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Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant son assujettissement à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour l’année 2024. Le juge a estimé que le propriétaire, qui louait neuf logements via des plateformes comme Airbnb, conservait la disposition des biens au 1er janvier, car il gérait les réservations et pouvait en user personnellement. Cette situation le rendait redevable de la taxe en application des articles 1407 et 1408 du code général des impôts, indépendamment de la location saisonnière ou de la proximité de sa résidence principale. La demande de décharge a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande de la SCI 20 rue Saint Gervais tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2022. La société invoquait la vacance de ses lots et le coût élevé des travaux, sur le fondement de l’article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a estimé que la vacance n’était pas indépendante de la volonté du propriétaire, faute de justifier de démarches pour prévenir l’inhabitabilité ou rechercher des locataires, et que le coût des travaux n’était pas suffisamment établi. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de MM. E... et C... qui contestaient leur assujettissement à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour deux appartements à Dieppe au titre de 2024. Les requérants soutenaient que ces biens, loués en meublé de tourisme, ne pouvaient être imposés. Le juge a estimé que, malgré les locations saisonnières, les propriétaires conservaient la disposition des logements au 1er janvier 2024, car ils géraient directement les réservations et pouvaient en user personnellement. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 24 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime mettait en œuvre une décision d'éloignement prise par un autre État à l'encontre de M. B..., ressortissant tunisien. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance du champ d'application de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que M. B..., en tant que conjoint d'une citoyenne de l'Union européenne bénéficiant du droit au séjour permanent, relevait des dispositions du livre II du CESEDA et ne pouvait donc faire l'objet de cette mesure d'éloignement spécifique.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de MM. Didier et E... A... dirigée contre la délibération du 1er décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Vexin-sur-Epte a procédé à des ajustements budgétaires pour intégrer au domaine communal des biens sans maître. Le tribunal a relevé que M. E... A... ne justifiait pas d’un intérêt à agir, n’étant pas au nombre des successibles de la succession concernée au sens de l’article L. 1123-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables en l’absence de liaison préalable du contentieux. La demande de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de l'administration fiscale de leur accorder une remise gracieuse de 13 514 euros d'impôt sur le revenu. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions des requérants visant à obtenir directement la remise gracieuse, le juge ne pouvant pas accorder une telle faveur. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus n'avait pas à être motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales, compte tenu des revenus et du patrimoine élevés des contribuables.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, notamment au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du même règlement ont été écartés, et l'erreur manifeste d'appréciation invoquée (grossesse pathologique de la compagne, conditions d'accueil en Espagne) n'a pas été retenue. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande de la SCI Lauclem Immo tendant à la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le tribunal a jugé que le local de la société Rika 76, exerçant une activité de négoce avec une surface de vente ouverte au public, était correctement classé en catégorie MAG5, et non en DEP2. Il a également estimé que le local de la société Nollet & Fils, dont les deux tiers de la surface sont dédiés au stockage et à l'expédition, relève à bon droit du sous-groupe des lieux de dépôt ou de stockage. La solution s'appuie sur l'article 1498 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SCI Thibouvillaise, qui sollicitait la décharge de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. La société invoquait le dégrèvement pour inexploitation d’un immeuble à usage commercial ou industriel prévu à l’article 1389 du code général des impôts. Le juge a estimé que l’inexploitation du local, due à un défaut de raccordement électrique, n’était pas indépendante de la volonté du propriétaire, faute de démarches suffisantes de sa part. Il a également écarté l’opposabilité de dégrèvements antérieurs sur le fondement de l’article L. 80 B du livre des procédures fiscales, ceux-ci ne constituant pas une prise de position formelle pour l’année en litige.