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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme E, qui contestaient leur taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 au Havre. Les requérants sollicitaient un dégrèvement pour vacance de leur immeuble infesté par la mérule, sur le fondement de l'article 1389 du code général des impôts. Le juge a estimé que la vacance n'était pas indépendante de leur volonté, car ils n'avaient pas accompli les diligences nécessaires pour traiter l'infestation malgré les alertes dès 2022. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge ou de réduction de l'imposition.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a renouvelé l'assignation à résidence de Mme B, ressortissante algérienne faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet ne démontre pas que l'éloignement de l'intéressée demeure une perspective raisonnable, faute de justifier de diligences suffisantes auprès des autorités consulaires algériennes. Cette solution est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme D qui contestaient leur assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2023. Le juge a estimé que les travaux entrepris sur leurs immeubles mitoyens, bien qu'importants, n'avaient pas fait perdre à ces biens leur caractère de propriété bâtie au sens de l'article 1380 du code général des impôts. Il a également jugé que la vacance des logements n'étant pas indépendante de la volonté des propriétaires, la TEOM restait due. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1393, 1521 et 1389 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme E, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 16 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, n'avait pas été méconnu. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des mesures d'éloignement contestées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SAS DAGS, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l'année 2023 pour une terrasse exploitée sur le domaine public communal. Le juge a considéré que cette terrasse, bien que non fixée au sol à perpétuelle demeure, constituait une installation couverte et close, présentant le caractère d'une véritable construction au sens des articles 1380 et 1381 du code général des impôts. Il a également jugé que l'appropriation privative de cette installation par la société était compatible avec l'inaliénabilité du domaine public, dès lors que l'autorisation d'occupation temporaire n'avait pas été accordée pour les besoins du service public. En conséquence, la demande de décharge de la cotisation de taxe foncière a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SCI Les Plantes contestant ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des immeubles acquis en 2019 à Rouen. Le juge a estimé que les biens, malgré leur état d'abandon, conservaient la nature de constructions passibles de la taxe foncière au sens de l'article 1380 du code général des impôts. Il a également jugé que la vacance des locaux n'était pas indépendante de la volonté de la société propriétaire, excluant ainsi le bénéfice du dégrèvement prévu à l'article 1389 du même code. Enfin, le moyen tiré d'une évaluation erronée de la taxe a été écarté faute de précisions suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. A, qui sollicitait l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 3 318,69 euros. Le tribunal a estimé que M. A avait procédé à de fausses déclarations en omettant de déclarer sa pension de retraite étrangère pendant plusieurs années, ce qui, en application des articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, fait obstacle à l'octroi d'une remise de dette. La condition de bonne foi n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la précarité de sa situation.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a renouvelé l'assignation à résidence de M. B pour 45 jours. Le juge estime que l'administration n'a pas démontré que l'éloignement de l'intéressé, ressortissant algérien non reconnu par les autorités consulaires, demeurait une perspective raisonnable, en méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'ont pas été examinés. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. B au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence). Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables et intenses en France. Par voie de conséquence, les moyens dirigés contre les décisions d'éloignement, fondés sur l'illégalité du refus de séjour, ont été écartés, et les autres moyens soulevés (notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et des articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) ont été jugés infondés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme A, qui demandait l'annulation d'une décision du président du conseil départemental de la Seine-Maritime lui accordant une remise gracieuse partielle d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 796,66 euros, limitée à 1 159,33 euros. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé sur une omission déclarative de ressources par l'allocataire, et que sa bonne foi n'était pas établie, compte tenu de l'importance des sommes non déclarées et de leur incidence sur ses droits. La situation de précarité invoquée n'a pas été jugée suffisante pour justifier une remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 262-17, R. 262-37 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Rouen a examiné la demande de Mme A visant à obtenir la carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requérante soutenait que son état de santé, notamment sa fibromyalgie, justifiait l'attribution de cette carte. Le tribunal a rappelé que la compétence pour délivrer cette carte relève du président du conseil départemental, après avis de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, et non de cette commission elle-même. Sur le fond, il a estimé que les éléments fournis par Mme A ne démontraient pas une réduction importante de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine). En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SARL Construction générale Paris Normandie, qui contestait la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle avait été assujettie en 2023 pour un immeuble à Dieppe. La société soutenait que l’ampleur des travaux de réhabilitation avait fait perdre au bien sa nature de propriété bâtie. Le tribunal a jugé que, malgré l’importance des travaux, ceux-ci n’avaient pas entraîné la démolition de la structure ni porté une atteinte significative au gros œuvre, conformément à l’article 1380 du code général des impôts. La demande de décharge ou de réduction de la taxe a donc été rejetée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen, rendue le 23 juin 2025, concerne une demande d'expertise médicale et de provision présentée par Mme B à la suite de sa prise en charge par le groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil. Le tribunal se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 351-3 et R. 312-14 du code de justice administrative, le dommage invoqué étant imputable à un fait générateur situé en Seine-Saint-Denis. En conséquence, il ordonne le renvoi de l'affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui contestait une contrainte émise par la CAF de la Seine-Maritime pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 175 euros. Le juge a constaté que M. B avait quitté son logement le 30 mai 2022, ce qui mettait fin à ses droits, et qu’il avait perçu deux fois la même somme, une fois via son bailleur et une fois sur son compte. En application de l’article R. 823-12 du code de la construction et de l’habitation, l’indu était donc fondé. La demande d’annulation de la contrainte et de décharge de l’obligation de payer a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur le désistement d’office de M. A, qui contestait la décision du 16 janvier 2023 du directeur de l’institution médico-sociale de Bolbec prononçant sa radiation des cadres. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le juge a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 du même code, il est donc réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante sénégalaise. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante, dont le titre avait expiré avant sa demande de renouvellement, ne subissait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle, étant hébergée et soutenue par ses enfants majeurs. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme E, ressortissante marocaine, qui demandait la suspension de l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant de lui délivrer une carte de séjour. Le juge a d’abord relevé que les conclusions tendant à l’annulation de la décision étaient irrecevables, car excédant les pouvoirs du juge des référés. Il a ensuite estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du maintien irrégulier de l’intéressée depuis plusieurs années et de l’absence de changement significatif dans la situation médicale de son enfant, déjà examinée par la justice administrative. La requête a été rejetée, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait la suspension du refus implicite de la DASEN de l'Eure de dispenser son fils des enseignements d'arts plastiques et d'éducation musicale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, la requête ayant été déposée après la fin de l'année scolaire 2024/2025. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la lettre du 29 avril 2025 du préfet de l’Eure. Cette lettre, qui invitait M. A à produire un passeport sous peine de clôture de sa demande de carte de séjour, a été qualifiée de simple mesure préparatoire et non de décision administrative susceptible de recours. La requête a été jugée irrecevable sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Maritime refusant de délivrer un document de circulation pour étrangers mineur (A) au fils de Mme E. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’ayant pas justifié d’une atteinte grave et immédiate aux intérêts de son enfant. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la légalité du refus préfectoral.