application des articles 2044 et suivants du code civil et de l'article L. 423-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante au Groupe hospitalier du Havre, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder des congés bonifiés. La requérante soutenait que son centre d’intérêts matériels et moraux se situait en Guadeloupe, condition requise par le décret n° 87-482 du 1er juillet 1987. Le tribunal a estimé que, malgré ses origines guadeloupéennes, Mme A résidait en métropole depuis plus de 43 ans, que sa famille proche (mari, enfants, mère) y vivait et qu’elle n’avait pas demandé de mutation. La décision de refus a donc été jugée fondée, et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait la méconnaissance de son droit au mariage et de sa vie privée et familiale, ainsi qu'une erreur d'appréciation. Le tribunal a estimé que, malgré son mariage et la naissance de deux enfants en France, la situation de M. B était caractérisée par son maintien irrégulier sur le territoire après deux précédentes obligations de quitter le territoire français restées inexécutées. La solution retenue est fondée sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 215 du code civil, le juge considérant que l'atteinte à la vie familiale n'était pas disproportionnée compte tenu de la possibilité pour la famille de se reconstituer en Turquie.