17 482 décisions disponibles — page 91/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SAS EVEHA, qui contestait son éviction d’un marché public de fouilles archéologiques attribué par la commune de Rouen. La société requérante invoquait l’irrégularité de la procédure de passation et le caractère anormalement bas de l’offre retenue. Le tribunal a estimé qu’aucun des manquements allégués n’était établi, notamment en ce qui concerne la qualification du marché et l’absence de vérification suffisante de l’offre. La solution retenue est le rejet de la requête indemnitaire, fondée sur les dispositions du code de la commande publique et du code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait une réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024 en raison d'une vacance locative de huit mois. Le juge a estimé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté de la contribuable, car elle n'avait pas pris les mesures nécessaires pour prévenir la situation, notamment auprès de l'agence immobilière ou du représentant légal de la locataire. La solution retenue est fondée sur l'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une vacance involontaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SCI LLMG tendant à la décharge de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour l’année 2023. La société invoquait l’inhabitabilité des logements et des difficultés financières pour justifier la vacance, mais le tribunal a jugé qu’elle n’apportait pas la preuve que les logements étaient inhabitables ou que la vacance était indépendante de sa volonté. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407 et 1407 bis du code général des impôts, interprétés à la lumière de la décision du Conseil constitutionnel n° 98-403 DC du 29 juillet 1998.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour un appartement à Vernon en 2024. Le juge a estimé que le bien, livré en 2022 et raccordé aux réseaux, constituait une propriété bâtie au sens de l'article 1380 du code général des impôts. Il a également refusé le dégrèvement pour vacance prévu à l'article 1389 du même code, car l'appartement était destiné à un usage personnel et non à la location. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus du préfet de la Seine-Maritime de renouveler le document de circulation pour étranger mineur de son fils. Le tribunal a estimé que l’enfant ne relevait pas du a) de l’article 10 de l’accord franco-algérien, faute de justifier d’une entrée par regroupement familial. Il a toutefois précisé que l’intéressée pouvait déposer une nouvelle demande sur le fondement du b) du même article, son fils résidant en France depuis plus de six ans. Enfin, le tribunal a jugé que le refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en l’absence de preuve de déplacements à l’étranger.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un mois. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais d'avocat. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6) et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de MM. Didier et E... A... dirigée contre la délibération du 1er décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Vexin-sur-Epte a procédé à des ajustements budgétaires pour intégrer au domaine communal des biens sans maître. Le tribunal a relevé que M. E... A... ne justifiait pas d’un intérêt à agir, n’étant pas au nombre des successibles de la succession concernée au sens de l’article L. 1123-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables en l’absence de liaison préalable du contentieux. La demande de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 19 décembre 2025, a statué sur une demande de modification du périmètre d’une expertise ordonnée le 5 septembre 2024 concernant l’état d’immeubles situés à proximité de travaux d’aménagement sur le domaine d’Harcourt. La demande du département de l’Eure visant à réduire la mission a été rejetée car présentée hors délai, la première réunion d’expertise n’ayant pas eu lieu. En revanche, la demande de l’expert a été partiellement acceptée : la mission a été circonscrite à l’examen de quatre parcelles spécifiques, entraînant la mise hors de cause de vingt-trois propriétaires et la mise en cause de Mme X... O.... Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 532-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande de la SCI 20 rue Saint Gervais tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2022. La société invoquait la vacance de ses lots et le coût élevé des travaux, sur le fondement de l’article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a estimé que la vacance n’était pas indépendante de la volonté du propriétaire, faute de justifier de démarches pour prévenir l’inhabitabilité ou rechercher des locataires, et que le coût des travaux n’était pas suffisamment établi. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de MM. E... et C... qui contestaient leur assujettissement à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour deux appartements à Dieppe au titre de 2024. Les requérants soutenaient que ces biens, loués en meublé de tourisme, ne pouvaient être imposés. Le juge a estimé que, malgré les locations saisonnières, les propriétaires conservaient la disposition des logements au 1er janvier 2024, car ils géraient directement les réservations et pouvaient en user personnellement. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SARL Philippe C... contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2023. La société soutenait que ses locaux de stockage, utilisés pour le négoce de céréales, auraient dû être classés comme "locaux exceptionnels" et non dans la catégorie "DEP 2" (lieux de dépôt couverts), ce qui aurait modifié le calcul de la valeur locative selon l'article 1498 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que, malgré l'absence de points d'eau et d'électricité, la conception et la destination de ces hangars couverts justifiaient leur classement en catégorie DEP 2, et a également écarté le moyen tiré de l'absence de production de déchets pour contester la TEOM. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de la SARL Philippe C....
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante camerounaise, et l'avait obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que l'intéressée justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de renvoi.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant une pénalité de 1 075 euros infligée par la CAF de l'Eure pour inexactitude déclarative. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 114-17 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de l'administration fiscale de leur accorder une remise gracieuse de 13 514 euros d'impôt sur le revenu. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions des requérants visant à obtenir directement la remise gracieuse, le juge ne pouvant pas accorder une telle faveur. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus n'avait pas à être motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales, compte tenu des revenus et du patrimoine élevés des contribuables.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 6 décembre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté, M. Philippe Leraitre, bénéficiait d'une délégation de signature régulière pour les décisions d'éloignement pendant les services de permanence, écartant ainsi le moyen d'incompétence. La décision a été jugée suffisamment motivée et proportionnée, le préfet n'ayant pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de l'arrêté, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était légalement fondée et a donc confirmé la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 24 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime mettait en œuvre une décision d'éloignement prise par un autre État à l'encontre de M. B..., ressortissant tunisien. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance du champ d'application de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que M. B..., en tant que conjoint d'une citoyenne de l'Union européenne bénéficiant du droit au séjour permanent, relevait des dispositions du livre II du CESEDA et ne pouvait donc faire l'objet de cette mesure d'éloignement spécifique.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du même règlement ont été écartés, et l'erreur manifeste d'appréciation n'a pas été retenue, malgré l'état de grossesse de la requérante. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 24 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, en se fondant sur une délégation de signature régulière, et le défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. et Mme C... contestant les arrêtés du préfet de la Seine-Maritime du 26 mai 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.