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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. Les moyens soulevés par M. A, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les recours de Mme D et M. E, un couple de ressortissants étrangers, contre des arrêtés préfectoraux du 13 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de leur vie privée et familiale en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la CESDH. Les juges ont également estimé que l'intérêt supérieur de leurs enfants n'était pas méconnu, les stipulations de l'article 3-1 de la CIDE n'étant pas violées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 10 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'absence de communauté de vie avec ses enfants français et de son maintien en situation irrégulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A, professeur, contestant le refus de la rectrice de l’académie de Normandie de reconnaître l’imputabilité au service de son accident (rupture du tendon d’Achille) survenu le 12 octobre 2023. La décision attaquée, fondée sur la tardiveté de la déclaration d’accident, a été prise en application des articles 47-2 et 47-3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. Le tribunal a jugé que le délai de quinze jours pour déclarer l’accident n’était pas opposable à M. A, dès lors qu’un certificat médical avait été établi dans le délai de deux ans et que la déclaration avait été faite dans les quinze jours suivant ce certificat. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de la rectrice et lui a enjoint de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Eure de ne lui accorder qu'une remise gracieuse partielle (569,71 euros) d'un indu de prime d'activité de 2 278,83 euros. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision et une remise totale de sa dette, en invoquant sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal, statuant en application des articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, a estimé que Mme A n'établissait pas être dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale, compte tenu des ressources mensuelles de son foyer (plus de 3 000 euros) et du montant restant dû (1 709,12 euros). La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 561,45 euros. Les requérants, qui reconnaissaient une erreur de déclaration, n’ont pas démontré leur situation de précarité financière, leur quotient familial étant de 1 119 euros pour des ressources mensuelles de près de 3 000 euros. Le tribunal a appliqué les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, rappelant que la remise gracieuse peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue est le rejet de la demande, faute pour les requérants d’établir leur précarité.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné le recours de M. B contre le refus du département de l'Eure de lui verser le revenu de solidarité active (RSA) suite à sa démission. Le tribunal a annulé la décision du 10 novembre 2023, jugeant que le président du conseil départemental avait commis une erreur de droit en exigeant que la démission soit justifiée par une contrainte ou une situation exceptionnelle. Il a rappelé que, selon l'article R. 262-13 du code de l'action sociale et des familles, il appartient au président du conseil départemental d'apprécier la situation exceptionnelle du demandeur au regard de son insertion sociale et professionnelle, sans condition de légitimité de la démission. L'affaire a été renvoyée à l'administration pour réexamen des droits de M. B.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 032 euros pour la période d'octobre 2021 à mars 2022. La requérante n'a pas établi avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet de son recours préalable, rendant irrecevable le moyen tiré du défaut de motivation. Le tribunal a également jugé que l'indu était fondé, les ressources prises en compte incluant l'ensemble des ressources du foyer, sans que Mme B ne démontre l'absence de perception de pension alimentaire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 546,91 euros. Le juge a estimé que, malgré sa situation financière précaire alléguée, M. B n’établissait pas être dans une précarité telle qu’il ne pourrait pas rembourser sa dette, notamment en raison de ses ressources mensuelles et de l’absence de charges justifiées. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, relatifs à la récupération des indus et aux conditions de remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par les parents d’un enfant autiste, se plaignant de l’absence de mise en œuvre d’une orientation en institut médico-éducatif (IME) prescrite par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Le tribunal a examiné la responsabilité de l’État pour carence fautive dans la prise en charge adaptée de l’enfant. Il a rejeté la requête, estimant que les services de l’État n’avaient pas commis de faute de nature à engager leur responsabilité, l’absence de place en IME relevant d’une insuffisance de structures spécialisées imputable à l’État, mais non constitutive d’une faute lourde en l’espèce. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’éducation et du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté comme tardives les requêtes de M. et Mme B, qui contestaient le refus implicite du préfet de la Seine-Maritime de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants avaient déjà fait l’objet d’arrêtés le 3 juin 2022 leur refusant un titre et leur imposant une obligation de quitter le territoire, notifiés par courrier recommandé. N’ayant introduit leur recours que le 4 août 2023, soit au-delà du délai de trente jours prévu par l’article R. 776-2 du code de justice administrative, leurs demandes ont été jugées irrecevables. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du 6 mars 2025 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a relevé que l'intéressé, bien que résidant loin de son lieu de travail, n'avait pas démontré une impossibilité d'exercer sa profession sans permis, et que ses huit infractions routières récentes, dont deux graves en 2024, traduisaient un comportement dangereux pour la sécurité routière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans suspension de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Rouen rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 2 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'absence de signature et de défaut de motivation, et juge que le droit d'être entendu a été respecté. Il estime que l'intéressé, entré récemment en France et dont la famille réside en Algérie, ne peut se prévaloir de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'accord franco-algérien de 1968. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 mars 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Maritime a retiré l'agrément d'accueillant familial de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par la requérante en raison des conséquences financières et de la situation de son mari et de son fils handicapés, n'était pas satisfaite au regard de l'intérêt public s'opposant à la suspension. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, de vices de procédure au regard des articles R. 441-11 et R. 441-9 du code de l'action sociale et des familles, et de l'inexactitude matérielle des faits, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté comme tardives les requêtes de M. et Mme B, qui contestaient le refus implicite du préfet de la Seine-Maritime de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants avaient déjà fait l’objet d’arrêtés de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire français notifiés en juin 2022, et n’ont introduit leur recours qu’en août 2023, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l’article R. 776-2 du code de justice administrative. Le tribunal a donc considéré les requêtes manifestement irrecevables et les a rejetées sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui contestait une amende de 200 euros pour dépôt sauvage de déchets. Le requérant invoquait son intention de donner un tapis trop volumineux pour un conteneur et sa situation familiale difficile. Le juge a considéré ces arguments comme inopérants, car ils sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B et Mme C d’une demande de réduction de leurs cotisations de taxe foncière et taxes annexes pour 2022, contestant la superficie retenue pour leur parcelle AO 208 issue de la division d’un terrain. En cours d’instance, l’administration a accordé un dégrèvement partiel de 204 euros, rendant le litige sans objet à due concurrence. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’imposition avait été correctement calculée sur la base de la seule parcelle AO 208 (5 216 m²) et de son affectation (entrepôt et dépôts), conformément aux articles 1388, 1495 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 à 2016, ainsi que les pénalités correspondantes. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, invoquant la prescription du délai de reprise et la méconnaissance du principe du contradictoire, et contestaient le bien-fondé de l'imposition en soutenant que les sommes perçues constituaient des prêts, libéralités ou dons d'usage. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l'administration ayant respecté son obligation d'information sur l'origine des renseignements obtenus, et a rejeté le moyen tiré de la prescription. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus implicite de l'université Le Havre Normandie de lui communiquer des rapports d'évaluation non occultés relatifs à sa prime RIPEC. L'université ayant finalement transmis les documents sollicités, le requérant s'est désisté purement et simplement. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les recours de Mme D et M. E contre des arrêtés préfectoraux du 13 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen personnalisé, et une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions contestées étaient légales.