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Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 3 février 2022 par laquelle le directeur du centre de détention de Val-de-Reuil avait retenu 178,80 euros sur la part disponible du compte nominatif de M. A, au motif qu'il aurait détérioré une télévision. La juridiction retient que cette décision individuelle défavorable, imposant une sujétion, aurait dû être précédée d'une procédure contradictoire conformément à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. L'absence de cette procédure a privé le requérant d'une garantie, entraînant l'annulation de la décision.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 31 janvier 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que l'absence de M. A à une convocation pour son transfert, sans justification valable, constituait un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant légalement la cessation des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A D et M. B D, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le maire de Gruchet-Saint-Siméon ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la société Valeco pour l'édification d'un mât de mesure des vents. La juridiction a jugé que les requérants, bien que voisins, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-2-1 du code de l'urbanisme, en raison de l'éloignement de plus de 650 mètres de leurs habitations et de la présence d'obstacles visuels. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le préfet de la Seine-Maritime pour un projet de construction sur la commune de Biville-la-Rivière. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le terrain, situé en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune, ne pouvait être autorisé en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. La construction projetée aurait eu pour effet d'étendre l'urbanisation dans un secteur naturel ou agricole, sans relever des exceptions prévues à l'article L. 111-4 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l’interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise à son encontre par le préfet de la Seine-Maritime le 8 octobre 2024. Le tribunal a considéré que la décision était légale, notamment au regard de l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a estimé que M. C ne justifiait pas d’une intégration sociale ou professionnelle suffisante et que sa situation familiale ne faisait pas obstacle à la mesure. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de l'ASL "Résidence du grand chêne" visant à annuler un permis d'aménager délivré le 2 mai 2023 par le maire de Montmain pour un lotissement de 16 lots. La juridiction a rejeté la requête, considérant que l'association n'avait pas démontré la notification de son recours gracieux au pétitionnaire, conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, rendant la requête irrecevable. Les moyens soulevés, notamment sur l'incomplétude du dossier et la méconnaissance du droit de propriété, ont été écartés comme irrecevables ou non fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 600-1 et R. 600-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision du 7 août 2024 du directeur du CNAPS refusant de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. En cours d'instance, le CNAPS a fait droit au recours gracieux de M. A en lui délivrant la carte professionnelle sollicitée le 25 octobre 2024. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Sodeports d’une demande de provision en référé pour le recouvrement de redevances d’occupation et de frais électriques. La société s’est désistée de son instance et de son action, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 6 novembre 2024, la juge des référés a donné acte de ce désistement, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant irakien, qui contestait l’arrêté préfectoral fixant l’Irak comme pays de destination pour son éloignement. Le juge a estimé que les craintes de l’intéressé, liées à ses origines kurdes et à son militantisme, n’étaient étayées par aucun commencement de preuve. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé la décision du 14 octobre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à Mme A, ressortissante haïtienne. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et n'avait pas été précédée d'un entretien de vulnérabilité, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'avait assigné à résidence. Le tribunal a considéré que l'assignation à résidence était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en cours d'exécution. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et l'absence de base légale, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 7 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une résidence stable et continue en France depuis 2011 ou la présence de sa mère sur le territoire. L'interdiction de retour d'un an a été jugée proportionnée, aucune circonstance humanitaire n'étant établie. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 17 août 2023 par le maire de Cléon à la SAS Bouygues Immobilier pour un ensemble de 64 logements. En cours d’instance, la commune a retiré ce permis par un arrêté du 9 juillet 2024, devenu définitif. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées pour les deux parties.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit la décision attaquée, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, précise que ce rejet n'empêche pas le dépôt d'une nouvelle demande.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. M. B avait transmis au tribunal un recours gracieux adressé au préfet de la Seine-Maritime contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a rappelé qu'il ne peut connaître d'un recours gracieux adressé à l'administration et que la requête ne comportait aucune conclusion soumise au juge. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen concerne un litige relatif à un refus de titre de séjour et à une obligation de quitter le territoire français. La juridiction se déclare incompétente territorialement, constatant que la requérante résidait à Reims (Marne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal renvoie l'affaire au Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, seul compétent pour en connaître.
Suspension de permis de conduire. Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a soulevé aucun moyen de légalité, se bornant à invoquer les conséquences professionnelles de la décision. La solution est fondée sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A contestant un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour des travaux d'isolation. Les conclusions à fin d'annulation ont été jugées manifestement irrecevables, faute pour le requérant d'avoir justifié de la notification obligatoire de son recours au titulaire de l'autorisation et à la commune, conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Les conclusions indemnitaires dirigées contre le particulier ont été rejetées car relevant de la compétence du juge judiciaire. Enfin, les conclusions indemnitaires contre la commune ont été rejetées pour irrecevabilité manifeste, en l'absence de décision préalable de l'administration sur une demande indemnitaire, comme l'exigent les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 23 août 2022 ordonnant son placement en unité pour détenus violents. Le ministre de la justice a informé le tribunal du décès du requérant, survenu le 31 mars 2023. Constatant que l’affaire n’était pas en état d’être jugée au moment du décès, le tribunal a fait application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative pour prononcer un non-lieu en l’état.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis de l’indemniser. La requérante invoquait des éléments inopérants, car elle ne démontrait pas avoir séjourné dans les structures d’accueil listées par le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 entre 1962 et 1975, condition prévue par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête pour moyens inopérants.