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Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les recours de M. B... contre un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 3 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et contre un arrêté du 6 février 2026 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français soulevée à l'encontre de l'assignation à résidence. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, de même que les demandes de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative préexistante de refus de titre, ce qui est incompatible avec les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande d'une auxiliaire petite enfance visant à enjoindre au président du conseil départemental du Bas-Rhin de réexaminer sa demande d'attestation d'honorabilité. Le juge estime que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ferait obstacle à l'exécution d'une décision de rejet préalable de l'administration, ce qui est exclu par ce texte. La requête est donc rejetée comme mal fondée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. M... et Mme B... K... née H... de recours pour excès de pouvoir contre des décisions du préfet du Haut-Rhin du 28 janvier 2026, portant notamment refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence. Les requérants contestaient la légalité de ces actes en soulevant des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'examen particulier de leur situation, de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (état de santé) et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (vie privée et familiale), ainsi que de l'irrégularité de la composition du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... pour contester un arrêté préfectoral du Bas-Rhin du 3 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 6 février 2026. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que les décisions étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du règlement Schengen. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. B... et n'a pas fait droit à ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, contestant un arrêté préfectoral du 28 janvier 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés, et que l'avis médical du 2 août 2022 n'était pas caduc. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule la décision du 3 février 2026 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B... le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que le dépôt tardif de sa demande d'asile, effectué plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, était justifié par un motif légitime lié à l'aggravation des risques de persécution en Iran en janvier 2026. Cette solution est fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil à Mme B... dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé-suspension par Mme A... épouse B... contre le refus implicite du préfet du Bas-Rhin de renouveler son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'état de santé de son enfant. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment grave pour justifier une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de la CGT visant à suspendre la décision de France Travail Grand Est réduisant le nombre de locaux syndicaux mis à sa disposition. Le juge a estimé que le recours, introduit près de sept mois après la notification de la décision, ne caractérisait pas l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il a également considéré que le maintien d'un local commun à Reims pour les syndicats non représentatifs ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé suspension d’un arrêté du procureur général près la cour d’appel de Colmar du 15 décembre 2025 constatant la vacance de l’office notarial de la société E... D.... Les requérants contestaient la légalité de cet arrêté, invoquant notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le retrait irrégulier d’une décision créatrice de droits (non-opposition à une cession de parts), et une erreur de droit dans l’application des articles 251 et 253 du décret du 14 août 2024. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à leur situation justifiant une suspension. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'injonction adressée au préfet pour obtenir un rendez-vous en vue du dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande d'injonction. Il admet la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire, mais estime que la condition d'urgence légale n'est pas remplie pour ordonner à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai contraint. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du référé "mesures utiles") et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle. Le juge considère que la situation de la requérante, qui sollicite un premier rendez-vous après un long séjour irrégulier, ne justifie pas un traitement prioritaire par rapport aux autres demandes en instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné deux requêtes de Mme A..., agent de la collectivité européenne d'Alsace, portant sur l'indemnisation et le traitement de jours de congés annuels non pris. Dans la première affaire, la requérante demandait l'annulation du refus d'indemnisation pour quatre semaines de congés qu'elle n'avait pu prendre en raison d'une nécessité de service avant son placement en disponibilité. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la collectivité n'avait pas commis de faute et que Mme A... avait pu bénéficier du nombre minimal de jours de congés calculé au prorata de son temps de service. Dans la seconde affaire, le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions en annulation dirigées contre une lettre du 4 janvier 2024, qui ne constituait pas une décision administrative faisant grief, et a rejeté le surplus des conclusions. Les décisions s'appuient notamment sur la directive 2003/88/CE et le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, demandant l'annulation des arrêtés du 4 décembre 2024 du préfet du Haut-Rhin leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que ces arrêtés, pris sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile après le rejet définitif de leurs demandes d'asile, ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation.
Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg concerne un recours en plein contentieux formé par l’association Santé au Travail 67 contre une amende de 36 800 euros infligée par la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités du Grand Est pour quatre-vingt-douze manquements aux articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail, relatifs au décompte individuel du temps de travail. L’association soutenait notamment que les manquements étaient prescrits et que l’administration avait commis une erreur de droit en lui reprochant l’absence de décompte individuel pour des salariés soumis à un horaire collectif. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a ainsi confirmé la légalité de l’amende.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. C..., agent de la collectivité européenne d’Alsace, contestant le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service d’un accident survenu le 24 janvier 2022 (requête n° 2304777) et demandant réparation pour harcèlement moral et manquement à l’obligation de sécurité (requête n° 2505706). Sur la première requête, le tribunal a constaté que la collectivité avait, par un arrêté du 4 novembre 2025, reconnu l’imputabilité au service et placé l’agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service, ce qui a conduit M. C... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné la collectivité à verser 1 500 euros à M. C... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Sur la seconde requête, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires de M. C..., estimant que les faits de harcèlement moral n’étaient pas établis et que la collectivité n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation des préjudices subis suite à l'annulation, par un jugement du 31 octobre 2022, de son arrêté de radiation pour abandon de poste pris par le syndicat de communes de l'Ile Napoléon. La requérante sollicitait la réparation de ses pertes de traitement, de cotisations retraite, de chance de concours, ainsi que de ses troubles dans les conditions d'existence et de son préjudice moral. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision de rejet de sa demande préalable, considérant que le litige relevait du plein contentieux indemnitaire. Sur le fond, le tribunal a examiné la légalité de la radiation, en application des principes relatifs à la mise en demeure préalable et à la situation de congé de maladie, et a statué sur le droit à réparation de Mme A... en se fondant sur la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société René A... contre l'arrêté du 5 décembre 2023 suspendant ses activités de transformation de viande de volailles pour manquements sanitaires. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le rapport de contrôle et les courriers préparatoires, ces actes n'étant pas des décisions susceptibles de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de partialité et d'irrégularité de la procédure, en se fondant sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime et du règlement (CE) n° 852/2004. La solution retenue confirme la légalité de la suspension, estimant que les manquements et l'urgence étaient établis et que la sanction était proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du 6 octobre 2023 par laquelle la préfète du Bas-Rhin a retiré et suspendu son habilitation au système d’immatriculation des véhicules (SIV). Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration avait été respectée, la privation d’accès au SIV étant une conséquence de la suspension et non un vice de procédure. La décision a été prise sur le fondement du code de la route et de la convention d’habilitation.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A... C..., ressortissant nigérian, contestant le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, au motif qu'il sollicitait un réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la décision, prise sur demande de l'intéressé, n'était pas soumise au principe du contradictoire prévu par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté le moyen relatif à l'erreur d'appréciation de la vulnérabilité, en se fondant sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., demandeur d'asile afghan, contestant la décision du 30 novembre 2023 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d'examen de sa vulnérabilité et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été régulière. La solution retenue est le rejet de la requête.