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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du maire du Petit-Quevilly fixant ses taux d'incapacité permanente pour maladies professionnelles. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, car le protocole transactionnel conclu entre les parties le 28 février 2023, qui mettait fin au litige antérieur sur l'imputabilité au service, avait autorité de chose jugée et faisait obstacle à toute nouvelle contestation sur les conséquences de cette maladie, y compris la fixation des taux d'incapacité. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond du litige et a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B..., sans faire droit à la demande d'expertise. Les textes appliqués sont les articles 2044 et 2048 du code civil, ainsi que l'article L. 423-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour un appartement à Vernon en 2024. Le juge a estimé que le bien, livré en 2022 et raccordé aux réseaux, constituait une propriété bâtie au sens de l'article 1380 du code général des impôts. Il a également refusé le dégrèvement pour vacance prévu à l'article 1389 du même code, car l'appartement était destiné à un usage personnel et non à la location. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SCI LLMG tendant à la décharge de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour l’année 2023. La société invoquait l’inhabitabilité des logements et des difficultés financières pour justifier la vacance, mais le tribunal a jugé qu’elle n’apportait pas la preuve que les logements étaient inhabitables ou que la vacance était indépendante de sa volonté. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407 et 1407 bis du code général des impôts, interprétés à la lumière de la décision du Conseil constitutionnel n° 98-403 DC du 29 juillet 1998.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait une réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024 en raison d'une vacance locative de huit mois. Le juge a estimé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté de la contribuable, car elle n'avait pas pris les mesures nécessaires pour prévenir la situation, notamment auprès de l'agence immobilière ou du représentant légal de la locataire. La solution retenue est fondée sur l'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une vacance involontaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SAS EVEHA, qui contestait son éviction d’un marché public de fouilles archéologiques préalables au creusement de pieux sur le site de l’ancienne église de Saint-Pierre-du-Châtel, attribué par la commune de Rouen à l’Institut national de recherches archéologiques préventives. La société requérante invoquait l’irrégularité de la procédure de passation et le caractère anormalement bas de l’offre retenue. Le tribunal a estimé qu’aucun des manquements allégués n’était établi, et a donc rejeté la demande d’indemnisation de 91 509 euros. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la commande publique et du code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... Latrèche, secrétaire administrative au SPIP de la Seine-Maritime, qui demandait l’annulation de son compte rendu d’entretien professionnel (CREP) pour l’année 2023. La requérante contestait plusieurs appréciations de son évaluateur, invoquant notamment une erreur d’appréciation, un détournement de pouvoir et un caractère discriminatoire lié à son activité syndicale. Le tribunal a considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était fondé, en application des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code général de la fonction publique, ainsi que du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., qui impute ses céphalées et algies faciales à sa vaccination anti-Covid 19 (AstraZeneca et Pfizer). Le tribunal a estimé que les études médicales récentes, non examinées lors de l'expertise amiable de l'ONIAM, rendaient utile une nouvelle mesure d'instruction pour établir un éventuel lien de causalité. La solution retenue est donc l'organisation d'une expertise judiciaire, rejetant l'argument de l'ONIAM fondé sur le rapport antérieur concluant à l'absence de lien.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes du Dr A... H... contestant le refus du conseil départemental de l’ordre des médecins de la Seine-Maritime de transmettre ses plaintes contre les Drs E... F... et G... B... à la chambre disciplinaire de première instance. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le conseil départemental n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que les faits dénoncés ne caractérisaient pas un manquement à l’article R. 4127-56 du code de la santé publique. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SAS EVEHA, qui contestait son éviction d’un marché public de fouilles archéologiques attribué par la commune de Rouen. La société requérante invoquait l’irrégularité de la procédure de passation et le caractère anormalement bas de l’offre retenue. Le tribunal a estimé qu’aucun des manquements allégués n’était établi, notamment en ce qui concerne la qualification du marché et l’absence de vérification suffisante de l’offre. La solution retenue est le rejet de la requête indemnitaire, fondée sur les dispositions du code de la commande publique et du code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes du Dr A... H... contestant le refus du conseil départemental de l’ordre des médecins de la Seine-Maritime de transmettre ses plaintes contre les Drs E... F... et G... B... à la chambre disciplinaire de première instance. Le tribunal a jugé que les signalements effectués par ces deux médecins, en leur qualité de chef de service et chef de pôle, constituaient des actes de fonction publique relevant de l’article L. 4124-2 du code de la santé publique. En conséquence, le conseil départemental n’était pas compétent pour transmettre la plainte, celle-ci relevant de la seule saisine par le ministre ou le préfet. La solution retenue est le rejet des conclusions d’annulation, d’injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son état de santé (drépanocytose) et de l'atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que la mesure n'était pas disproportionnée, faute pour l'intéressée de démontrer une prise en charge médicale indisponible au Togo ou une insertion professionnelle et sociale significative en France. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, notamment au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du même règlement ont été écartés, et l'erreur manifeste d'appréciation invoquée (grossesse pathologique de la compagne, conditions d'accueil en Espagne) n'a pas été retenue. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. et Mme C... contestant les arrêtés du préfet de la Seine-Maritime du 26 mai 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 24 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, en se fondant sur une délégation de signature régulière, et le défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui contestait son élimination d’un concours de caporal de sapeurs-pompiers. La juridiction a estimé que le courrier du requérant, bien que transmis via l’application Télérecours citoyen, constituait un recours gracieux adressé à l’administration et non une requête contentieuse, faute de conclusions soumises au juge. En application des articles R. 222-1, 4°, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, le tribunal a rappelé qu’il ne peut connaître d’un recours gracieux et qu’il n’appartient pas au juge de se substituer à l’administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A... d’une demande d’expertise complémentaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient chiffrer le coût des travaux de comblement de cavités souterraines situées sur leur propriété, afin de préparer un éventuel recours en responsabilité contre la commune de Saint-Pierre-en-Val. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant que la mesure n’était pas utile, dès lors que le défaut de chiffrage lors de la première expertise résultait de la carence des requérants à fournir les devis nécessaires. La solution retenue s’appuie sur l’exigence d’utilité de la mesure d’expertise prévue à l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a relevé d'office que l'article L. 435-3 du CESEDA, appliqué par le préfet, n'était pas applicable aux ressortissants algériens, relevant de l'accord franco-algérien. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral pour erreur de droit, le préfet n'ayant pas examiné la demande sur le fondement des stipulations de l'accord franco-algérien. Les textes appliqués sont l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D... A..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois mois. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-10, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'illégalité, ce qui a entraîné le rejet des conclusions dirigées contre les décisions subséquentes. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme D... A..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. B..., brigadier de police, contestant le refus implicite de son reclassement au grade de brigadier-chef de classe supérieure, ainsi que des décisions connexes. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions relatives à la procédure disciplinaire et à la prime de résultats exceptionnels, car elles constituent un litige distinct de celui portant sur l'avancement. Il a également soulevé l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires en l'absence de liaison préalable du contentieux. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de la Manche. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que le tribunal doit se prononcer à bref délai sur le fond du recours dirigé contre cet arrêté. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte alléguée à l'intégrité physique au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.