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Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, en raison d'un cursus discontinu et non validé, et que son inscription à une formation par correspondance ne conférait pas la qualité d'étudiant au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant une régularisation, faute d'attaches personnelles et professionnelles suffisantes en France. Enfin, aucun détournement de pouvoir n'a été retenu.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, qui demandait la remise gracieuse d’un indu d’allocation personnelle au logement (APL). Le requérant s’est borné à invoquer son absence de responsabilité dans les erreurs déclaratives, sans justifier de difficultés financières. Or, une telle remise ne peut être accordée qu’en cas de bonne foi et de précarité. La requête, dépourvue de moyen opérant, a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet pouvait légalement refuser le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée régulière en France. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A, qui contestait le rejet de sa candidature à un poste d'assistante de service social, invoquant une discrimination liée à son état de santé et de grossesse. La juridiction a rappelé le principe de l'égalité de traitement des fonctionnaires et la répartition de la charge de la preuve en matière de discrimination. Après avoir constaté que le département de la Seine-Maritime justifiait le refus par un manque de loyauté et de transparence de la candidate, et non par son état de santé, le tribunal a rejeté la demande indemnitaire de Mme A. La solution retenue est fondée sur l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la cellule familiale pouvant être reconstituée hors de France. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prononçant une interdiction de retour d'un mois, conformément aux articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par M. A, ressortissant angolais, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Seine-Maritime d’enregistrer sa demande de titre de séjour fondée sur l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, M. A s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, la Cour nationale du droit d’asile lui ayant accordé le statut de réfugié. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C B F, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la majorité de l'intéressé était établie, notamment par une évaluation de l'aide sociale à l'enfance et une expertise osseuse, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à la protection des mineurs. Les autres moyens, dont la violation du droit d'être entendu, l'erreur de fait, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été rejetés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante yéménite, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. La juridiction a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté préfectoral visait les textes applicables et décrivait suffisamment la situation de l'intéressée. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-1, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la société Toffolutti, qui contestait son éviction du marché de requalification de la rue du Val Infray attribué par la commune de Lillebonne. La société invoquait plusieurs irrégularités dans la procédure de passation, notamment une dénaturation de son offre et un manque de précision du critère "délai". Le tribunal a estimé que les griefs n'étaient pas fondés, considérant que l'offre de la société requérante présentait une incohérence entre les délais des tranches ferme et optionnelle, et que la commune n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, et la société Toffolutti a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a été saisi par M. C, ressortissant soudanais, d’une demande de suspension de l’exécution de la mesure d’éloignement (OQTF) prise à son encontre, sur le fondement de l’article L. 753-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le requérant contestait la décision d’irrecevabilité de sa demande d’asile par l’OFPRA, invoquant un défaut d’entretien et d’examen sérieux, et faisait valoir des craintes pour sa vie en cas de retour au Soudan en raison de la situation de violence généralisée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la demande présentait un caractère dilatoire, compte tenu notamment de la menace pour l’ordre public que représente le requérant en raison de ses condamnations pénales. La décision s’appuie sur les dispositions du CESEDA, de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui contestait la sanction de huit jours de cellule disciplinaire (dont quatre avec sursis) prononcée par la commission de discipline de la maison d’arrêt de Rouen pour détention de stupéfiants et d’objets interdits. Le requérant invoquait un vice de procédure tiré de la méconnaissance des articles R. 234-15 à R. 234-17 du code pénitentiaire et du principe du contradictoire, en raison d’une consultation tardive du dossier et de l’absence de la décision de fouille. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que M. B avait été informé des faits et de leur qualification plus de 24 heures avant la séance, que son avocate avait été convoquée, et que le dossier contenait l’ensemble des pièces utiles, la décision de fouille relevant d’une procédure distincte. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le maire de Bournainville-Faverolles avait retiré le permis de construire tacite de Mme B pour le changement de destination d'un bâtiment agricole en habitation. La décision de retrait a été jugée illégale car elle a été prise le lendemain de l'envoi du courrier engageant la procédure contradictoire, privant ainsi la requérante d'un délai raisonnable pour présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauricien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 20 décembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la présence récente de M. A en France et l'irrégularité de la situation de sa mère ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été intégralement rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l’interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise à son encontre par le préfet de la Seine-Maritime le 8 octobre 2024. Le tribunal a considéré que la décision était légale, notamment au regard de l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a estimé que M. C ne justifiait pas d’une intégration sociale ou professionnelle suffisante et que sa situation familiale ne faisait pas obstacle à la mesure. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 31 janvier 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que l'absence de M. A à une convocation pour son transfert, sans justification valable, constituait un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant légalement la cessation des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le préfet de la Seine-Maritime pour un projet de construction sur la commune de Biville-la-Rivière. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le terrain, situé en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune, ne pouvait être autorisé en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. La construction projetée aurait eu pour effet d'étendre l'urbanisation dans un secteur naturel ou agricole, sans relever des exceptions prévues à l'article L. 111-4 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 26 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'erreur de fait concernant son logement était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a jugé que l'intéressée ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de son enfant mineur, garanti par l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 3 février 2022 par laquelle le directeur du centre de détention de Val-de-Reuil avait retenu 178,80 euros sur la part disponible du compte nominatif de M. A, au motif qu'il aurait détérioré une télévision. La juridiction retient que cette décision individuelle défavorable, imposant une sujétion, aurait dû être précédée d'une procédure contradictoire conformément à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. L'absence de cette procédure a privé le requérant d'une garantie, entraînant l'annulation de la décision.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre l’arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois à la suite d’une conduite en état d’alcoolémie (0,52 mg/l d’air expiré). La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu des possibilités d’organisation familiale de la requérante et de la gravité de l’infraction commise, notamment au regard du taux d’alcoolémie très supérieur à la limite légale pour un permis probatoire. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et la requête a été rejetée sans audience en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A D et M. B D, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le maire de Gruchet-Saint-Siméon ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la société Valeco pour l'édification d'un mât de mesure des vents. La juridiction a jugé que les requérants, bien que voisins, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-2-1 du code de l'urbanisme, en raison de l'éloignement de plus de 650 mètres de leurs habitations et de la présence d'obstacles visuels. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.