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Le Tribunal Administratif de Rouen annule l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 6 mars 2023 ordonnant à M. B de se dessaisir de ses armes. Le tribunal juge que les faits de violences invoqués par le préfet, datant de 2014 et 2019, sont trop anciens ou non établis pour justifier, à la date de la décision, un comportement actuel dangereux au sens de l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est l'annulation pour excès de pouvoir, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 21 février 2025 par laquelle le président du conseil départemental de l'Eure a retiré son agrément d'assistante familiale à Mme C. Le juge a constaté que la condition d'urgence était satisfaite, la décision privant la requérante de ses revenus et la plaçant dans une situation de précarité. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, des vices de procédure et de l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête a été rejetée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure ordonnant la saisie définitive de ses armes et munitions. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu le principe de présomption d'innocence en se fondant sur les faits ayant conduit à l'interpellation de M. A, sans lui imputer d'infraction pénale. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure, le comportement de M. A présentant un danger grave pour lui-même ou autrui.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 août 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Elle a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de trois mois ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. F, un élève gardien de la paix, qui contestait la délibération du jury d'aptitude professionnelle du 6 septembre 2023 et l'arrêté du ministre de l'intérieur du 25 septembre 2023 mettant fin à sa scolarité pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence des auteurs des actes, le défaut de consultation de la commission de suivi des élèves, la méconnaissance des droits de la défense et de la présomption d'innocence, ainsi que l'erreur d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, fondées sur l'arrêté du 18 octobre 2005 portant organisation de la formation initiale du premier grade du corps d'encadrement et d'application de la police nationale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination n'étaient pas entachées d'illégalité.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressé en France et de la présence de son épouse et de ses enfants au Maroc. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'illégalité des décisions subséquentes, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. E, médecin gastro-entérologue, visant à annuler la décision du 19 novembre 2022 par laquelle le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie avait suspendu son droit d'exercer pour cinq mois. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer, jugeant que la requête n'était pas devenue sans objet malgré la radiation ultérieure du praticien par l'Ordre des médecins, car la suspension avait produit des effets. Sur le fond, il a considéré que la suspension était une mesure conservatoire et non une sanction, rendant inopérant le moyen tiré de la présomption d'innocence. En application de l'article L. 4113-14 du code de la santé publique, le tribunal a estimé que l'ARS avait légalement pu se fonder sur la vraisemblance des faits de nature sexuelle reprochés pour prendre cette mesure urgente afin de protéger les patients d'un danger grave, sans que la proportionnalité soit remise en cause par les restrictions du contrôle judiciaire ou l'absence d'antécédents disciplinaires.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 13 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu et l'absence de saisine de l'OFII, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas droit à la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. A, au regard de son entrée en France à l'âge de treize ans et de sa résidence continue de près de cinq ans. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission pour motifs exceptionnels ou humanitaires.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme B, stagiaire au centre hospitalier intercommunal Eure - Seine, contestant la décision de mettre fin à son stage. Le tribunal a rappelé que le refus de titularisation est fondé sur l'appréciation de l'aptitude professionnelle et ne constitue pas une sanction disciplinaire, mais que l'agent doit être mis à même de présenter ses observations si des faits disciplinaires sont retenus. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. B, ressortissant libyen, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 17 avril 2025 ordonnant son transfert vers les Pays-Bas. Le tribunal écarte l’ensemble des moyens soulevés, estimant que l’arrêté est suffisamment motivé et que les obligations d’information et d’entretien prévues aux articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ont été respectées. Il juge également que la décision ne méconnaît ni l’article 17 du même règlement ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et qu’elle n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, le tribunal admet provisoirement M. B à l’aide juridictionnelle mais rejette ses conclusions aux fins d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C D dirigées contre l'arrêté du 17 avril 2025 du préfet de la Seine-Maritime lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que contre l'arrêté du 18 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme D, ressortissante britannique, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis à la suite d’une opération de chirurgie bariatrique (by-pass gastrique) réalisée le 13 avril 2016 au groupe hospitalier du Havre. La requérante invoquait un défaut d’information préopératoire et un non-respect des recommandations de la Haute Autorité de Santé, engageant la responsabilité de l’hôpital, et sollicitait également l’indemnisation par l’ONIAM au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de Mme D, considérant que la responsabilité du groupe hospitalier n’était pas établie et que les conditions pour une indemnisation par l’ONIAM n’étaient pas réunies. Cette décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SARL PF 76, qui contestait des rappels de TVA pour la période de janvier 2019 à janvier 2022. La société, active dans les services à la personne, estimait pouvoir appliquer les taux réduits de TVA (5,5% et 10%) pour ses prestations. Le tribunal a jugé que son activité, consistant à coordonner et gérer les interventions via un réseau de franchisés, ne constituait pas une prestation directe de services à domicile éligible aux taux réduits. La décision s’appuie sur la directive 2006/112/CE, le code général des impôts et le code du travail, confirmant que seules les prestations directes de soins ou d’aide à domicile ouvrent droit à ces taux.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens d’irrégularité de la procédure, notamment le défaut d’information dans sa langue (pular) et l’absence d’interprète lors de l’entretien, estimant que les obligations prévues aux articles 4 et 5 du règlement avaient été respectées. Il a également jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l’article 17. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prolongé d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français de M. D B, ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que la décision de prolongation était illégale car elle se fondait sur un arrêté du 27 mars 2024 (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour de trois ans) qui n’avait pas été régulièrement notifié à l’intéressé. En l’absence de notification valable de cette mesure antérieure, la condition légale de prolongation prévue à l’article L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’était pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, de défaut de base légale (fondé sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), et de contestation de la qualification de l'interprète. Il a également jugé que le risque pour l'intégrité physique de M. D en cas de retour en Tunisie, invoqué sur le fondement de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était pas établi.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 24 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment au regard des articles L. 423-2 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, incluant ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Eure refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a abrogé l’arrêté attaqué le 21 mars 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l’aide juridictionnelle.