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Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par la famille A... D..., qui contestait la décision du préfet du Bas-Rhin de mettre fin à leur mise à l’abri et de leur refuser un hébergement d’urgence. Le juge des référés a admis les requérants à l’aide juridictionnelle provisoire. Il a ensuite examiné la condition d’urgence, rappelant le droit à l’hébergement d’urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse, prévu aux articles L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la caractérisation de l’urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par deux ressortissants albanais, parents d’un nourrisson, contestant le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d’accueil, motivé par leur demande de réexamen d’asile. Les requérants invoquaient notamment une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et une méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en raison de la présence de leur nourrisson. Le tribunal a annulé les décisions de l’OFII, considérant que le refus était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation compte tenu de la vulnérabilité particulière de la famille avec un enfant en bas âge. Il a enjoint à l’OFII de rétablir rétroactivement le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.