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Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé le titre de recette du 20 octobre 2022 par lequel le maire de Gournay-en-Bray réclamait 7 800 euros à la caisse régionale de crédit agricole mutuel de Normandie Seine au titre d’une redevance d’occupation du domaine public pour un emplacement réservé aux convoyeurs de fonds. La commune, mise en demeure, n’a pas produit de mémoire et est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a jugé que la délibération fondant le titre était entachée d’illégalité, car le montant de la redevance était manifestement disproportionné au regard des avantages retirés par la banque, en méconnaissance de l’article L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La commune a été condamnée à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de la SASU Dresser Rand demandant l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et du ministre chargé du travail lui refusant l'autorisation de licencier pour motif économique M. A, un salarié protégé. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'un vice propre de la décision ministérielle (absence de délégation de signature), la décision du ministre ne se substituant pas à celle de l'inspecteur. Il a également considéré que la société ne justifiait pas de l'existence d'une menace sur sa compétitivité et que la procédure de reclassement interne était toujours en cours pour le salarié. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail et du décret n°2005-850 du 27 juillet 2005.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SASU Dresser Rand, qui demandait l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et du ministre chargé du travail lui refusant l'autorisation de licencier pour motif économique M. B, un salarié protégé. La société soutenait que la menace sur sa compétitivité était justifiée, mais le tribunal a examiné la situation au regard de l'article L. 1233-3 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le refus d'autorisation de licenciement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, enseignant, qui contestait le montant du remboursement de ses frais de déplacement pour les épreuves du baccalauréat 2024. Le juge a estimé que ce litige portait sur une décision individuelle défavorable relative à un élément de rémunération, relevant ainsi de la médiation préalable obligatoire prévue par le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022. En l’absence de saisine préalable du médiateur académique, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et le dossier a été transmis au médiateur de l’académie de Normandie.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SASU Dresser Rand, qui demandait l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et du ministre chargé du travail lui refusant l'autorisation de licencier pour motif économique un salarié protégé. La société invoquait l'existence d'une menace sur sa compétitivité pour justifier le licenciement, mais le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus d'autorisation de licenciement. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 1233-3 du code du travail relatifs au licenciement économique et les dispositions sur la protection des salariés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. D C, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Aubin-lès-Elbeuf à l'indemniser des préjudices résultant de l'accident dont il a été victime le 31 juillet 2014, lorsqu'une branche d'arbre de 300 kg est tombée sur lui dans le parc du Quesnot. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de l'arbre, mais a estimé que la victime avait commis une imprudence en jouant dans une zone dangereuse, ce qui a conduit à un partage de responsabilité à parts égales. En conséquence, la commune a été condamnée à verser à M. C une somme totale de 9 801,95 euros, incluant notamment des indemnités pour déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées et préjudice esthétique, ainsi qu'à rembourser à la CPAM de l'Hérault ses débours et l'indemnité forfaitaire de gestion. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics, en application du code civil et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que M. C n'apportait pas la preuve de la régularité de son entrée en France, condition nécessaire pour obtenir un certificat de résidence en tant que conjoint de Français (article 6-2° de l'accord franco-algérien). Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord, faute d'éléments établissant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A, agent contractuel de l'hôpital Asselin-Hedelin, contestant le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La requérante invoquait une procédure irrégulière faute de saisine de la commission consultative paritaire, des motifs étrangers à l'intérêt du service et une discrimination syndicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure était inopérant et que Mme A n'apportait pas la preuve de son mandat syndical. Il a rappelé qu'un agent contractuel n'a pas droit au renouvellement de son contrat, mais que l'administration doit justifier sa décision par l'intérêt du service, ce qu'elle a fait en invoquant les difficultés relationnelles de l'intéressée. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 2 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant son pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, M. A étant célibataire et sans charge de famille en France. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation du refus du préfet de l'Eure de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a estimé que le préfet était fondé à opposer ce refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la persistance de ses infractions routières (conduite sans permis, sans assurance). La solution retenue est le rejet de la requête pour excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 10 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), après substitution de base légale, et que les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande indemnitaire de M. B, ingénieur informatique, qui estimait avoir été victime de harcèlement moral de la part du centre hospitalier Eure-Seine, son employeur. Le requérant invoquait des faits de harcèlement ayant conduit à sa mutation, son placement en congé-maladie et sa démission. Le tribunal a jugé que la décision de réaffectation de l'agent à la direction des systèmes d'information, motivée par une manière de servir inadéquate et l'intérêt du service, n'excédait pas les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En application de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, les agissements reprochés n'ont pas été considérés comme constitutifs de harcèlement moral, faute d'éléments suffisants pour le présumer.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. C, ingénieur informatique du centre hospitalier Eure-Seine, contestant son changement d'affectation du 30 août 2022. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, jugeant que cette décision, qui a entraîné une perte manifeste de responsabilités et de prérogatives (délégation de signature, véhicule de service, position hiérarchique), ne constituait pas une simple mesure d'ordre intérieur et faisait donc grief. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision au motif que la délégation de signature accordée au directeur des ressources humaines signataire n'avait pas été régulièrement publiée sur le site internet de l'établissement, en méconnaissance des articles R. 6143-38 du code de la santé publique et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision d'affectation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour le requérant de justifier d'une vie familiale stable en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande d'indemnisation provisionnelle des consorts E pour les préjudices subis par leur enfant B, né avec une encéphalopathie anoxo-ischémique suite à un accouchement au CHU de Rouen. Le tribunal a retenu que la surdité de l'enfant, d'origine congénitale, n'est pas imputable à la prise en charge médicale, excluant toute responsabilité du CHU à ce titre. En revanche, il a jugé que les troubles neurodéveloppementaux (autisme, troubles attentionnels et moteurs) sont liés à l'épisode hypoxique néonatal, imputable à une perte de chance de 90 % due aux fautes du CHU, et a fixé la perte de chance d'éviter ces séquelles à 20 %, soit une indemnisation limitée à 18 % des préjudices. La décision s'appuie sur le code de la santé publique, le code de la sécurité sociale, le code civil, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que l'obligation de quitter le territoire n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir, sur la base des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a jugé que les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-3, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas fondés, compte tenu de l'absence d'inscription de M. A dans une formation qualifiante et de la rupture de ses contrats d'apprentissage. Enfin, le tribunal a conclu que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant ne justifiant pas d'une durée de présence significative en France
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société AUTO BILAN FRANCE, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Seine-Maritime suspendant son agrément de centre de contrôle technique pour une semaine. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure (droit de garder le silence, accès au dossier) et de la méconnaissance du principe de légalité des sanctions. Il a jugé que la matérialité des manquements graves constatés lors du contrôle était établie et que la sanction de suspension était proportionnée. La décision s'appuie sur l'arrêté du 18 juin 1991 et le code de la route.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SASU Dresser Rand, qui demandait l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et du ministre chargé du travail lui refusant l'autorisation de licencier pour motif économique M. B, un salarié protégé. La société invoquait l'existence d'une menace sur sa compétitivité et un vice de procédure concernant la délégation de signature de la décision ministérielle. Le tribunal a examiné la légalité des refus d'autorisation de licenciement au regard des dispositions du code du travail, notamment l'article L. 1233-3, et a conclu que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SASU Dresser Rand, qui demandait l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et du ministre chargé du travail lui refusant l'autorisation de licencier pour motif économique un salarié protégé. La société invoquait une menace sur sa compétitivité et un vice de procédure concernant la délégation de signature de la décision ministérielle. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 1233-3 du code du travail et des dispositions relatives à la protection des salariés. La demande de frais de justice a également été rejetée.