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la présence récente de l'intéressé en France, l'absence d'attaches familiales solides et d'activité professionnelle, ainsi que la persistance de liens familiaux en Tunisie, ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les autres moyens, notamment celui d'erreur manifeste d'appréciation, ont également été rejetés, et la demande d'annulation par voie de conséquence de la décision fixant le pays de renvoi a été jugée infondée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SCI du Citron Vert. Celle-ci contestait la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021, estimant que l'administration avait évalué globalement trois parcelles comme une seule unité taxable, en mépris des articles 1494 du code général des impôts et 324 A de l'annexe III. Le tribunal a jugé que les parcelles, utilisées par un même locataire pour une activité unique de négoce de matériaux, constituaient un seul groupement topographique destiné à une utilisation distincte, justifiant une évaluation globale. La solution retenue confirme la méthode de l'administration, appliquant les textes précités.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a partiellement fait droit à la requête de la SNC Le Havre Vauban concernant la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Le juge a validé la substitution du local-type n° 454 au local-type n° 396 par l'administration, ce dernier ayant subi une restructuration le rendant inadapté comme terme de comparaison. Il a également jugé que la majoration de 10 % initialement appliquée n'était plus justifiée et a accepté l'abattement de 20 % proposé par l'administration pour tenir compte de la différence de superficie. La solution retenue s'appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III, dans leur rédaction applicable au 31 décembre 2016.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant une pénalité de 1 075 euros infligée par la CAF de l'Eure pour inexactitude déclarative. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 114-17 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SA de la rue Alline, qui sollicitait une réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 en raison de la vacance de logements. Le juge unique a estimé que la société ne démontrait pas avoir accompli toutes les diligences nécessaires pour louer les biens, notamment en ne prouvant pas suffisamment ses actions de recherche de locataires ou une baisse des loyers. La décision s’appuie sur l’article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une vacance involontaire, condition non remplie ici. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., agissant pour lui-même et sa fille, qui demandait la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis du fait de l'absence non remplacée d'une professeure d'espagnol au collège Michel de Montaigne du Vaudreuil durant l'année scolaire 2023-2024. Le tribunal a estimé que, malgré l'absence de 34 heures d'enseignement sur les 90 heures prévues, l'établissement avait respecté son obligation de moyens en matière de remplacement, compte tenu du caractère imprévisible et sporadique des congés de l'enseignante et des difficultés d'organisation. Dès lors, le dysfonctionnement n'a pas été jugé d'une gravité suffisante pour engager la responsabilité fautive de l'État. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation, ainsi que sur le décret n° 2023-732 du 8 août 2023.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 6 décembre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté, M. Philippe Leraitre, bénéficiait d'une délégation de signature régulière pour les décisions d'éloignement pendant les services de permanence, écartant ainsi le moyen d'incompétence. La décision a été jugée suffisamment motivée et proportionnée, le préfet n'ayant pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental de l’Eure de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La magistrate désignée a constaté que la requérante n'avait pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En l'absence de cette formalité précontentieuse, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A... d’une demande d’expertise complémentaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient chiffrer le coût des travaux de comblement de cavités souterraines situées sur leur propriété, afin de préparer un éventuel recours en responsabilité contre la commune de Saint-Pierre-en-Val. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant que la mesure n’était pas utile, dès lors que le défaut de chiffrage lors de la première expertise résultait de la carence des requérants à fournir les devis nécessaires. La solution retenue s’appuie sur l’exigence d’utilité de la mesure d’expertise prévue à l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les recours de Mme C... contestant les refus de la commission de médiation de la Seine-Maritime de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement, sur le fondement du III de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation, une erreur de droit et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que la commission de médiation n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d’un immeuble menaçant ruine à Elbeuf-sur-Seine, qui contestait l’arrêté du maire suspendant le paiement des loyers par ses locataires. Le juge a estimé que le moyen soulevé par M. B..., tiré de l’absence d’interdiction temporaire d’habiter, était inopérant. En effet, la suspension des loyers découle directement de l’arrêté de mise en sécurité pris sur le fondement de l’article L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation, indépendamment de toute interdiction d’habiter. La requête, introduite après l’expiration du délai de recours et ne comportant que ce moyen inopérant, a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.