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Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 6 050,14 euros. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation de la contrainte et une méconnaissance des articles L. 122-2 du code des relations entre le public et l’administration et R. 5425-2 du code du travail. Le tribunal a jugé que la contrainte était régulière et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la validité de l’indu. La décision s’appuie sur les articles L. 5426-8-2, R. 5426-20 et R. 5426-21 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par l'association Union commerciale d'Etretat d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d'Etretat du 23 avril 2024 réglementant le stationnement sur l'avenue Georges V pendant la période estivale. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure de police, prise sur le fondement des articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, était nécessaire et proportionnée pour concilier les droits des usagers face aux difficultés de circulation. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois, prononcée par France Travail pour absence non justifiée à un atelier obligatoire. Le juge a estimé que la décision de radiation était fondée sur les articles L. 5412-1 et R. 5412-1 du code du travail, et que les moyens soulevés (incompétence, vice de forme, non-respect du contradictoire, erreur de droit et de fait, disproportion) n'étaient pas établis. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme B, agent contractuel du centre d'hébergement et d'accueil gérontologique de Pacy-sur-Eure, d'un recours en excès de pouvoir contre son licenciement pour faute, prononcé le 3 octobre 2023 après son refus de signer un avenant modifiant son lieu d'affectation. La requérante invoquait notamment l'absence d'entretien préalable et l'absence de faute, en se fondant sur le décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en application de l'article 43 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 sur l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi par M. A B C de deux requêtes en annulation d'un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour neuf mois, a constaté que le requérant réside à Vernouillet (Eure-et-Loir). En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police, le tribunal s'est déclaré incompétent. Par ordonnance du 18 juin 2025, il a transmis l'affaire au Tribunal Administratif d'Orléans, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
Saisi par M. B C de deux requêtes en annulation d’un arrêté préfectoral de suspension de permis de conduire, le tribunal administratif de Rouen constate que le requérant est domicilié à Vernouillet (Eure-et-Loir). En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police, il se déclare incompétent. Par ordonnance, il renvoie l’affaire au tribunal administratif d’Orléans, territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D B, agent victime d’un accident de service le 31 août 2022. La mission confiée à l’expert, désigné sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à évaluer l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux en lien avec cet accident. La requérante n’a pas obtenu que l’avance des frais d’expertise soit mise à la charge de l’EHPAD employeur, cette question relevant du seul président du tribunal lors de la liquidation des frais. Les conclusions accessoires au titre des frais d’instance ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Les requérants contestaient la régularité de la notification de la proposition de rectification et son insuffisance de motivation, mais le tribunal a jugé que l'administration avait bien notifié l'acte à leur adresse effective et que la motivation était suffisante. Sur le fond, le tribunal a considéré que l'administration apportait la preuve que les sommes réintégrées dans le résultat de la société dirigée par M. C constituaient des revenus distribués au sens des articles 109 et 111 du code général des impôts. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement mal fondés. Il a notamment jugé inopérante la contestation de l'imputabilité d'une infraction, relevant de l'autorité judiciaire, et a rappelé que le ministre n'a pas à tenir compte de la situation individuelle du conducteur pour appliquer le retrait de points prévu à l'article L. 223-1 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, juriste assistante contractuelle au ministère de la justice, qui demandait l'annulation de la décision du 16 juillet 2024 lui refusant le bénéfice du supplément familial de traitement (SFT) pour la période du 1er décembre 2020 au 1er mai 2023. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement refusé ce droit en application de l'article 10 du décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985, car la rémunération de Mme A était fixée globalement sans référence aux traitements des fonctionnaires et n'évoluait pas en fonction de leurs variations. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris ses demandes d'injonction et de frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait Mme C, ressortissante algérienne, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que la décision méconnaissait le droit d'être entendu de la requérante, garanti par le droit de l'Union européenne, dès lors qu'elle n'avait pas été mise en mesure de présenter ses observations sur la mesure d'éloignement avant son édiction. Cette solution est fondée sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêt C-383/13) et les principes généraux du droit de l'Union.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus de renouvellement d'un titre de séjour ne présumait pas l'urgence et que M. B, qui bénéficiait d'un récépissé et d'un contrat de travail, ne justifiait pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SA SMACL Assurances, subrogée dans les droits de la région Normandie, afin d’obtenir réparation des dommages causés par une fuite d’eau survenue durant l’été 2019 au lycée Anguier d’Eu. La société soutenait que l’organisation insuffisante de la surveillance estivale par le proviseur constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucun texte n’imposait une présence journalière des personnels de l’État pendant la fermeture de l’établissement et que la cause initiale de la fuite, liée à un défaut d’entretien d’un flexible, relevait de la compétence de la région. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’éducation et du code civil.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la rectrice de la région académique Normandie de lui accorder une bourse sur critères sociaux pour l'année 2023-2024. Le refus était motivé par l'insuffisance de crédits ECTS obtenus, condition prévue par la circulaire du 17 juillet 2023 pour l'octroi d'un troisième droit à bourse. Mme A invoquait la pandémie de Covid-19 pour expliquer ses échecs lors des années 2019-2020 et 2020-2021. Le tribunal a estimé que ce motif n'était pas fondé, relevant que l'université avait mis en place une continuité pédagogique et que l'intéressée n'apportait pas d'autres justifications. La décision s'appuie sur l'article D. 821-1 du code de l'éducation et la circulaire précitée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII avait été régulière et que le refus de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 17 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, ainsi que l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision de l’EHPAD Résidence Bouic Manoury, a rejeté la requête de Mme C, aide-soignante contractuelle. La requérante contestait son placement en congé non rémunéré pour un an, invoquant notamment l’urgence financière et des doutes sérieux sur la légalité de la décision (incompétence, défaut de motivation, rétroactivité illégale, erreur de droit). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la privation de rémunération résultait de l’épuisement des droits à congé de grave maladie et non de la décision attaquée, et qu’aucun moyen soulevé n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Eure. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a considéré que M. B ne pouvait invoquer les articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, car sa situation relève de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence d'autorisation de travail pour un métier non ouvert aux ressortissants tunisiens.
Le Tribunal administratif de Rouen a examiné la requête de Mme E, une étudiante, contestant la sanction d'exclusion temporaire d'un an avec sursis et d'annulation de contrôles continus prononcée par la section disciplinaire de l'université de Rouen Normandie. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la composition de la section disciplinaire, le non-respect de la procédure prévue à l'article R. 811-40 du code de l'éducation, et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la composition de la section disciplinaire respectait le principe de parité, que la procédure avait été régulière, et que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des faits reprochés. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.