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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient le refus du président de la Métropole Rouen Normandie de saisir le conseil métropolitain pour abroger partiellement le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) classant leurs parcelles en zone naturelle (NL). Les requérants invoquaient une erreur manifeste d'appréciation et un détournement de pouvoir, arguant du caractère urbanisé des parcelles. Le tribunal a jugé que le classement en zone naturelle était justifié par la faible densité bâtie des parcelles et leur ouverture sur un espace non urbanisé, conformément à l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 300 euros en réparation du préjudice subi suite à trois fouilles intégrales subies en 2018. Le tribunal a jugé que ces fouilles, bien que non systématiques, étaient justifiées par des motifs liés à la sécurité et au bon ordre de l'établissement pénitentiaire, conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire, ainsi qu'à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant son admission au séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer une vie commune stable avec sa compagne et leur enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SAS Prestige foncier, qui demandait l’annulation du refus de la métropole Rouen Normandie d’abroger le classement de sa parcelle en zone A du PLUi. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, estimant que la délégation de fonction était régulière. Il a jugé que la décision de refus d’inscription à l’ordre du jour n’était pas soumise à l’obligation de motivation, car elle ne constitue pas une décision individuelle défavorable. Enfin, il a considéré que la société n’apportait pas la preuve d’une erreur manifeste d’appréciation justifiant l’abrogation du classement en zone A, et a donc rejeté la demande fondée sur l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un motif humanitaire lié à des violences conjugales. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, malgré les violences alléguées. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de police de Paris faisait obligation à M. A, ressortissant afghan, de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A avait déposé une demande d'asile en cours d'examen et bénéficiait du droit de se maintenir en France. Par voie de conséquence, la décision fixant le pays de destination a également été annulée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 3 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 25 juin 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, notamment ceux tirés de l'illégalité de la décision de refus, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 30 janvier 2025 obligeant M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, en estimant à tort que M. B ne contribuait pas à l'entretien et à l'éducation de son enfant français né en décembre 2024, alors que les pièces du dossier démontraient le contraire. Cette solution a entraîné l'annulation de l'intégralité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 22 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant la circulation sur le territoire pour 24 mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Les textes appliqués incluent la directive 2008/115/CE, la convention européenne des droits de l'homme, et les articles L. 251-1, L. 233-1 et suivants, et L. 251-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 19 décembre 2024 du préfet de la Seine-Maritime lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu opposer un motif d'ordre public, fondé sur une condamnation pénale, pour refuser le certificat de résidence sollicité sur le fondement de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elle n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. Le tribunal a considéré que la décision était légale et proportionnée, sans erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 435-1 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 août 2024 l'assignant à résidence pour six mois à Rouen. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article L. 731-3 du CESEDA, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. B contestant les décisions implicites de rejet de sa demande de dispense de raccordement au réseau collectif d'assainissement pour ses terrains à Bihorel. Le tribunal a relevé d'office que le président de la Métropole Rouen Normandie était incompétent pour statuer sur cette demande, en raison d'un arrêté de 2020 ayant transféré ce pouvoir de police au maire de la commune. Par conséquent, la décision implicite du président de la métropole est entachée d'incompétence et annulée, tandis que la requête dirigée contre la décision implicite du maire est rejetée comme irrecevable, faute de preuve de son existence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 1331-1 du code de la santé publique et L. 5217-2-1 du code général des collectivités territoriales.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme E visant à suspendre le refus du préfet de la Seine-Maritime de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son enfant. Le juge des référés relève d'abord que la requête est irrecevable car elle n'est pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du même code. Ensuite, il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la nécessité de se rendre en Algérie pour des raisons familiales ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension sans attendre le jugement au fond. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a donné acte du désistement pur et simple de la société CAP FAGNET de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la condamnation du département de la Seine-Maritime à lui verser 32 161,54 euros pour un préjudice de perte d'exploitation lié à l'immobilisation du navire VICOMTE. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation pour les préjudices financier et moral résultant du transfert non finalisé de son dossier par France Travail lors de son changement de domicile, ce qui l’a privée du versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d’assurance chômage, y compris les actions en responsabilité pour manquements dans leur service, relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 21 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prolongé de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le préfet, en se fondant uniquement sur une garde à vue pour justifier la prolongation, avait commis une erreur d'appréciation au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sans tenir compte de la durée de présence, de l'intégration et des liens personnels de l'intéressé en France. La décision a également accordé à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un courriel du 11 avril 2025 par lequel le ministre de l'intérieur a refusé de renouveler le contrat de travail à durée déterminée de M. C, arrivé à son terme le 31 mars 2025. Le juge a considéré que la requête était irrecevable, car il ne peut ni suspendre une décision constatant l'échéance d'un contrat ni ordonner le maintien provisoire de relations contractuelles au-delà de leur terme. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et le juge a relevé que le contrat fixait son propre terme, rendant toute suspension impossible après son expiration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné le recours de Mme B, ressortissante turque, contre l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son mariage avec un résident de longue durée, de la présence de ses beaux-enfants de nationalité française dont elle s'occupe, et de son enfant commun né en 2024. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.